Littérature

Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Résumé chapitre par chapitre de Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux

Chapitre 1

Un crime a eu lieu au Château des Glandiers. Mathilde Stangerson, fille d’un savant illustre a été retrouvée à demi-morte dans une chambre jaune. Le père Jacque, un domestique et Monsieur Stangerson ont entendu des cris, puis des coups de revolver. Ils accourent et trouve la porte fermée, ainsi que les fenêtres. Ils enfoncent la porte et trouvent la jeune demoiselle ensanglantée et agonisante, dans un désordre indescriptible. Comme indice, ils remarquent la marque de la main d’un homme, un vieux béret et des traces de pas, ainsi qu’un revolver. Les enquêteurs ne comprennent pas comment l’homme a pu sortir de la chambre.

Chapitre 2

Apparait Rouletabille, jeune reporter, spécialiste des faits divers, au journal « l’époque » et ami du narrateur, un avocat débutant chroniquer judiciaire au « Cri du Boulevard ». Les deux hommes évoquent le crime. Rouletabille lance des premières hypothèses. Chargé par son journal de l’enquête, il se rend au château avec son ami Sainclair.

Chapitre 3

En partance pour Épinay-sur-Orge, les deux hommes retrouvent le procureur, Monsieur de Marquet. Rouletabille trouve une astuce pour s’approcher de l’homme de loi. Perspicace, il arrive à soutirer nombre d’informations sur la coiffure de la victime, l’arme du crime, les blessures infligées et la disposition de la scène. Le procureur confesse que l’assassin s’est enfui par une fenêtre avec pour preuve des traces de sang sur le mur.

Chapitre 4

Sainclair, le narrateur, décrit l’histoire du château des Glandiers acheté par Monsieur Stangerson, francais d’origine américaine, quinze ans avant les faits. Richissime et philanthrope, il s’y est installé avec sa fille célibataire et fort jolie pour mener à bien ses recherches scientifiques. D’un tempérament glacial, Mathilde n’a qu’un seul soupirant, Monsieur Darzac. A peine Stangerson annonçait le mariage de sa fille que les faits tragiques se produisirent.

Chapitre 5

À la porte du château, Rouletabille et Sainclair rencontrent le célèbre policier Frédéric Larsan. Rouletabille lui demande d’accéder au château pour parler à Darzac quand celui-ci fit son apparition. Rouletabille l’arrête et lui dit une phrase sibylline : « Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat. » Darzac, en l’entendant, devint plus pâle encore.

Chapitre 6

Sainclair, Darzac et Rouletabille étudient les lieux pour deviner par où est passé l’agresseur. Rouletabille confie à Sainclair que l’arme du crime est un os de mouton. Darzac confirme qu’on a bien retrouvé cet objet ensanglanté sur les lieux. En fouillant la chambre jaune, Rouletabille découvre un morceau de papier calciné avec ces mots : « presbytère rien perdu charme (…) »

Chapitre 7

Rouletabille, Sainclair et le père Jacques vont dans la chambre. Le reporter la scrute dans les moindres détails. Sous le lit, il trouve un cheveu blond de femme.

Chapitre 8

Sinclair relate un interrogatoire de la victime qui faisait partie du dossier d’instruction dans lequel il apparaît que Mathilde craignait quelque chose.

Chapitre 9

Rouletabille affirme à son ami qui a une hypothèse sérieuse et extrêmement grave sur la façon dont se sont produits les faits. Il retrouve Frédéric Larsan près de l’étang. Malgré leur rivalité pour dénouer l’affaire, les deux hommes échangent quelques informations. Rouletabille constate que les empreintes de Darzac sont les mêmes que celles de l’agresseur.

Chapitre 10

Arrivé à l’auberge du « Donjon », Rouletabille prononce ses mots : « Je sais que, maintenant, il va falloir manger du saignant. » L’aubergiste, le père Mathieu, est affolé. Il observe, dehors, un homme habillé en vert, qui est le garde de Stangerson. Il l’accuse d’être l’assassin.

Chapitre 11

Lors d’une reconstitution du crime, le chef de la Sûreté, Monsieur de Marquet tente de faire parler chaque témoin. Monsieur Stangerson avoue que deux jours avant les faits, Mathilde lui a confié qu’elle ne souhaitait plus de marier avec Monsieur Darzac. Rouletabille fait irruption dans la pièce en disant que le motif de l’assassinat a été le vol. Stangerson confirme en signalant que des documents très précieux ont disparu. Frédéric Larsen ajoute qu’il est certain que Mathilde et son père connaissent le coupable.

Chapitre 12

En observant la canne neuve de Frédéric Larsan, Rouletabille conclut mystérieusement que c’est Darzac qu’il l’a acheté récemment se procurant ainsi un alibi irréfutable.

Chapitre 13

Roultabille confie à Sainclair qu’il avait déjà rencontré Sangerson et sa fille lors d’une cérémonie et que c’est dans cet endroit qu’il entendit la phrase sibylline. Il entendit aussi Darzac dire : « « Me faudra-t-il, pour vous avoir, commettre un crime ? ». Pourtant, Rouletabille est persuadé de l’innocence de Darzac.

Chapitre 14

Roultabille annonce à Sainclair qu’il attend l’assassin pour ce soir. Il lui explique que Larsan fait fausse route.

Chapitre 15

Dans ses notes, Roultabille explique comment il a tenté, avec Larsan, de tendre un piège à l’assassin présumé.

Chapitre 16

Il arrive à voir l’assassin présumé, mais celui-ci parvient à lui échapper sans qu’il ne comprenne comment.

Chapitre 17

Rouletabille est perplexe devant les événements récents. Il soupçonne Darzac de connaître l’assassin. La vérité, écrit-il dans ses notes, se trouve du côté de Mademoiselle Stangerson.

Chapitre 18

Le reporter s’assied sur une pierre pour réfléchir. Il ne comprend pas encore comme l’assassin a pu sortir de la chambre.

Chapitre 19

Sainclair et Rouletabille aperçoivent un nouveau venu aux Glandiers : Arthur Rance, un Américain de passage. Ils découvrent aussi que les concierges du château mentaient sur leur emploi du temps, car il s’était livré à du braconnage pendant la nuit de l’agression. Rouletabille arrive à la conviction que Mathilde Stangerson et Monsieur Darzac savent le nom de l’assassin.

Chapitre 20

Cachés dans un recoin du château, les deux complices voient Mathilde verser un liquide dans le verre de son père.

Chapitre 21

Rouletabille pense qu’il s’agit d’un narcotique, car Mathilde souhaite parler à son agresseur. Avec Sainclair, il monte un guet-apens qui échoue. Sainclair retrouve son ami étendu sur le plancher.

Chapitre 22

Sainclair le secoue et le réveille. Un cri retentit. Les deux hommes poursuivent une ombre tout en tirant dessus. L’homme tombe. Il s’agissait du garde.

Chapitre 23

Rouletabille interroge les concierges et dit à son ami Sainclair : « Je sais tout maintenant. »

Chapitre 24

Ils retrouvent Mathilde qui une fois de plus a été blessée à l’arme blanche. Le juge de Marquet décide d’arrêter Darzac.

Chapitre 25

Bizarrement, Rouletabille annonce à Sainclair qu’il part en voyage pour un ou deux mois.

Chapitre 26

Le procès de Monsieur Darzac s’ouvre. Rouletabille a laissé une lettre à son journal dans laquelle il révèle le nom de l’assassin. Darzac clame son innocence. Frédéric Larsan commence à témoigner lorsque Rouletabille fait son apparition.

Chapitre 27

Le reporter annonce au président qu’il dira le nom de l’assassin dans quatre heures et demie. Devant les regards stupéfaits de l’auditoire, il annonce que Frédéric Larsan est l’assassin. Il ajoute qu’il était connu autrefois sous le nom de Ballmeyer et qu’il était fou amoureux de Mathilde.

Chapitre 28

Darzac est libéré, Larson introuvable et Rouletabille explique les détails de l’affaire à Sainclair.

Chapitre 29

C’est en Amérique que Rouletabille a trouvé les motifs du crime : la passion amoureuse de Larsan/Ballmeyer pour Mathilde, qui, ultime révélation, a donné naissance à un enfant.

Personnages principaux

Joseph Rouletabille

Reporter talentueux de 18 ans qui travaille au journal l’Époque. Il est déjà connu pour ses talents d’investigateur. Un brin arrogant, il met toute son expérience pour dénouer l’énigme. « Sa tête était ronde comme un boulet », écrit le narrateur, d’où son nom.

Sainclair

Avocat débutant et principal compagnon de Rouletabille, il est le narrateur de l’histoire. Il relate les faits à partir de son expérience personnelle, mais aussi des notes de Rouletabille et du dossier d’instruction.

Mathilde Stangerson

Fille d’un savant renommée, elle le seconde dans ses recherches. Elle est retrouvée à demie morte dans sa chambre jaune.

Monsieur Stangerson

Chercheur mondialement connu, il s’isole avec sa fille dans le château des Glandiers pour poursuivre ses recherches scientifiques.

Frédéric Larsan

C’est l’un des policiers enquêteurs les plus connus de France. Il rentre précipitamment de Londres pour résoudre le mystère de la Chambre jaune.

Robert Darzac

Homme de science et collègue du professeur Stangerson, il est fiancé de Mathilde. Robert Darzac est l’un des principaux suspects de la tentative d’assassinat.

Monsieur de Marquet

Juge qui instruit l’affaire, il a une passion pour le théâtre.

Le père Jacques

Domestique de la famille Stangerson

Analyse de l’œuvre

Un style journalistique

Gaston Leroux, né Paris en 1868, débute une carrière d’avocat, mais rapidement, il est repéré par un grand journal « Le Matin » et est embauché comme reporter. Le style du « Mystère de la chambre jaune », publié en 1907 comme feuilleton dans l’Illustration, emprunte au journalisme l’analyse de documents comme les notes de Rouletabille, l’étude des procès-verbaux, de lettres… La trame est bien ficelée, les rebondissements fréquents. Leroux est pointilleux sur les faits qu’il décrit avec un souci du détail et de l’exactitude. L’écrivain prend de nombreuses notes, collectionne les coupures de presse pour constituer son roman. Il y ajoute une imagination fertile et créatrice.

Un roman populaire

Tout comme le célèbre Arsène Lupin, les lecteurs du supplément littéraire de l’Illustration découvrent Rouletabille entre septembre et novembre 1907 (12 épisodes de 16 pages). À cette époque, quatre journaux tiraient à plus d’un million d’exemplaires. L’Illustration comptait de nombreux abonnés, surtout en France. Le style novateur d’auteurs comme Leroux ou Leblanc n’était pas considéré comme de la littérature pure, mais comme des romans de seconde zone, car ils étaient en rupture avec les canons de l’époque qui voulait que le style soit plus important que l’action.

Une intrigue haletante

Gaston Leroux est l’un des pères du roman policier en France. Inspiré par Edgar Allan Poe, qu’il cite dans le roman, il développe une intrigue complexe qui tient le lecteur en haleine. Comme ses mentors, Poe et Doyle, l’auteur propose de résoudre une le mystère d’une chambre close. Mieux qu’eux, prétend-il, car il n’y a pas de subterfuges (passage secret…). Il en est de même pour son héros Rouletabille, (qui a peut-être inspiré Tintin), qui prétend réussir mieux que Frédéric Larsan, un policier expérimenté. Le suspense (qui est l’assassin ?) et les rebondissements émaillent le roman. L’auteur introduit à chaque chapitre un nouvel élément mystérieux dont il ne donne la résolution que dans les chapitres suivants.

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