Littérature

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés

Résumé scène par scène de la pièce Le Mariage de Figaro de Beaumarchais

Acte 1

– Scène 1

La pièce débute par un dialogue entre Figaro et Suzanne. Le couple se prépare pour leur mariage. Figaro est en train de faire quelques travaux dans la chambre que le comte leur a offert. Au fil de la discussion, nous apprenons que Suzanne n’est pas particulièrement ravie de ce cadeau, car le comte semble lui faire des avances. De plus, il souhaiterait rétablir une loi qu’il avait, par le passé, aboli.

– Scène 2

Dans cette scène, on retrouve Figaro, seul. Ce dernier est furieux des intentions du comte à l’égard de Suzanne. Il a l’intention de se venger. Ce monologue permet à Figaro de comprendre pourquoi le comte l’envoyait aussi régulièrement en mission à l’étranger. C’est simplement parce qu’il voulait l’éloigner de Suzanne.

– Scène 3

Dans cette scène, deux nouveaux personnages font leur entrée : Bartholo, le médecin de Séville et Marceline. Figaro dit bonjour à Marceline et se moque de Bartholo, par rapport à ce qu’il s’est passé par le passé.

– Scène 4

Marceline discute avec Bartholo. Elle ne sait pas encore que son fils disparu est Figaro. Elle est amoureuse de Figaro et demande donc à Bartholo de l’aider à faire annuler le mariage entre Figaro et Suzanne. Son plan est simple, forcer le comte à annuler le mariage pour qu’il décide de faire marier Figaro à Marceline.

– Scène 5

Suzanne revient sur scène et elle est furieuse envers Marceline, car elle a entendu une partie de sa conversation avec Bartholo. Les deux femmes se disputent et Marceline explique à Suzanne qu’elle veut épouser Figaro.

– Scène 6

Suzanne est toute seule sur scène et elle est toujours aussi en colère.

– Scène 7

Chérubin est en compagnie de Suzanne. Il lui raconte que le comte l’a surpris chez Fanchette et l’a renvoyé. Chérubin est amoureux de la comtesse. Alors pendant qu’il discute avec Suzanne, il en profite pour voler un ruban qui appartient à la comtesse. Suzanne tente de le reprendre, mais n’y arrive pas. Soudain, le comte arrive et Chérubin s’en va vite se cacher derrière un fauteuil.

– Scène 8

Le comte tente un rapprochement avec Suzanne, mais cette dernière lui fait bien comprendre que ses avances ne l’intéressent pas. Bazile interpelle le comte afin de l’avertir que quelqu’un arrive, alors le comte se précipite vers le fauteuil pour se cacher. Exactement au même endroit où se trouve Chérubin qui roule aussitôt sous le fauteuil. Suzanne, quant à elle, recouvre Chérubin avec une robe qu’elle avait dans les mains.

– Scène 9

Dans cette scène, Bazile recherche le comte, car Figaro souhaite le voir. Bazile explique avoir vu Chérubin entrer dans cette pièce et l’accuse de faire la cour à Suzanne ainsi qu’à la comtesse. Le comte sort de sa cachette, il veut des explications. Il raconte à Suzanne pourquoi il a renvoyé Chérubin. Il lui explique l’avoir vu chez Fanchette, dans sa chambre, caché derrière un rideau. Il imite la scène en soulevant la robe sous laquelle se trouve Chérubin. Le comte est furieux. Il prétend que Suzanne trompe son futur mari Figaro avec Chérubin et il menace de faire annuler le mariage.

– Scène 10

Maintenant, tout le monde est réuni : le comte, la comtesse, Figaro, Suzanne, z, Fanchette et Chérubin. Figaro demande au comte d’autoriser son mariage avec Suzanne. Le comte fait semblant d’accepter, mais repousse la cérémonie. Par la suite, la discussion tourne autour de Chérubin et tout le monde tente de prendre sa défense. Le comte décide donc de nommer Chérubin officier et de l’envoyer combattre en Catalogne dans le but de l’éloigner de la comtesse. Cette scène se termine sur le comte qui cherche Marceline. Fanchette lui apprend qu’elle est en train de discuter avec Bartholo.

– Scène 11

Alors que tout le monde s’apprête à quitter la pièce, Figaro retient Chérubin et Bazile. Il explique à Chérubin qu’il a un plan pour qu’il puisse assister à son mariage et qu’il doit faire semblant de partir pour la Catalogne. Il explique également que Chérubin et Bazile vont leur être utile pour mettre son plan en œuvre.

Acte 2

– Scène 1

La comtesse Rosine discute avec Suzanne. Elle veut savoir ce que le comte lui a dit. Suzanne lui raconte qu’il veut l’acheter et lui parle également du ruban que Chérubin a pris, ce qui la laisse rêveuse. La comtesse a l’impression que son mari ne l’aime plus. Elle promet à Suzanne de tout faire pour que son mariage avec Figaro soit organisé.

– Scène 2

Figaro explique à Suzanne et à la comtesse quel est son plan. En effet, il consiste à faire croire au comte que quelqu’un courtise sa femme puis à organiser un rendez-vous entre Suzanne et le comte. Mais ce sera Chérubin, déguisé avec les habits de Suzanne qui sera au rendez-vous à la place de Suzanne. Cela permettra au comte d’être pris sur le fait en tentant de séduire une nouvelle fois Suzanne.

– Scène 3

Suzanne et la femme du comte attendent la venue de Chérubin. Pendant ce temps, la comtesse se prend à rêvasser.

– Scène 4

Chérubin arrive. Face à la comtesse, il est assez nerveux. Malgré tout, lui chante une chanson romantique. Quand la chanson est terminée, Suzanne explique à Chérubin qu’il va devoir se déguiser en elle. La comtesse craint qu’il refuse de le faire.

– Scène 5

Chérubin se retrouve seul avec la comtesse. Il lui montre son brevet d’officier. La comtesse remarque que le brevet n’est pas cacheté.

– Scène 6

Suzanne et la comtesse lavent, coiffent et habillent Chérubin pour qu’il ressemble à une fille. La comtesse remarque qu’il porte son ruban volé.

– Scène 7

La comtesse explique à Chérubin, qui se trouve à genoux devant elle, qu’elle tenait beaucoup à ce ruban.

– Scène 8

Suzanne fait irruption dans la pièce, mais la comtesse lui demande de repartir chercher des vêtements.

– Scène 9

Chérubin, toujours à genoux, essaye de faire comprendre à la comtesse qu’il a des sentiments pour elle, mais quelqu’un frappe à la porte, c’est le comte.

– Scène 10

Le comte soupçonne la comtesse. Il lui demande avec qui elle était en train de parler. Chérubin est pris de panique, il part se cacher dans les toilettes.

– Scène 11

La comtesse enferme chérubin dans les toilettes puis ouvre la porte pour que son mari entre.

– Scène 12

Le comte raconte à sa femme qu’il a reçu une information de Bazile prétendant qu’un homme était venu rendre visite à la comtesse. Chérubin fait du bruit sans faire exprès, ce qui rend le comte encore plus soupçonneux, mais sa femme lui explique que c’est Suzanne qui a fait du bruit.

– Scène 13

Le comte est persuadé qu’un homme est caché dans les toilettes et ordonne donc à cette personne de sortir de la pièce. Alors que Suzanne revient avec les vêtements qu’elle était partie chercher, elle surprend la conversation entre le comte et sa femme et se cache dans le fond de la pièce. La comtesse dit à son mari que Suzanne est en train d’essayer des vêtements pour son mariage et qu’elle est dévêtue.

Le comte exige que la personne dans les toilettes s’exprime, mais la comtesse lui demande de ne pas répondre. Alors le comte décide de fermer à clé toutes les portes afin de piéger la personne cachée dans les toilettes. Puis il ordonne à la comtesse de quitter la pièce en sa compagnie.

– Scène 14

Le comte et sa femme sont sortis. Suzanne en profite pour aller voir Chérubin. Il l’embrasse pour se donner du courage puis saute par la fenêtre.

– Scène 15

Maintenant que Chérubin est parti, Suzanne peut le remplacer dans les toilettes.

– Scène 16

Le comte et sa femme reviennent dans la chambre. Ils étaient partis chercher une pince pour ouvrir la porte des toilettes. Paniquée, la comtesse avoue à son mari que c’est Chérubin qui se trouve à l’intérieur et lui demande de ne pas lui faire de mal. Le comte est furieux. Il ouvre la porte des toilettes et découvre Suzanne.

– Scène 17

Persuadé de trouver quelqu’un d’autre à l’intérieur des toilettes, le comte reste stupéfait. Il ne comprend pas ce qu’il se passe et cela amuse beaucoup Suzanne.

– Scène 18

Suzanne explique à la comtesse que Chérubin a réussit à s’enfuir par la fenêtre et qu’il va bien.

– Scène 19

La comtesse profite de cette occasion pour retourner la situation en sa faveur. Elle accuse son mari de l’avoir trop délaissée et lui reproche ses infidélités. Elle lui annonce qu’elle veut quitter le château, mais son mari la supplie de ne pas partir. La comtesse lui explique alors que l’information transmise par Bazile n’était qu’une plaisanterie organisée par Figaro.

– Scène 20

Figaro a entendu dire que la comtesse était souffrante. Il arrive en courant, essoufflé, mais soulagé que la comtesse aille bien. Il est rapidement tenu au courant de la « blague » qu’il aurait fait en faisant parvenir une mauvaise information au comte par le biais de Bazile. La comtesse ramène ensuite la conversation autour du mariage de Figaro et Suzanne, mais le comte prend encore la décision de repousser la cérémonie.

– Scène 21

Antonio, qui est le jardinier du comte ainsi l’oncle de Suzanne a vu un jeune homme tomber dans ses plantations, il en informe donc le comte. Suzanne prévient vite Figaro pour qu’il dise que c’est lui qui a sauté par la fenêtre.

Après la chute, Antonio a ramassé un papier qui était tombé de la poche de jeune homme. Le comte s’en empare et découvre qu’il s’agit du brevet d’officier de Chérubin. Le comte demande à Figaro de deviner quel est le contenu du papier. Ne sachant que répondre, il faire l’inventaire de tous ses papiers.

La comtesse s’est rendu compte qu’il s’agissait du brevet d’officier de Chérubin, elle prévient Suzanne qui en informe à son tour Figaro. Ce dernier explique au comte que c’est bien le brevet de Chérubin et qu’il l’a en sa possession, car Chérubin lui a demandé de rajouter un détail dessus.

Soudain, la comtesse se souvient que le brevet n’était pas cacheté, elle le dit à Suzanne qui le dit à Figaro. Seulement, le comte comprend vite qu’on est en train de se moquer de lui.

– Scène 22

Marceline entre sur scène. Elle veut faire annuler le mariage de Figaro sous prétexte que celui-ci aurait signé un document la demandant en mariage. Mais Bazile arrive à son tour en mettant en évidence la promesse que lui aurait faite Marceline. Le comte décide donc d’organiser une audience au tribunal dans le but de régler toute cette histoire.

– Scène 23

Bazile s’adresse à Figaro. Il lui explique qu’il va tout faire pour épouser Marceline et lui demande de distraire l’audience. Figaro, en compagnie des autres valets, chantent et dansent.

– Scène 24

Dans cette scène, on retrouve la comtesse qui s’inquiète pour Chérubin. Elle veut aller le retrouver pour voir comment il va. Elle demande à Suzanne de ne pas en avertir Figaro.

– Scène 25

La comtesse est rêveuse en prenant en main le ruban que Chérubin avait précédemment volé.

– Scène 26

Suzanne revient sur scène. La comtesse cache le ruban pour que Suzanne ne le voit pas.

Acte 3

– Scènes 1, 2 et 3

Le comte discute avec Pédrille dans la salle d’audience. Il vérifie que personne n’a vu Pédrille, car il a prévu de l’envoyer à Séville pour s’assurer que Chérubin est bien arrivé.

– Scène 4

Se pensant seul, le comte réfléchit à haute voix. Il se demande si Figaro est au courant du fait qu’il est amoureux de Suzanne. Il pense également que quelque chose ne va pas en se remémorant tous les derniers événements. Mais Figaro venait d’entrer dans la salle sans que le comte ne s’en aperçoive.

– Scène 5

Le comte veut savoir si Suzanne l’a dénoncé, alors il demande à Figaro de partir pour Londres. Mais comme Figaro semble ravi de cette annonce, le comte se dit que Suzanne n’a pas parlé. Le comte veut, malgré tout, que Figaro et Marceline se marient.

– Scène 6

Un laquais entre sur scène pour prévenir de l’arrivée de Dom Gusman Brid’oison, le juge qui a été appelé pour régler la situation.

– Scène 7

Le comte fait croire à Figaro qu’il a besoin de son aide pour tout préparer dans la salle d’audience.

– Scène 8

Dans cette scène, le comte est tout seul. Il est en colère et clame une nouvelle fois qu’il ne veut pas que Figaro et Suzanne se marient.

– Scène 9

Suzanne arrive. Elle est essoufflée. Elle demande au comte un flacon d’éther, car la comtesse se sent mal. Suzanne fait croire au comte que ses sentiments sont réciproques et lui assure qu’elle n’en a pas parlé à Figaro. Ils se donnent rendez-vous pour le soir-même au jardin.

– Scène 10

Suzanne part retrouver sa maîtresse. En chemin, elle croise Figaro et lui dit que son procès ne sera pas perdu.

– Scène 11

Le comte a entendu ce qu’a dit Suzanne à Figaro et il veut se venger. Il a l’intention de faire appel à Antonio pour remporter le procès.

– Scène 12

Marceline explique son histoire au juge. Elle lui raconte qu’elle a donné de l’argent à Figaro, car il lui a promit de l’épouser. Elle précise également au juge qu’elle ne veut pas d’argent, elle veut juste épouser Figaro.

– Scène 13

Marceline présente Figaro au juge. Figaro rappelle au juge qu’il avait travaillé pour lui il y a peu à Séville.

– Scène 14

L’huissier et le comte font leur entrée et le procès commence.

– Scène 15

Dans cette scène, plusieurs affaires secondaires sont traitées puis cela vient au tour de Marceline et Figaro d’être appelés à la barre. Le procès s’avère compliqué, mais le comte fini par exiger de Figaro qu’il rembourse Marceline ou qu’il l’épouse sans attendre.

– Scène 16

Grâce à une marque de naissance que Figaro a sur le bras, il comprend que Marceline et Bartholo sont ses parents. Son mariage avec Marceline est donc impossible. Bartholo rejette Marceline ainsi que son fils. Marceline et Figaro se prennent dans les bras.

– Scène 17

Suzanne fait son apparition avec la dot du mariage et elle veut l’utiliser pour faire empêcher le mariage de Figaro et Marceline.

– Scène 18

En voyant Figaro et Marceline enlacés, Suzanne pense être arrivée trop tard et elle s’enfuit. Figaro la rattrape et lui raconte qu’en fait Marceline est sa mère. Tout le monde est heureux, mais Antonio le jardinier vient briser tout ceci en refusant que sa nièce Suzanne épouse Figaro, prétextant qu’il n’a pas de père.

– Scène 19

Tout le monde essaye de convaincre Bartholo de se marier avec Marceline, car cela permettrait à Figaro d’avoir un père.

– Scène 20

Dans cette scène, le juge est seul et il réfléchit.

Acte 4

– Scène 1

Dans cette scène, on retrouve Figaro et Suzanne qui discute du rendez-vous prévu entre le comte et la fausse Suzanne. Figaro lui demande de ne pas y aller et d’annuler le plan, car tout est rentré dans l’ordre.

– Scène 2

La comtesse dit à Figaro qu’il doit partir, car on l’attend ailleurs. Alors que Suzanne s’apprête à le suivre, la comtesse la retient par le bras.

– Scène 3

Suzanne explique à la comtesse que Figaro lui a demandé d’annuler le plan et de ne pas aller au rendez-vous. Vexée, la comtesse propose d’aller elle-même au rendez-vous. Elle dicte un billet à Suzanne qu’elle devra donner au comte et qui contient le lieu précis du rendez-vous. Pour cacheter le billet, la comtesse cherche une épingle.

– Scène 4

Fanchette, accompagnée d’un groupe de filles sont venues présenter des fleurs à la femme du comte. Dans ce groupe de filles, il y a Chérubin déguisé en femme. La comtesse ne le reconnait pas et dépose un baiser sur son front. Chérubin rougit.

– Scène 5

Chérubin est démasqué suite à la dénonciation d’Antonio. Le comte demande des explications à la comtesse qui lui raconte tout depuis le début et lui avoue que c’était Chérubin qui était caché dans sa chambre. Fanchette fait son entrée et dévoile toutes les avances que le comte lui a fait. Elle demande au comte de lui permettre d’épouser Chérubin et, en contrepartie, elle se donnera entièrement à lui. La comtesse veut des explications.

– Scène 6

Le comte et Antonio disent à Figaro qu’ils sont au courant que c’est Chérubin qui a sauté par la fenêtre. Mais Figaro prétend qu’ils ont tous les deux sautés.

– Scène 7

Le comte exige que Chérubin parte sur le champ et surtout, qu’il ne se montre pas au mariage. Chérubin s’en va en pensant encore au baiser que la comtesse a déposé sur son front.

– Scène 8

Le comte demande à sa femme de quoi parle Chérubin lorsqu’il dit avoir du bonheur sur le front. La comtesse est gênée et veut s’en aller, mais le comte l’en empêche.

– Scène 9

La cérémonie du mariage commence. Suzanne donne discrètement le billet au comte. En voulant l’ouvrir, ce dernier se pique avec l’épingle. Alors que le comte s’apprête à répondre au billet, la cérémonie est interrompue par Bazile et un groupe de villageois. Profitant de cela, la comtesse s’enfuit avec Suzanne afin déchanger leurs vêtements pour le rendez-vous avec le comte.

– Scène 10

Bazile veut épouser Marceline et il demande la permission au comte sous prétexte que Marceline lui avait promis sa main si elle n’était toujours pas mariée au bout de 4 ans. Il dit aussi qu’il adoptera son fils disparu s’il venait à être retrouvé. On lui explique que l’enfant de Marceline a été retrouvé et qu’il s’agit de Figaro. En apprenant ça, Bazile s’enfuit.

– Scène 11

Le comte explique qu’il va autoriser les mariages officiellement, mais qu’il doit d’abord s’absenter. Il doit se rendre au rendez-vous.

– Scène 12

Grippe-Soleil veut lancer le feu d’artifice sous les marronniers. Mais comme il s’agit du lieu de rendez-vous et que le comte ne veut pas que son rendez-vous soit gâché, il demande à Grippe-Soleil de lancer le feu d’artifice depuis la terrasse.

– Scène 13

Marceline et Figaro discutent ensemble à propose de Suzanne quand Fanchette arrive. Elle semble chercher quelque chose.

– Scène 14

Fanchette recherche de Suzanne pour lui remettre l’épingle et lui donner le lieu du rendez-vous. Figaro est en colère et Fanchette lui raconte ce que le comte lui a fait et dit ainsi que l’endroit où aura lieu le rendez-vous.

– Scène 15

Figaro est persuadé que Suzanne le trompe et il ne veut plus se marier, mais sa mère tente de le raisonner. Il Décide donc d’aller espionner le rendez-vous pour en avoir le cœur net.

– Scène 16

Marceline prend la décision d’aller avertir Suzanne que Figaro est au courant du rendez-vous.

Acte 5

– Scène 1

Fanchette se trouve dans le jardin, elle va apporter des biscuits pour Chérubin. Elle voit Figaro et s’enfuit.

– Scène 2

Figaro prévient les invités que la fête aura finalement lieu sous les marronniers.

– Scène 3

Figaro est tout seul, il se lance dans un long monologue. Il ressasse son passé, sa naissance, sa vie et est toujours convaincu que Suzanne le trompe avec le comte. Il entend quelqu’un arriver et il se cache.

– Scène 4

La comtesse arrive habillée avec les vêtements de Suzanne, accompagnée de Suzanne vêtue des vêtements de la comtesse. Marceline est également là et part se cacher.

– Scène 5

Suzanne et la comtesse parlent ensemble, fort. Ensuite, Suzanne se retire.

– Scène 6

La comtesse habillée en Suzanne croise Chérubin. Chérubin lui prend la main et veut un baiser, mais le comte arrive à ce moment-là et reçoit lui-même le baiser. Chérubin part en courant.

– Scène 7

Le comte veut mettre une gifle à Chérubin, mais il fait sombre et c’est Figaro qui reçoit le coup. La comtesse imite la voix de Suzanne et questionne le comte pour savoir ce qu’il aime chez Suzanne et ce qui ne va plus avec la comtesse.

Le comte entraîne la comtesse vers un pavillon, mais en entendant Figaro, il s’enfuit tandis que la comtesse rentre dans le pavillon.

– Scène 8

Figaro est très énervé contre Suzanne. Cette dernière parle en imitant la voix de la comtesse, mais elle se fait démasquer par Figaro qui a reconnu la voix de Suzanne. Le pavillon est toujours plongé dans l’obscurité et Figaro fait semblant de séduire la comtesse pour se venger. Il se prend une gifle de Suzanne et Figaro lui explique qu’il l’avait reconnu. Suzanne lui raconte alors le plan de la comtesse.

– Scène 9

Suzanne et Figaro veulent faire une dernière blague au comte. Suzanne est toujours déguisée en la comtesse et Figaro imite la voix d’un autre homme pour faire croire qu’il s’agit de l’amant de la comtesse.

– Scène 10

Le comte attrape le bras de « l’amant » et se rend compte qu’il s’agit de Figaro.

– Scène 11

Pédrille revient de Séville où il n’a pas vu Chérubin. Le comte demande à Pédrille de demander de l’aide.

– Scène 12

Le comte est furieux et demande à tout le monde d’encercler Figaro. Le comte est furieux et Figaro lui dit que c’est la comtesse qui est entrée dans le pavillon.

– Scène 13

Brid’oison ne comprend plus rien à toute cette histoire et demande qui a prit la femme de qui.

– Scène 14

Le comte pense avoir attrapé la comtesse, mais dans l’obscurité, il s’est trompé et c’est en fait Chérubin. Le comte ordonne à Antonio d’entrer dans le pavillon chercher la comtesse.

– Scène 15

Le comte attend le retour d’Antonio pour prouver que Chérubin était avec la comtesse.

– Scène 16

Antonio ressort du bâtiment avec Fanchette alors Bartholo décide d’entrer à son tour.

– Scène 17

Bartholo pense avoir trouvé la comtesse, mais il ressort du pavillon avec Marceline.

– Scène 18

Suzanne, toujours habillée avec les vêtements de la comtesse, sort du pavillon avec un éventail devant le visage pour le dissimuler. Tout le monde se met à genoux pour que le comte ne s’en prenne pas à elle.

– Scène 19

La véritable comtesse sort enfin du pavillon et le comte comprend toute la blague qui a été faite. Il rigole de la situation et autorise enfin les mariages. Tout se finit bien pour tout le monde et la pièce se finit en danse et en chant.

Présentation des personnages

Cette pièce met en scène un certain nombre de personnages principaux :

– Le comte Almaviva ;
– La comtesse Rosine ;
– Figaro le valet du comte et fiancé de Suzanne ;
– Suzanne la servante de la comtesse et fiancée de Figaro ;
– Bartholo le médecin de Séville et père de Figaro ;
– Marceline la mère de Figaro ;
– Chérubin le page du comte et amoureux de la comtesse ;
– Bazile le professeur de clavecin de Rosine ;
– Antonio le jardinier du château, l’oncle de Suzanne et le père de Fanchette ;
– Fanchette la cousine de Suzanne et la fille d’Antonio.

D’autres personnages apparaissent aussi dans la pièce comme Pédrille, Grippe-soleil ou Brid’oison.

Analyse de l’oeuvre

Contexte historique et social

Contexte de l’écriture

Le Mariage de Figaro a été écrit à la fin du XVIIIe siècle, une période marquée par des changements sociaux et politiques profonds en France. La fin des années 1700 est caractérisée par l’effritement de l’Ancien Régime et l’émergence des idées des Lumières, qui prônaient la raison, l’égalité et la justice sociale. Les philosophes comme Voltaire, Rousseau et Montesquieu critiquaient les privilèges de la noblesse et l’absolutisme royal, influençant profondément la pensée intellectuelle de l’époque.

Beaumarchais, lui-même un homme de son temps, était impliqué dans les débats intellectuels et politiques. Né Pierre-Augustin Caron, il adopta le nom de Beaumarchais et devint une figure de proue des Lumières. Il était dramaturge, mais aussi espion, éditeur et négociant, ce qui lui permettait d’avoir une vision large et critique de la société de son temps. En écrivant Le Mariage de Figaro, Beaumarchais voulait mettre en lumière les injustices et les abus de pouvoir de l’aristocratie.

La pièce a été achevée en 1778, mais elle a dû attendre six ans avant d’être jouée en public en raison de la censure royale. Le contexte politique de l’époque était extrêmement tendu. Les finances de la France étaient en crise, les inégalités sociales se creusaient, et les idées révolutionnaires commençaient à prendre racine. Dans ce climat, Le Mariage de Figaro apparaissait comme une œuvre dangereuse et subversive. En effet, elle dénonçait ouvertement les privilèges immérités de la noblesse et illustrait le fossé entre les riches et les pauvres.

La censure

La censure de Le Mariage de Figaro par Louis XVI est emblématique des tensions de l’époque. Le roi, représentant de l’Ancien Régime, voyait dans cette pièce une menace directe à l’ordre établi. Il aurait déclaré que la pièce était « subversive » et qu’elle risquait d’encourager le mécontentement populaire, ce qui pourrait alimenter des sentiments révolutionnaires déjà latents.

La censure de la pièce montre à quel point les thèmes abordés par Beaumarchais étaient sensibles. En effet, la pièce met en scène des personnages de la classe servile qui défient et ridiculisent leur maître aristocrate. Figaro, le valet ingénieux et rusé, dénonce les injustices et les privilèges de la noblesse dans un monologue célèbre à l’acte V, qui est souvent considéré comme un appel à la réforme sociale.

Analyse structurelle

La construction dramatique

Le Mariage de Figaro est une comédie en cinq actes, une structure classique qui permet à Beaumarchais de développer une intrigue riche et complexe. Chaque acte a son propre rythme et contribue à l’escalade de la tension dramatique.

Acte I : Présentation des personnages et de la situation initiale. Figaro et Suzanne préparent leur mariage, mais découvrent les intentions du Comte Almaviva de séduire Suzanne.
Acte II : Les plans pour déjouer le Comte commencent à se former. La Comtesse Almaviva et Suzanne s’allient pour protéger Suzanne.
Acte III : Les complots se multiplient. Figaro doit trouver des solutions rapides pour contrer les avances du Comte.
Acte IV : L’intrigue atteint son paroxysme avec une série de quiproquos et de malentendus. Les personnages se retrouvent dans des situations de plus en plus complexes.
Acte V : La résolution des intrigues. Les vérités sont dévoilées, et les personnages retrouvent leur place. L’acte se termine sur une note de réconciliation et de justice.

L’art du suspense et de la comédie

Beaumarchais excelle dans l’utilisation du suspense et de la comédie pour maintenir l’intérêt du public. Il joue avec les quiproquos, les malentendus et les déguisements pour créer des situations comiques et imprévisibles. Par exemple, les scènes où les personnages se cachent ou se déguisent pour tromper les autres ajoutent une couche de complexité et d’humour. Le suspense est maintenu par les obstacles croissants que les protagonistes doivent surmonter, gardant le public engagé jusqu’à la résolution finale.

Le langage

Brillance et esprit du langage

Le langage dans Le Mariage de Figaro est une des forces majeures de la pièce. Beaumarchais utilise un dialogue vif, plein de jeux de mots, de sous-entendus et de satire. Chaque réplique est soigneusement construite pour révéler les traits des personnages et avancer l’intrigue.

Les dialogues sont truffés de double sens et de répliques spirituelles qui ajoutent une couche supplémentaire de comédie et de critique. Par exemple, les échanges entre Figaro et le Comte sont souvent chargés d’ironie et de sarcasme.

Beaumarchais utilise le langage pour exposer les hypocrisies et les absurdités de la société de son temps. Les tirades de Figaro, en particulier, sont des critiques acerbes des privilèges de la noblesse et des injustices sociales.

Dialogue vif et incisif

Le dialogue est à la fois rapide et incisif, capturant l’esprit du siècle des Lumières. Beaumarchais parvient à équilibrer les moments comiques avec des passages plus sérieux, où les personnages expriment leurs frustrations et leurs aspirations. Cela crée une dynamique riche et variée qui maintient l’intérêt du public tout en transmettant des messages profonds.

 

La structure dramatique de Le Mariage de Figaro, la profondeur de ses personnages et la brillance de son langage en font une œuvre magistrale. Beaumarchais a réussi à créer une comédie qui divertit tout en critiquant les structures sociales et politiques de son époque. La pièce reste un témoignage puissant des tensions et des aspirations du XVIIIe siècle, et elle continue d’être appréciée pour sa richesse intellectuelle et artistique.

Analyse thématique

La critique sociale

Le Mariage de Figaro est avant tout une œuvre de critique sociale, où Beaumarchais met en lumière les injustices et les abus de pouvoir de l’aristocratie. Le valet Figaro, en tant que personnage principal, incarne cette critique à travers ses actions et ses paroles. Il défie constamment les privilèges de son maître, le Comte Almaviva, un aristocrate qui abuse de son pouvoir pour satisfaire ses désirs personnels.
Le point culminant de cette critique sociale se trouve dans le célèbre monologue de Figaro à l’acte V. Dans cette tirade, Figaro exprime son mépris pour les privilèges immérités de la noblesse et les injustices des lois qui favorisent les riches et les puissants au détriment des gens ordinaires. Il dit :
Qu’avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
Ce monologue est souvent interprété comme une préfiguration des idées révolutionnaires de 1789, où les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité deviendront centrales. En exposant les inégalités et en appelant à une justice plus équitable, Beaumarchais anticipe les revendications qui mèneront à la Révolution française.

L’amour et l’infidélité

L’intrigue de Le Mariage de Figaro tourne autour des relations amoureuses complexes et des tentatives d’infidélité. Le Comte Almaviva cherche à exercer son “droit de cuissage” sur Suzanne, la fiancée de Figaro. Ce droit féodal, bien que théoriquement aboli, symbolise le pouvoir arbitraire et oppressif de l’aristocratie sur les classes inférieures.

La poursuite de Suzanne par le Comte met en lumière le déséquilibre des pouvoirs entre les sexes et les classes sociales. Le Comte utilise son statut et son autorité pour tenter de contraindre Suzanne, illustrant la manière dont les femmes et les serviteurs étaient vulnérables aux caprices des nobles.
Cependant, la pièce montre également la force et la solidarité des femmes face à cette oppression. Suzanne et la Comtesse Almaviva s’allient pour déjouer les plans du Comte. Leur complicité et leur intelligence leur permettent de tourner en ridicule le Comte et de protéger leur dignité. Cette solidarité féminine est un thème puissant dans la pièce, soulignant la capacité des femmes à résister et à s’affirmer malgré les contraintes sociales.

La condition des femmes

Les personnages féminins de “Le Mariage de Figaro”, notamment Suzanne et la Comtesse Almaviva, sont dépeints comme intelligents, ingénieux et résilients. Contrairement aux personnages masculins, souvent présentés comme faibles, ridicules ou autoritaires, les femmes montrent une grande capacité d’adaptation et de stratégie.

Suzanne, en particulier, est un modèle de vivacité et de détermination. Elle utilise son esprit et sa ruse pour naviguer dans un environnement hostile, déjouant les avances du Comte et aidant à orchestrer les plans pour le piéger. Sa force de caractère et son indépendance d’esprit en font un personnage central et admiré.
La Comtesse, bien que victime des infidélités de son mari, trouve en Suzanne une alliée et une confidente. Ensemble, elles forment un duo qui défie les normes patriarcales de l’époque. La Comtesse est un personnage complexe, représentant à la fois la souffrance due à l’infidélité et la force retrouvée à travers la solidarité féminine.

En montrant des femmes intelligentes et autonomes, Beaumarchais critique implicitement la société patriarcale de son époque. Les femmes de la pièce ne sont pas simplement des objets de désir ou des victimes passives, mais des actrices à part entière de l’intrigue, capables de prendre en main leur destin et de lutter contre l’injustice.

 

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais est une œuvre riche en thèmes qui restent pertinents aujourd’hui. La critique sociale acerbe, les intrigues amoureuses et la condition des femmes sont explorées à travers des personnages complexes et un langage brillant. En dénonçant les abus de pouvoir et en mettant en lumière l’ingéniosité et la force des femmes, Beaumarchais crée une comédie qui, tout en divertissant, invite à la réflexion sur les inégalités sociales et les injustices de son temps.

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