Littérature

Guy de Maupassant, Boule de Suif : résumé, personnages et analyse de la nouvelle

Ecrit par Les Résumés

I) « Boule de Suif » ou le début de la renommée de Guy de Maupassant

Guy de Maupassant : éléments biographiques

L’auteur français Guy de Maupassant est né en Seine-Maritime, en 1850. Il passe son enfance à Étretat. Enrôlé dans la campagne militaire de 1870, il en garde des souvenirs marquants qui permettent souvent de donner de la profondeur à ces récits, lorsqu’il évoque ce sujet. Par la suite, il est employé dans plusieurs ministères. Cependant, l’ennui le gagne. Il décide de se consacrer entièrement à l’écriture. Il est aidé en cela par Flaubert, un ami de sa mère, qui l’incite vivement à publier ces écrits. La parution de « Boule de Suif » dans le recueil des « Soirées de Médan » concourt à sa renommée. En l’espace de dix ans, sa production littéraire s’avère très prolifique. Il alterne entre romans, contes, nouvelles et pièces de théâtres. Parmi ses romans les plus importants, on distingue « Une Vie » ou encore « Bel-Ami ». Il collabore avec de nombreux journaux. Témoin de son temps, il retranscrit avec grande précision la société de son époque, ses travers, ses gloires comme ses injustices. Mondain et voyageur, il manie souvent l’ironie pour dénoncer l’hypocrisie, la bêtise et la morale bien-pensante de la classe bourgeoise et tend à réhabiliter moralement les catégories sociales défavorisées. Pareil à Stendhal, il promène son miroir le long d’un chemin. Grand ami de Zola et disciple de Flaubert, il s’inscrit dans le courant réaliste. Reconnu pour son talent de nouvelliste, il finit par sombrer dans la folie, avant de s’éteindre en 1893.

Résumé de « Boule de Suif »

« Boule de Suif » est une nouvelle de Guy de Maupassant (1850-1893) publiée en 1880 dans un recueil collectif intitulé « Les soirées de Médan ». C’est dans cette petite commune française située en bord de Seine, qu’Émile Zola, chef de file des naturalistes, a élu domicile. Il y réunit régulièrement des auteurs qui finissent par publier ce recueil de nouvelles. L’intrigue de « Boule de Suif » se déroule à la fin de l’année 1870 alors que la ville de Rouen est occupée par les Prussiens. Dix personnes décident alors de fuir cette cité normande envahie dans l’objectif de se rendre au Havre, en passant par Dieppe. Un mardi matin, à l’aube, une grande diligence s’avance avec à son bord, trois couples – les Loiseau, les Carré-Lamadon et les Bréville – un démocrate, Cornudet, deux religieuses, ainsi qu’une prostituée méprisée par les autres passagers, surnommée « Boule de Suif ». Ce sobriquet souligne son embonpoint ainsi que ses formes arrondies. Alors que le voyage s’annonce long et difficile, elle est la seule à s’être munie de provisions. Tenaillés par la faim, les autres occupants lorgnent sur les vivres présents dans le panier de la jeune femme. Elle prend alors l’initiative de les partager généreusement. Après une nuit passée à l’hôtel du Commerce à Tôtes, un officier prussien exerce un chantage sur Boule de Suif. Cette dernière doit céder aux avances de ce militaire afin que les voyageurs puissent repartir. S’ils se révèlent outrés, dans un premier temps, par ce type de proposition, les jours suivants, ils finissent par l’enjoindre d’accepter cette offre. C’est au quatrième jour, qu’elle consent d’abandonner son refus initial. Le lendemain, la diligence est attelée pour le départ et les autres voyageurs s’en réjouissent. Pourtant, ils se montrent particulièrement ingrats. Oscillant entre mépris et dédain, ils se refusent à partager le moindre morceau de pain avec elle. Meurtrie par ce manque de reconnaissance, la nouvelle se termine sur les sanglots qu’elle tente de contenir sans réellement y parvenir.

II) Étude des personnages

Boule de Suif : le personnage central

Le sobriquet « Boule de Suif » jalonne cette nouvelle. La suif désigne cette graisse animale utilisée pour la confection de produits comme le savon ou bien pour l’assouplissement des cuirs. Quant au véritable nom de cette prostituée, il n’est connu que tardivement dans le récit, il s’agit d’Elisabeth Rousset. Ce détail est significatif car le nom est une marque de respect. En lui déniant son identité et en la qualifiant uniquement à partir de considérations physiques, l’auteur tend à souligner qu’elle n’est pas du même rang que les autres protagonistes. Concernant son statut social, elle explique posséder une maison avec « une bonne » à Rouen. Véritable demi-mondaine, ses revenus proviennent de cette bourgeoisie qui la méprise, tout en allant assouvir ses vices cachées auprès d’elle. Boule de Suif est aux antipodes de la rigidité morale prônée par cette classe sociale. Il faut savoir que la figure de la prostituée est très présente dans l’œuvre de Maupassant. On la retrouve dans « Mademoiselle Fifi » ou encore dans « La Maison Tellier ». L’auteur convoque le champ lexical de la nourriture pour la décrire physiquement. Ses doigts sont « pareils à des chapelets de courtes saucisses », son visage est semblable à « une pomme rouge ». Elle reste « appétissante », tant « sa fraîcheur fait plaisir ». Naïve et généreuse, elle se sacrifie pour des personnes qui ne la respectent pas. Elle partage ses provisions puis offre son corps à l’officier prussien dans le seul but que les autres passagers puissent poursuivre leur voyage. Dépeinte comme une ingénue, elle se révèle à la fois patriote, dévote et pourvue d’idées politiques affirmées. En effet, on apprend qu’elle doit fuir Rouen pour s’être rebellée contre l’ennemi. Se querellant avec Cornudet, elle affiche un ferme soutien à l’Empereur. Enfin, elle s’adresse aux religieuses de manière respectueuse et ajoute « c’est si bon de prier quelques fois ».

Cornudet

Cornudet est défini essentiellement par ses opinions politiques. C’est un démocrate qui s’oppose au régime impérial, d’où son surnom de « Cornudet, le démoc ». Il semble plus sympathique que les autres voyageurs issus de la « bonne société ». Maupassant manie l’ironie en le qualifiant de « terreur des gens respectables ». Contrairement à Boule de Suif qui fait preuve d’un patriotisme spontané et sentimental, Cornudet trempe « sa barbe rousse dans les bocks de tous les cafés démocratiques » et « parle d’un ton doctrinaire ». Son patriotisme apparaît comme plus réfléchi. Il est le seul à s’indigner ostensiblement de l’action conduite par les autres voyageurs auprès de Boule de Suif dans le seul but qu’elle cède au chantage prussien. Si dans le verbe, il fait la démonstration de son patriotisme, il ne fait rien, dans les faits, pour aider cette prostituée. Farouche contempteur de la bourgeoisie, il en a pourtant certains traits comme la lâcheté et l’égoïsme qui jalonnent l’entièreté de ce récit, sous la plume de Maupassant.

Les couples de la « bonne société »

Trois couples sont présents à bord de la diligence. Ils sont représentatifs des différentes strates sociales qui structurent alors la société. Les Loiseau qui ont connu une ascension sociale fulgurante, les Carré-Lamadon issus de la bourgeoisie marchande et les Bréville, véritables figures archétypales de l’aristocratie.

Les Loiseau

Ce sont des marchands de vins en gros. Si M. Loiseau vient du peuple, c’est grâce à sa réussite financière qu’il s’est élevé au rang de bourgeois. C’est un parvenu qui conserve un goût prononcé pour les plaisanteries grivoises. Il fait particulièrement montre de sa vulgarité lors du dîner où il se distingue par ses saillies graveleuses. Maupassant insiste sur sa bassesse morale. Ses amis le perçoivent comme un « fripon madré ». Si ce dernier vend un vin de piètre qualité, il compte obtenir « une somme formidable » en exigeant le paiement de celui-ci, dès son arrivée au Havre. Si l’argent lui a permis d’acquérir une certaine respectabilité, il ne tarde pas à révéler sa vraie nature. En effet, la colère se mêle à l’impatience lorsqu’il s’agit de préserver ses intérêts. C’est ainsi qu’il propose aux voyageurs de « livrer pieds et poings liés » Boule de Suif à l’officier prussien. La malhonnêteté qui le caractérise, le conduit même à tricher aux cartes. Il peut compter sur son épouse qui partage avec lui ce penchant pour la duplicité. Contrairement à son mari qui a conservé une gouaille populaire et un côté convivial, elle est dépeinte comme sèche et acariâtre. L’auteur précise qu’elle dispose d’une « âme de gendarme », goûtant peu à l’humour de son époux. Cette antinomie entre ces deux caractères se reflète au niveau physique. M. Loiseau est décrit comme petit, pourvu d’un ventre en ballon et d’une face rougeaude. Quant à sa femme, elle est grande et forte. Son corps est qualifié de « dure carcasse ». Ils participent tous les deux à la « conspiration » visant à convaincre Boule de Suif de céder aux avances de l’officier prussien.

Les Carré-Lamadon

Ils sont l’incarnation de la bourgeoisie provinciale. D’une « caste supérieure », ils ont reçu l’éducation et les bonnes manières que ce statut implique. M. Carré-Lamadon possède des filatures, c’est un riche industriel normand et un notable respecté. À la différence de Boule de Suif ou de Cornudet qui ont des convictions sincères et définies, M. Carré-Lamadon est uniquement mû par ses intérêts et le prestige social attaché à son rang. Maupassant fustige ainsi les contradictions idéologiques de la bourgeoisie marchande. D’une part, elle s’extasie devant le panache militaire. De l’autre, elle ne cesse de vilipender une armée coûteuse, mobilisant de manière improductive des bras qui pourraient servir à la réalisation de « grands travaux industriels ». Le cas de Madame Carré-Lamadon est aussi très révélateur de l’hypocrisie de ce milieu. Alors qu’elle affiche un dédain manifeste à l’égard de la jeune prostituée, Maupassant la décrit comme une femme volage servant de « consolation aux officiers de bonnes familles envoyés à Rouen en garnison ». Sa respectabilité bourgeoise est un leurre, une façade qui peine à masquer sa frivolité apparente lorsqu’elle avoue trouver l’officier prussien « pas mal du tout ». Ils concourent, eux aussi, à jeter cette prostituée dans les bras de l’officier prussien.

Les Bréville

En haut de l’échelle sociale, les Bréville bénéficient d’une ascendance prestigieuse. Occupant la fonction de diplomate depuis plusieurs générations, M. de Bréville se vante même d’être un descendant d’Henri IV, auquel il s’efforce de ressembler physiquement. Dans cette société du paraître, Maupassant dévoile les aspects peu reluisants derrière cette glorieuse légende. En effet, une aïeule du comte de Bréville aurait fauté avec le célèbre souverain et le mari de cette dernière aurait alors bénéficié de nombreux avantages. Dans ces conditions, le prestige familial repose sur une infidélité conjugale. Au tandem courage et honneur dont se prévaut la noblesse, M. de Bréville y substitue la lâcheté et la soumission lorsqu’il s’agit d’envoyer Boule de Suif répondre positivement aux avances de l’officier prussien. Il manie le verbe avec aisance et sait employer les mots adéquats pour convaincre son auditoire. Quant à son épouse, son amabilité avec Boule de Suif n’est qu’apparente et l’on perçoit une évidente condescendance. Elle se complaît dans l’obscénité des plaisanteries de Loiseau. Cependant, elle dispose de qualités essentielles mêlant ruse et persuasion, elle parvient à convaincre la religieuse de recourir à un argumentaire tiré de la Bible afin que Boule de Suif cède au chantage de l’officier.

Ces couples se montrent dépourvus d’honneur et de patriotisme. Ils apparaissent hypocrites et condescendants et finissent tous par œuvrer en faveur de la débauche de Boule de Suif avec le militaire prussien. Chez Maupassant, ce sont souvent les personnages de basse extraction qui sont valorisés, tandis qu’il perce à jour le caractère immoral de la bourgeoisie.

Les deux religieuses

Maupassant s’emploie, à travers ces deux religieuses, à démontrer l’antipathie qu’il éprouve à l’égard de l’Église. Il brocarde cette piété mécanique des deux sœurs qui ne cessent de psalmodier des prières et se montrent prêtes à toutes les soumissions. En effet, elles contribuent à désarmer la résistance de Boule de Suif face à l’officier victorieux. L’une des deux sœurs, affirme qu’un péché est plus vite pardonné s’il est commis pour des raisons louables.

L’officier prussien

Cet officier est la caricature du militaire victorieux qui abuse de sa position pour exiger des faveurs sexuelles de l’ennemi défait. Le viol de guerre est adéquat pour expliquer ce qui arrive à la jeune prostituée. Ce terme englobe les actes de viol, d’agression sexuelle et aussi de prostitution forcée, lors d’un conflit ou dans un contexte de guerre. La violence sexuelle devient une arme de guerre, c’est le lourd tribut que paieront des femmes dans différents conflits. L’attitude de cet officier est à la fois tyrannique et arbitraire. Il ne conçoit pas que cette jeune femme puisse lui résister et insiste à de nombreuses reprises pour parvenir à ses fins. Physiquement, Maupassant souligne son côté guindé en le comparant à « une fille dans son corset ». Quant à sa moustache, sa taille est à la mesure de son arrogance.

Les aubergistes : le couple Follenville

Maupassant les portraiture comme de petits bourgeois issus du peuple. Ils n’ont pas de réelle éducation mais sympathisent rapidement avec M. Loiseau qui provient lui aussi d’un milieu modeste. Le « bon sens » paysan de Madame Follenville est promu lorsqu’elle livre son avis sur la guerre franco-prussienne aux voyageurs. Monsieur Carré-Lamadon est impressionné par l’analyse du conflit qu’elle propose. Son mari peine à supporter la liberté de ton de son épouse. Il lui demande plusieurs fois d’arrêter de parler de ces sujets. La franchise de son épouse contraste avec sa lâcheté. En effet, il devient le messager de l’officier et se fait le relais de ses désirs charnels avec la jeune prostituée. Il se fait ainsi le complice de l’ennemi triomphant. Le sort de la France comme celui de Boule de Suif lui importent peu. A l’instar des autres couples bourgeois, la préservation de ses intérêts est sa seule boussole.

III) Analyse de l’œuvre

Une nouvelle réaliste

a) Les personnages

L’histoire donne « l’illusion complète du vrai ». C’est l’oncle de Maupassant, Charles Cord’homme qui lui aurait narré ce récit. Les différents personnages sont représentatifs de la réalité sociale de l’époque. L’auteur s’est inspiré d’une prostituée nommée Adrienne Legay pour son héroïne Boule de Suif. Sous les traits de Cornudet, il faut reconnaître l’oncle de Maupassant. Ces deux personnages sont véritablement décrits en profondeur. La profusion de détails ajoute au caractère réaliste de cette nouvelle. On entend par nouvelle, un récit bref à l’intrigue simple et où les personnages sont dépeints succinctement. En ce qui concerne le courant réaliste, il apparaît durant la seconde moitié du XIXe siècle et s’oppose au romantisme qui a irrigué ce siècle. Les thématiques traitées proviennent du réel. Les auteurs s’inspirent de faits divers, observent, se documentent, mènent des enquêtes, tels des vrais journalistes. Ils cherchent à retranscrire cette réalité, à rendre compte de ces existences parfois misérables. Leurs héros sont souvent des ouvriers, des marginaux ou comme dans cette nouvelle : une prostituée.

b) L’histoire et la géographie

L’action est située à la fois géographiquement et historiquement. Maupassant connaît chacun des lieux décrits dans cette nouvelle puisqu’il a grandi dans ces terres normandes. L’auberge évoquée existe réellement. Quant à la guerre 1870, il y a participé. Cette dernière est au centre de toutes les conversations. Chaque personnage est amené à donner son avis à ce sujet.

c) La thématique de la guerre : Rouen, ville occupée

Maupassant dépeint l’arrivée dans la ville rouennaise de l’envahisseur prussien et comment celui-ci prend part à la vie quotidienne. Il évoque aussi le ressenti des habitants face à cette défaite militaire. Quand certains demeurent patriotes, d’autres ne pensent qu’à la préservation de leurs intérêts. Ayant participé à la guerre, il a été le témoin privilégié de cette déroute de l’armée française face aux Prussiens. L’occupation de Rouen en est la conséquence directe. Cette nouvelle de Maupassant est imprégnée par cet enfermement. En effet, les passagers passent de nombreuses heures enfermés dans cette diligence. La neige ralentit le voyage. Puis, ces derniers restent bloqués plusieurs jours, à l’intérieur de cette auberge. Ils sont à la merci de l’occupant. Enfin, Boule de Suif, est aussi assiégée par l’ordre de cet officier qui entend bien obtenir des faveurs sexuelles de sa part. Elle ne trouve aucun soutien chez les autres voyageurs qui désirent ardemment qu’elle se livre au militaire prussien afin qu’ils puissent repartir. Ces derniers sont enfermés dans leurs préjugés sociaux et manifestent du mépris et de la condescende à l’égard de Boule de Suif.

Une satire de la bourgeoisie

a) La dénonciation de l’hypocrisie de la bourgeoisie

Ce XIXe siècle marque le début de la société matérialiste et du commerce qui enrichit les bourgeois. Cette ascension sociale est fulgurante pour certains, elle va de paire avec l’émergence d’une morale bien-pensante. Derrière cette respectabilité bourgeoise, Maupassant se plaît à dénoncer l’hypocrisie des bourgeois. Lâcheté, égoïsme et bassesse morale animent ces couples. L’auteur se questionne aussi sur le vice et la vertu dans une société où règne le primat de l’apparence. Il fustige ces bourgeois de Rouen qui composent rapidement avec les occupants prussiens. La résistance de ces derniers se situe uniquement dans le verbe. Dans les faits, seule Boule de Suif adopte un comportement patriote et téméraire en affichant avec sincérité ses convictions. Ses compagnons de route préfèrent user du statut qu’ils possèdent dans la société pour la faire céder. Enfin, ils finissent par la mépriser alors qu’elle vient de les délivrer.

b) Le sacrifice de Boule de Suif

Les sanglots de cette prostituée à la fin du récit sont révélateurs du profond pessimisme de Maupassant. Boule de Suif ne reçoit aucune marque de reconnaissance. Son sacrifice est vain. Il ne permet pas de faire changer les mentalités des couples bourgeois qui voyagent en sa compagnie. Chaque couple aura usé d’artifices rhétoriques pour la convaincre de céder au chantage. Elle se révèle une simple monnaie d’échange pour recouvrir la liberté et demeure une fille de mauvaise vie à mépriser.

Conclusion : Maupassant nous rappelle ici que le sens moral et la valeur d’un homme ne dépend pas de son rang. Dans son récit, seule Boule de Suif, une prostituée marginalisée et malmenée est digne de respect. Quant aux couples de la « bonne société », ils sont animés uniquement par la défense de leurs intérêts. Ils affichent un patriotisme de façade et sont guidés par leurs travers matérialistes.

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Les Résumés

1 commentaire

  • Je trouve que cette nouvelle est fidèle au réalisme, elle reflète bien ce que nous pouvons imaginer de la vie du 18/19éme siècle. La fin est prévisible, on en attend pas moins des hautes classes (tout le monde n’est pas pour autant comme ça, juste que c’est un stéréotype et que une partie des stéréotypes ont un fond de vérité. Cependant, cette nouvelle ne visait pas à ce démarquer de part son suspens mais par d’autres critères qui eux sont tout à fait validés.

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