Littérature

Charles Péguy, Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc : résumé, personnages et analyse

Page de garde du dossier littéraire sur la pièce Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc de Charles Péguy
Ecrit par Les Résumés

Publiée en 1897, Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc est une œuvre poétique, sous forme de pièce de théâtre, de Charles Péguy. Si l’œuvre n’a pas connu un succès exceptionnel, elle a le mérite de nous plonger dans l’histoire et de nous faire découvrir en détail la vie de cette sainte de l’Église catholique. Étudions ensemble les possibles motivations qui, selon cet auteur français, l’ont poussée à combattre l’occupant anglais.

Résumé détaillé de Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy

La guerre et la souffrance : le cri de détresse de Jeannette

Été 1425, Jeannette (Jeanne d’Arc) garde les moutons de son père dans un champ de la Meuse, accompagnée de son amie Hauviette et de Madame Gervaise. Jeannette récite une prière chrétienne, exprimant sa frustration face à la perdition qui règne sur terre malgré l’arrivée de Jésus-Christ et de nombreux saints et martyrs. Elle implore Dieu de leur envoyer une sainte qui réussisse à changer la situation. Le texte reflète la foi profonde de Jeannette dans la religion catholique, ainsi que son désir de voir la chrétienté triompher sur terre.

Hauviette arrive et les deux amies discutent de leur foi. Hauviette est une bonne paroissienne qui fait sa prière tous les jours à des heures régulières, tandis que Jeannette est constamment en train de prier et de faire des signes de croix, ce qui la distingue des autres. Hauviette tente de réconforter Jeannette en lui disant qu’il y a de la place pour tous types de chrétiens dans la création de Dieu, mais Jeannette est insatisfaite de sa propre spiritualité. Hauviette révèle alors qu’elle sait pourquoi Jeannette veut voir madame Gervaise. Malgré les apparences, Jeannette est une femme malheureuse. Hauviette essaie de la raisonner, mais Jeannette est submergée par sa tristesse et ses préoccupations pour les malheurs des autres et elle se sent impuissante. Hauviette lui reproche de souffrir plus que ceux qui souffrent eux-mêmes et de profiter de la douleur des autres pour se rendre encore plus malheureuse.

Jeannette raconte l’histoire de deux enfants qui ont perdu leur père tué par les Bourguignons en France. Elle exprime sa détresse face à la guerre qui cause tant de souffrance et de malheur, tout en critiquant la violence et la destruction que la guerre apporte. Elle termine sur une note pessimiste, soulignant que tant qu’il n’y aura pas de solution pour mettre fin à la guerre, la souffrance et la destruction continueront.

Hauviette soutient que la vocation est destinée par Dieu, et que tous les chrétiens sont appelés à être sauvés. Elle ajoute que la guerre est difficile à éradiquer, mais qu’il faut continuer à travailler ensemble pour aider les autres et sauver les âmes. Hauviette croit que le travail des paysans est important pour maintenir la culture et la religion, tandis que Jeannette est préoccupée par la violence et la guerre. Ensemble, elles explorent les thèmes de la foi, de la souffrance et de l’impiété.

Une Jeannette désespérée

Seule sur scène, Jeannette semble désespérée et s’interroge sur la déchéance de la France, ainsi que sur la diminution de la foi chrétienne dans le pays. Elle mentionne l’importance de la paroisse de Domremy, le “saint des saints“, qui, selon elle, a laissé les autres paroisses avec des saints ordinaires. Jeannette suggère que la France est désormais peuplée de “petites gens” et que la société chrétienne est en train de s’effondrer.

Elle parle des personnes chanceuses qui ont pu assister à des moments importants de la vie de Jésus et souligne l’unicité et la valeur de ces expériences. Elle compare également ces moments aux actes de sainteté plus communs et exprime un sentiment de révérence pour la présence de Jésus sur Terre. Jeannette narre l’histoire de Siméon, un homme juste, qui attendait la consolation d’Israël et qui a vu le Christ avant de mourir. Enfin, elle évoque la grâce accordée au peuple juif et la supériorité de leur élection par rapport aux autres peuples.

Conversation profonde entre Jeannette et Madame Gervaise sur la foi chrétienne

Madame Gervaise fait son entrée, et les deux femmes entament une conversation profonde sur leur foi chrétienne. Elles abordent la présence constante de Jésus-Christ au sein de toutes les paroisses et la mélancolie que peuvent éprouver les chrétiens face aux profanations des églises et du corps sacré du Christ.

En quête de réconfort, Jeannette trouve en Madame Gervaise une source de soutien qui lui rappelle l’importance de la foi et de la patience en période difficile. Madame Gervaise souligne que les actes de charité ne sont jamais vains et incite Jeannette à ne pas céder à la colère face aux agissements des soldats.

Madame Gervaise évoque la peur de Jeannette face à la guerre et partage avec elle ses propres expériences de souffrance et de rédemption. Elle insiste sur le fait que manquer sa première communion est presque aussi grave que de manquer le jour de son jugement et de sa mort.

Jeannette confie sa peine de ne plus ressentir la présence de ses proches et de Dieu lui-même. Madame Gervaise tente de la réconforter en expliquant que la souffrance peut parfois être salvatrice pour les âmes, mais cela ne s’applique pas aux damnés exclus de la communion ecclésiale. Elle souligne également qu’aucune Église n’est morte et que les trois Églises vivantes – militante, souffrante et triomphante – sont en communion les unes avec les autres.

Face à la souffrance inhérente à la création, Jeannette exprime sa détresse, tandis que Madame Gervaise distingue la souffrance utile de celle inutile, et considère que la souffrance perdue constitue le plus grand mystère de la création.

Les deux femmes se remémorent la naissance humble de Jésus dans une étable, où bergers et rois mages lui offrirent des présents tels que de la laine pour ses vêtements, de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Jeannette révèle sa compréhension de l’importance symbolique de ces dons en partageant des observations pertinentes.

Finalement, les deux femmes retracent ensemble la vie de Jésus, depuis sa naissance à Bethléem jusqu’à sa fin tragique à Jérusalem.

La vie de Jésus à Jérusalem : amour et animosité

Nous suivons l’histoire poignante d’une mère, Marie, qui assiste à la crucifixion de son fils bien-aimé, Jésus. Malgré la souffrance et le désespoir qui ont ébranlé l’Église, elle reste présente et témoigne de la douleur physique et morale endurée par Jésus sur la croix. Tout au long de cette épreuve, elle se remémore les moments heureux de sa vie et tente de comprendre pourquoi le gouvernement a décidé de mettre fin à la vie de son fils.

Avant de devenir une figure contestée, Jésus était un charpentier respecté et un bon fils, aimé de tous. Cependant, lorsqu’il a commencé sa mission, il a introduit le désordre dans le monde, suscitant la colère et l’hostilité de ceux qui autrefois l’acclamaient. La mère de Jésus, Marie, pleure amèrement en le suivant tout au long de sa mission, soutenue par le respect et la compassion des autres, bien qu’ils infligent des souffrances à son fils.

Le texte aborde également la vie de Jésus à Jérusalem, où il a chassé les marchands du temple et réalisé une entrée triomphale, attirant l’amour de ses disciples et l’animosité de ses ennemis. Parmi les douze apôtres, onze l’aimaient, tandis que le douzième, Judas, le trahit. Les trente deniers reçus par Judas pour cette trahison servent à acheter le champ du potier, un symbole poignant de la nature humaine et de la duplicité qui l’habite.

Dans un élan de bonté, Joseph d’Arimathée, un homme sage et riche, demande le corps de Jésus à Pilate et lui offre un sépulcre pour son enterrement. Cela révèle l’honneur et la compassion qui peuvent exister même dans les situations les plus sombres.

Finalement, le texte souligne l’importance de la loi de “Honore ton père et ta mère” et interroge la capacité de l’homme à sauver les damnés, alors que Jésus lui-même n’a pas pu sauver Judas. À travers cette histoire tragique, nous sommes amenés à réfléchir sur la nature humaine, l’amour, la trahison et le sacrifice.

Les chemins de la sainteté

Dans une discussion sur la foi et la dévotion, Jeannette demande à Madame Gervaise qui doit être sauvé et comment y parvenir. Madame Gervaise explique que les disciples de Jésus doivent suivre ses enseignements, marcher derrière lui sans se précipiter ni le devancer. Elle rappelle aussi que Jésus n’était pas en faveur de la guerre. Jeannette exprime alors sa certitude qu’elle n’aurait jamais abandonné Jésus, mais Madame Gervaise la met en garde, lui rappelant que tous les disciples l’ont fait pour que les Écritures soient accomplies.

Madame Gervaise évoque ensuite l’importance des premiers saints du christianisme en tant que pionniers et fondateurs de la chrétienté. Elle souligne l’importance de leurs noms et de leurs œuvres et rappelle que nous sommes leurs successeurs spirituels. Exhortant à reconnaître leur contribution et à œuvrer pour préserver leur héritage, elle mentionne différents saints et leur importance pour la communauté chrétienne.

Abordant le reniement de Pierre, Madame Gervaise insiste sur le fait qu’il ne faut pas s’en servir pour masquer nos propres reniements. Elle rappelle que les saints étaient courageux et portaient la gloire de Dieu. Enfin, elle met en garde contre la division au sein de l’Église, qui doit rester unie et fondée sur la sainteté de Jésus.

Le dialogue se concentre sur la sainteté et son rôle central dans le christianisme. Jeannette et Madame Gervaise s’accordent pour dire que Jésus est le guide ultime et que la Vierge Marie est la mère des croyants. Madame Gervaise réfléchit aux grands saints, tels que Saint François, qui ont inspiré la joie et l’obéissance. Elle contraste ses dires avec leur époque, où l’épanouissement spirituel semble difficile à atteindre. Madame Gervaise encourage la prière pour soi et pour les autres, et la recherche de la guidance divine en toute chose.

Les trésors divins et la valeur de l’âme

Jeannette exprime fermement sa conviction que ni elle ni les villageois n’auraient abandonné Jésus comme l’ont fait les Anglais. Elle exprime également son aversion envers les Anglais et leur responsabilité dans de tels événements.

Madame Gervaise la met en garde contre l’orgueil et les ruses du diable. Elle explique que nous avons deux types de sentiments : ceux qui nous rapprochent de Dieu et ceux qui nous en éloignent. Madame Gervaise souligne que le diable cherche constamment à nous égarer de Dieu, allant même jusqu’à utiliser les dons divins pour nous nuire.

Jeannette affirme que sa famille et elle-même n’auraient jamais abandonné leur patrie à l’ennemi, même si cela signifiait la mort. Madame Gervaise, quant à elle, admet que l’orgueil peut être un péché très dangereux, mais Jeannette lui répond qu’elle ne permettrait jamais cela. Madame Gervaise tente de se justifier en disant qu’elle n’était pas née à cette époque, mais Jeannette insiste sur le fait que cela n’a pas d’importance et que Dieu travaille de manière mystérieuse. Madame Gervaise parle à Jeannette de la grandeur et de la responsabilité des chrétiens dans le monde, soulignant l’ingratitude et le reniement dont ils font preuve envers leur foi. Elle mentionne également la figure de Pierre et des apôtres comme modèles à suivre dans leur engagement pour le Christ. Madame Gervaise souligne que les chrétiens doivent s’efforcer de vivre leur foi de manière authentique et de communiquer la parole divine, afin de ne pas laisser les autres se damner.

Elles poursuivent leur conversation sur les trésors que Dieu offre aux humains, tels que la grâce, la souffrance, la prière, le mérite et la promesse. Elles mentionnent qu’une âme a une valeur infinie et que nous devons prier pour tous. Madame Gervaise confesse avoir versé des larmes et du sang pour sauver une âme qu’elle aimait, mais si Dieu la condamne à l’Enfer éternel, nos prières ne valent rien pour elle. Jeannette et Madame Gervaise discutent de la damnation des âmes et de la décadence du christianisme. Madame Gervaise croit que la décision appartient à Dieu et que les prières et les souffrances ne sont jamais vaines. Elle assure Jeannette que l’Église appartient à Dieu et que les promesses d’éternité l’emportent sur les événements. La conversation se termine avec la bénédiction de Madame Gervaise pour Jeannette.

Présentation des personnages

Jeannette (Jeanne d’Arc) est une adolescente de treize ans qui se distingue par son intransigeance et son obstination à ne voir que les réalités matérielles qu’elle considère comme mauvaises et impuissantes face à la grâce divine. Bien qu’elle affirme simplement décrire la réalité, elle avoue souffrir énormément dans son âme, et ce, malgré les apparences. Elle désire que le seigneur puisse envoyer une sainte afin qu’elle puisse l’aider à faire triompher son règne sur terre. Selon elle, les forces du mal sont particulièrement fortes en ce moment et les gens ont besoin qu’on vienne les secourir. Cependant, son manque d’espoir la maintient dans l’obscurité jusqu’à la fin. Dans sa prière au Christ, elle affirme que les méchants succombent à la tentation du mal, tandis que les bons sont confrontés à une tentation encore plus difficile à surmonter : celle de croire qu’ils ont été abandonnés par Dieu.

Hauviette, du fait de ses dix ans, possède une âme d’enfant. Elle a une confiance totale, un peu trop naïve, en Dieu, en tant qu’être bon. Cette bonne paroissienne se revendique comme étant “une bonne chrétienne“, qui fait sagement ses prières tous les jours “comme tout le monde“. Pour elle, prier est presqu’aussi naturel que de travailler. Hauviette a une attitude humble et accepte le temps tel qu’il vient, sans se soucier des circonstances. Elle incarne la représentation de la “petite fille de rien du tout’, qui, selon Charles Péguy, incarne l’Espérance et possède une grandeur incomparable parmi les trois vertus théologales que sont : la Foi, l’Espérance et la Charité. Elle est persuadée que les consolations sont apportées par la vie (Dieu) sans que nous n’ayons besoin de les chercher activement. Elle incite Jeannette à avoir confiance en ce qui arrive et ce qui va arriver.

Madame Gervaise est une jeune nonne de vingt-cinq, originaire de Lorraine, qui, en raison de ses méditations profondes, propose des éléments pertinents pour Jeannette. Elle essaie de lui expliquer comment la souffrance peut être utilisée pour sauver les âmes en raison de la réversibilité des mérites. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Madame Gervaise ne cherche pas à réconforter Jeannette, mais plutôt à lui faire prendre conscience du mystère qui entoure le fait que la souffrance humaine puisse être utilisée pour le bien. Elle endosse le rôle d’un mentor qui tenterait de faire comprendre à son élève des mystères auxquels il n’a pas encore accès. Elle incarne la clé qui peut permettre à Jeannette d’arriver à un autre degré de compréhension. En effet, ayant connu des angoisses similaires à Jeannette lorsqu’elle était plus jeune, Madame Gervaise est la mieux placée pour la comprendre. Elle utilise sa propre vertu d’humilité, acquise au fil des années, pour aider Jeanne à se méfier du péché de l’orgueil lorsque celle-ci affirme qu’elle n’aurait pas trahi Jésus. Elle essaie de lui faire comprendre que nous ne sommes jamais capables de savoir quel rôle nous serons capables d’endosser tant que les événements ne se déroulent pas dans notre vie. En un sens, elle lui fait prendre conscience que c’est facile de parler de ce que l’on peut faire ou de ce qu’on aurait été capable de faire. Néanmoins, la dureté de la vie nous met au défi et les choses se révèlent être beaucoup plus complexes qu’elles ne paraissent.

Analyse de l’oeuvre

Qui était Jeanne d’Arc ?

Jeanne d’Arc est née dans une famille paysanne modeste à Domrémy, un petit village dans le nord-est de la France, en 1412. Elle a grandi dans un contexte politique et social très agité, marqué par les tensions entre la France et l’Angleterre, notamment avec la Guerre de Cent Ans qui a éclaté en 1337. Les conflits entre les deux pays ont dévasté de nombreuses régions de France et ont créé une situation de précarité pour de nombreux habitants.

En 1428, la ville d’Orléans, qui était une ville clé pour les Français, est assiégée par les Anglais. C’est à ce moment-là que Jeanne d’Arc reçoit ses premières visions et entend des voix lui disant de sauver la France et de chasser les Anglais. Convaincue de sa mission divine, elle se rend à Chinon, où elle rencontre le dauphin Charles VII et lui demande de lui donner une armée pour libérer la France.

Un an plus tard, Jeanne d’Arc mène les troupes françaises à la bataille d’Orléans, où elle remporte une victoire décisive contre les Anglais. C’est le début d’une série de victoires militaires pour les Français, qui reprennent peu à peu le contrôle du territoire. Jeanne d’Arc est considérée comme une héroïne nationale et devient une figure emblématique de la résistance française contre l’occupation anglaise.

Cependant, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons en 1430, qui la vendent aux Anglais. Elle est alors emprisonnée à Rouen, où elle subit un procès pour hérésie et sorcellerie. Elle est condamnée à mort et brûlée vive sur le bûcher l’année suivante. Sa mort tragique a profondément marqué l’histoire de la France et a suscité une grande émotion dans tout le pays.

Après sa mort, Jeanne d’Arc est devenue une figure religieuse majeure, canonisée par l’Église catholique en 1920. Elle est également devenue une figure symbolique de la nation française, représentant la lutte pour la liberté et la résistance contre l’oppression. Sa vie a inspiré de nombreuses œuvres d’art, de la littérature, du cinéma et de la musique, et elle reste une source d’inspiration pour de nombreux Français et Françaises.

Jeannette et Jeanne d’Arc

Il convient de noter que Jeannette est un personnage inspiré de Jeanne d’Arc, ce qui implique des similitudes entre les deux personnages. Ainsi, dans les deux cas, il s’agit de jeunes femmes, originaires de la Lorraine, qui se trouvent investies d’une mission divine. Jeanne d’Arc a affirmé avoir été chargée par Dieu de libérer la France, tandis que Jeannette doit porter une croix pour sauver le monde. Les deux personnages sont donc animés d’une foi profonde et d’une volonté inébranlable de mener à bien leur mission. Néanmoins, la mission de Jeannette est plus abstraite et plus symbolique que celle de Jeanne d’Arc.

De plus, dans le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc, Péguy choisit de représenter Jeanne sous un jour contemplatif et mystique, en mettant en avant son angoisse face à la souffrance et la mort du Christ. À l’instar de Jeanne d’Arc qui est présentée comme une jeune fille tourmentée par la question du mal et de la souffrance, qui cherche à comprendre la volonté divine.

Pour finir, la langue utilisée par Péguy pour décrire Jeannette est marquée par une poésie incantatoire et mystique, qui reflète l’importance de la dimension spirituelle dans la vie du personnage.

Un exemple de sainteté et d’inspiration pour tous

La vie de Jeanne d’Arc est une histoire qui met en avant la force de la spiritualité associée à la foi en vue d’une mission. Elle est un exemple de l’impact profond que la relation avec Dieu peut avoir sur une personne. Dans son œuvre, Charles Peguy essaie de nous montrer comment la vocation peut s’imposer avec une telle force qu’elle est impossible à résister. La vie intérieure de Jeanne d’Arc était marquée par une profonde connexion avec Dieu, établie à travers la prière et la méditation. Cette relation lui a permis de répondre à son appel, malgré les doutes et les résistances qu’elle a pu éprouver. Elle a finalement accepté de servir Dieu, convaincue que c’était la seule voie à suivre pour sauver son peuple et libérer la France de l’oppression anglaise.

Le charisme exceptionnel de Jeanne d’Arc et son aura quasi surnaturelle témoignent de la profondeur de sa relation avec Dieu. Elle a su communiquer cette force intérieure à ses troupes, motivant chacun à se battre pour leur liberté. Son engagement total dans sa mission lui a valu le respect et l’admiration de tous, mais aussi la mort tragique sur le bûcher pour hérésie.

Cependant, l’innocence de Jeanne d’Arc a été établie des années plus tard, et elle est maintenant considérée comme une sainte dans l’Église catholique. Son exemple rappelle la puissance de la foi, de la vocation et de l’engagement envers une cause juste. Jeanne d’Arc nous montre que la spiritualité peut être un puissant moteur de la vie, capable de nous aider à surmonter les épreuves les plus difficiles et à trouver la force de persévérer pour réaliser notre mission.

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