Littérature

Roy Lewis, de Pourquoi j’ai mangé mon père : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Paru en français en 1975, Pourquoi j’ai mangé mon père (titre original : “The Evolution Man“) de Roy Lewis est un roman humoristique qui parodie la préhistoire et l’évolution humaine. L’ouvrage est à la fois drôle, éducatif et profond, jouant sur l’anachronisme et la satire pour raconter une histoire fictive de la famille d’Ernest, un “homme” préhistorique.

Résumé chapitre par chapitre de Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis

Chapitre 1

L’oncle Vania revient après une absence pour critiquer l’utilisation du feu par son frère Édouard, affirmant que cela pourrait provoquer des désastres. Une dispute éclate entre les deux frères, chacun ayant des opinions différentes sur l’utilisation du feu et des outils de silex. Oncle Vania craint que le feu ne devienne incontrôlable, tandis qu’Édouard voit son utilisation comme une avancée prometteuse pour leur espèce. La dispute se termine lorsque l’oncle Vania se brûle accidentellement les pieds sur des braises chaudes. Il décide de partir, prédisant que le feu finira par détruire leur espèce.

Chapitre 2

Oncle Vania met en garde contre les dangers du feu, mais malgré les risques, son utilisation devient essentielle. Avant le feu, ils mangeaient principalement des végétaux et insectes, chassant tant bien que mal en étant bipèdes. Devenir omnivore a amélioré leur vie, même si les prédateurs les menaçaient constamment. Les abris étaient précieux et rares. Cependant, l’arrivée du feu a marqué un tournant, offrant une lueur d’espoir face aux défis de la survie.

Chapitre 3

Après avoir quitté une corniche dangereuse, la famille s’installe dans une magnifique caverne. Ils sont confrontés à des ours, mais en utilisant le feu comme arme, ils les chassent avec succès. Le père rappelle l’importance de leur avance technologique. La famille s’adapte à sa nouvelle maison, et le récit présente les membres de la tribu, leurs rôles et leurs futurs partenaires.

Chapitre 4

Face à la menace croissante des prédateurs, le père

  • Père (édouard) est l’innovateur de la tribu.
  • Mère (Mathilde) est la chef des femmes du groupe.
  • Tante Laure est une grosse femme peu intelligente. Elle a une relation avec l’oncle Vania, mais il l’a abandonnée en découvrant ses incompétences. Ce dernier visite de temps à autre le groupe.
  • Tante Gudule est appariée à l’oncle Ian, un homme qu’elle espère toujours revoir malgré sa longue absence.
  • Tante Aglaé, tante Amélie, et tante Barbe sont les trois tantes du narrateur. Elles ont perdu leurs partenaires respectifs à cause de prédateurs (lion, rhinocéros et boa constricteur).
  • Oswald est le frère proche d’Ernest, il a un talent pour piéger des animaux.
  • Tobie, un autre frère d’Ernest, est doué pour tailler des pierres et suit souvent Ernest et Oswald dans leurs aventures.
  • Alexandre est le demi-frère d’Ernest. Il est curieux et fasciné par les animaux. Il a tendance à être distrait, mais possède une perspicacité particulière.
  • William est le plus jeune frère du groupe.
  • Elsa est la sœur d’Ernest, ils sont très proches et prévoient de s’apparier à l’âge adulte. Elle est rapide, gracieuse et habile.
  • Anne, Alice, et Dorine sont les trois autres sœurs d’Ernest. Oswald, Alexandre, et Tobie ont respectivement prévu de s’apparier avec elles.

entreprend une quête audacieuse pour maîtriser le feu, s’inspirant du concept d’un volcan portatif. Il escalade le volcan Ruwenzori, apprend à propager le feu d’arbre en arbre et développe un système de relais pour le transporter. Une fois de retour, le feu permet de repousser les prédateurs. Par ailleurs, il invente accidentellement la lance trempée en plongeant la pointe de son épieu dans le feu. Ainsi, il offre une nouvelle arme défensive à sa tribu.

Chapitre 5

L’invention des dards aux pointes durcies au feu révolutionne la chasse, offrant sécurité et approvisionnement alimentaire stable. La maîtrise du silex est enseignée dès l’enfance, tout comme une connaissance approfondie de la faune et de la botanique. Tout en admirant les compétences des grands prédateurs, le père d’Ernest suggère que leur spécialisation peut être une faiblesse. À l’inverse, la polyvalence et l’adaptabilité humaines pourraient être la véritable clé de la survie.

Chapitre 6

Lors d’un dîner, Oncle Vania et Édouard s’affrontent sur l’évolution et le progrès. La tension monte quand Alexandre joue avec une braise et projette l’ombre d’Oncle Vania. Scandalisé, ce dernier s’enfuit dans la forêt après que l’ombre a été effacée. Plus tard, Alexandre et son père créent une ombre de mammouth sur un rocher, semant la panique. Cependant, après avoir chassé un vrai mammouth qui ressemble étrangement à l’ombre, le narrateur découvre que l’ombre a disparu. Le père est perplexe face à cette disparition, et Ernest suggère que l’ombre est maintenant en eux avec le mammouth qu’ils ont mangé. Le père conseille à son fils de se concentrer sur une tâche plus manuelle (silex) pour éviter de trop réfléchir.

Chapitre 7

Alexandre excelle dans l’art des ombres sur roche, captivant son entourage. Le père traverse une période sombre, remettant en question les méthodes traditionnelles de chasse. Quand William trouve un chiot, l’idée de le dresser pour la chasse émerge, malgré des débuts difficiles. Le père s’interroge sur l’évolution et leur place dans le temps, frustré par l’ignorance familiale. Sa quête de créer du feu le tourmente, et malgré ses échecs, il persiste, souvent à l’agacement d’Ernest. L’Oncle Ian fait son retour.

Chapitre 8

L’Oncle Ian revient avec des histoires captivantes de ses voyages, évoquant des territoires et des cultures variées, notamment sa rencontre avec les Néandertaliens. Il détaille ses explorations, allant de l’Europe à la Chine, et exprime son désir d’explorer l’Amérique malgré les défis glaciaires. Intrigué par le chien de William, il envisage d’utiliser des animaux pour l’aider dans ses aventures. Cependant, un accident tragique survient lorsque Ian, tentant de monter une créature inconnue, chute et meurt. Il s’avère que la créature était un hipparion, et non un cheval comme le croyait l’Oncle Ian.

Chapitre 9

Le père décide que ses quatre fils pubères doivent épouser des femmes d’une autre tribu. Il justifie sa décision par des raisons biologiques et culturelles. Les fils sont réticents, mais le père les menace pour les forcer à se conformer.

Chapitre 10

Les quatre frères partent à la recherche de leurs futures épouses. Ils arrivent dans une horde beaucoup plus primitive que la leur et sont impressionnés par la beauté des jeunes femmes. Ils décident de suivre les groupes de chasse et de collecte de nourriture de la tribu pour isoler et séduire les femmes une par une. C’est dans ce contexte qu’Ernest rencontre Griselda, la femme qu’il épousera.

Chapitre 11

Ernest poursuit Griselda pendant de nombreux jours à travers des terrains difficiles, fatigué et découragé par ses nombreuses évasions. Lorsqu’il la retrouve enfin, une conversation révélatrice a lieu : Griselda avoue qu’elle était consciente de sa poursuite et s’en amusait. Blessé par ses jeux, Ernest envisage de partir, mais Griselda insiste pour qu’il reste, évoquant le lien qu’ils ont désormais formé. Malgré ses hésitations, Ernest laisse son gourdin et s’en va.

Chapitre 12

Malgré sa colère envers ses manigances, Ernest se rend compte de son admiration pour elle. Perdu dans ses pensées, Ernest est soudainement pourchassé par un léopard. Au moment où il semble perdu, Griselda surgit et sauve Ernest avec son gourdin. Ils mangent le léopard et dorment. Au réveil, Ernest est émerveillé par la beauté de Griselda qui porte maintenant des éléments du léopard comme des accessoires. Il déclare alors sa décision de la capturer.

Chapitre 13

L’amour est l’une des plus grandes découvertes du temps pléistocène, apportant une extase inconnue aux nouvelles générations. Avant que l’amour devienne une routine, Ernest l’a expérimenté comme une sensation neuve et libératrice. Cela l’a transformé, lui et Griselda, en créatures invincibles, jouant joyeusement avec la nature et les animaux. Ces moments de pur bonheur et d’exploration étaient ponctués de soirées où ils échangeaient des histoires et rêvaient de leur avenir ensemble. L’amour, pour eux, était une force puissante et libératrice.

Chapitre 14

Après la fin d’une lune de miel, Ernest retrouve ses frères, avec Griselda, pour voir qui a réussi à capturer une compagne.

  • Oswald a séduit Clémentine avec des histoires héroïques ;
  • Tobie a attiré Caroline avec sa passion pour la géologie ;
  • Alexandre a charmé Pétronille de manière plus traditionnelle.

En rentrant chez eux, le groupe prend son temps, s’adonnant à diverses activités. Cependant, à l’approche de leur destination, une odeur désagréable et une étrange fumée noire suscitent leur inquiétude.

Chapitre 15

Les quatre frères rentrent chez eux pour découvrir leur famille grillant de la viande, une nouvelle technique introduite par leur mère. La viande cuite s’avère être plus tendre et savoureuse, une découverte accidentelle mais révolutionnaire. Tandis que la famille s’adonne à cette nouvelle manière de manger, Ernest se sent délaissé, notamment par Elsa et Griselda. La nouvelle méthode de cuisson change leurs routines, offrant plus de temps pour la réflexion. Ernest est plongé dans des rêves profonds, explorant ses émotions et une introspection croissante.

Chapitre 16

Oswald organise une chasse fructueuse, mais des charognards arrivent, rappelant au père leur passé de charognards. Lors d’un barbecue, l’oncle Vania critique la cuisson mais finit par tout manger. Le père parle du futur de leur clan, mettant en avant l’évolution et l’innovation. Mais lors d’une danse, des inconnus enlèvent plusieurs femmes. Malgré les tentatives de sauvetage, elles disparaissent. Ernest comprend que son père, Elsa et Griselda ont orchestré tout cela. Tante Barbe, restée seule, court après les ravisseurs, souhaitant elle aussi trouver un partenaire.

Chapitre 17

Après avoir inventé une technique pour créer du feu, le père perd le contrôle des flammes, menaçant leur sécurité. Dans leur fuite, la famille voit une alliance surprenante entre prédateurs et proies pour échapper à l’incendie. Encerclés par les flammes, le père décide de brûler une zone pour créer une barrière contre le feu. Le plan réussit, et même face à une soif intense, les animaux se rassemblent pacifiquement. Suite à cet événement, Griselda, endommagée par l’incendie, exprime son irritation face à l’imprudence du père d’Ernest.

Chapitre 18

Après avoir survécu à cet incendie dévastateur, le groupe se retrouve face à la nécessité de déménager, en raison de la perte de leur source de nourriture. Alors que le débat sur leur déménagement s’intensifie, une autre discussion émerge entre Édouard, fier de sa découverte du feu, et son fils Ernest. Ce dernier voit l’importance de protéger ou de monétiser cette innovation. Malgré la fierté d’Édouard, le souci d’Ernest pour la sécurité et l’avenir du groupe prévaut, et le père cède à la perspective de son fils.

Chapitre 19

Suite à ce désaccord sur l’utilisation du feu, Ernest souhaite empêcher les prises de décisions unilatérales de son père. Malgré les tensions, la famille entame une migration, utilisant le feu comme protection. En chemin, le père raconte une histoire moralisatrice sur l’égoïsme à ses enfants. Il met l’accent sur la survie et l’importance du feu. Parallèlement, Griselda et Ernest évoquent le partage potentiel du secret du feu et discutent de la vie après la mort, suggérant subtilement un futur meilleur si le père venait à disparaître.

Chapitre 20

Après une traversée difficile, la tribu découvre une terre fertile, idéale pour s’installer. Toutefois, une autre tribu prétend déjà ces terres comme les leurs. Suite à des négociations, un accord est trouvé pour partager le territoire, offrant à la tribu d’Ernest des cavernes habitées par des ours. En échange, le père divulgue le secret de la création du feu. Cette décision, bien qu’elle garantisse un lieu de vie, provoque le mécontentement d’Ernest et de Griselda, qui voient le feu comme leur principal avantage.

Chapitre 21

Face à des voisins envahissants, la famille s’adapte et prospère dans diverses activités. Le père crée le premier arc de l’histoire à partir de bois d’if, émerveillant Ernest par ses possibilités. Toutefois, comprenant le danger de cette invention pour la hiérarchie sociale, Ernest envisage la mort accidentelle de son père, avec Griselda et Oswald, pour protéger la tribu. L’accident a lieu et, lors d’un hommage, Ernest rappelle à ses fils le génie innovateur de son père, soulignant l’importance de conjuguer prudence et progrès. Il finit par une méditation sur les mystères de la vie et de la création.

Présentation des personnages

Ernest est le narrateur de cette histoire. Ce jeune pithécanthrope de 15 ans partage la curiosité de son père et est souvent à ses côtés dans ses expérimentations. Ernest est l’incarnation de la nouvelle génération qui poursuit l’œuvre de leurs aînés, tout en apportant leurs propres idées. Toutefois, il incarne également la génération qui se retourne contre ses “aînés” pour protéger sa tribu.

Édouard, le père d’Ernest, est un pithécanthrope inventif et progressiste. Il est le chef de la tribu, et il est toujours à la recherche de nouvelles façons d’améliorer la vie de ses congénères. C’est un homme intelligent et visionnaire. Il est déterminé à faire progresser sa tribu, et il n’hésite pas à remettre en question les traditions ancestrales. Édouard représente le progrès et l’innovation. Il est un symbole de l’homme qui cherche à améliorer son existence. Il incarne la capacité de l’homme à changer.

Mathilde est la mère d’Ernest et l’épouse d’Edouard. C’est la matriarche de la tribu.

Griselda, originaire d’une autre tribu, est la femme d’Ernest. Elle est plus pragmatique et souvent plus terre-à-terre. Griselda représente souvent la voix de la raison et de la prudence face aux nouvelles idées.

Oncle Vania, le frère d’Édouard, est un pithécanthrope conservateur et traditionaliste. Il est opposé aux inventions d’Édouard, qu’il considère comme étant dangereuses et néfastes. C’est un homme obstiné et têtu. Il est attaché aux traditions de sa tribu, et il refuse de voir le monde changer. Oncle Vania incarne l’opposition au changement. Il est un symbole de l’homme qui refuse de s’adapter au monde qui l’entoure. Il représente la peur de l’inconnu.

Tante Laure est une femme corpulente qui manque parfois de perspicacité. Elle a entretenu une relation avec l’oncle Vania, mais il s’est éloigné d’elle en prenant conscience de certaines de ses limites.

Tante Gudule est liée à l’oncle Ian, un homme qu’elle attend toujours avec espoir malgré le temps qui s’est écoulé depuis leur dernière rencontre.

L’Oncle Ian est un voyageur qui parcourt le monde. Il trouve la mort en tentant de rejoindre l’Amérique à dos d’Hipparion, qu’il confond avec un cheval.

Tante Aglaé, tante Amélie et tante Barbe sont les trois autres tantes d’Ernest. Chacune d’entre elles a tragiquement perdu son partenaire à la suite d’attaques de prédateurs, à savoir un lion, un rhinocéros et un boa constrictor.

Les frères d’Ernest : L’aîné, Oswald possède un don pour la chasse. Tobie excelle dans la taille de pierres et accompagne fréquemment Ernest et Oswald dans leurs péripéties. Alexandre est intrigué et captivé par les animaux. Bien qu’il puisse être parfois inattentif, il fait preuve d’une remarquable clairvoyance. William est le plus jeune frère du groupe.

Les sœurs d’Ernest : Elsa entretient une relation étroite avec lui et ils envisagent de former un couple une fois adultes. Elle se distingue par sa rapidité, son élégance et sa dextérité. Anne, Alice et Dorine. Respectivement, Oswald, Alexandre et Tobie envisagent de former un couple avec chacune d’elles.

Analyse d’oeuvre

Un Homme Moderne dans un Monde Ancien

Le choix de raconter l’histoire du point de vue d’Ernest est crucial. En tant que protagoniste central, il sert de guide à travers le monde préhistorique. Il offre une perspective unique sur les événements. Sa voix est celle d’un homme moderne piégé dans le corps d’un homme préhistorique, ce qui crée une tension narrative intéressante. Grâce à cette narration subjective, le lecteur a accès aux pensées intimes, aux sentiments et aux réactions d’Ernest. Cela humanise le personnage, malgré le contexte préhistorique. Sa candeur, son enthousiasme et ses échecs occasionnels ajoutent une dimension humoristique à l’histoire.

En faisant parler ses personnages préhistoriques dans un langage moderne et sophistiqué, Lewis joue avec les attentes du lecteur. Ce contraste entre l’ancien et le moderne est à la fois déroutant et hilarant. Les débats sur le progrès, la technologie, et les valeurs familiales, bien qu’ancrés dans un contexte préhistorique, résonnent étrangement avec nos propres discussions actuelles. Cela renforce l’idée que certaines préoccupations humaines sont intemporelles, transcendant les époques et les cultures.

Lewis n’utilise pas seulement l’anachronisme pour le comique de situation. Il s’en sert comme d’un miroir pour refléter et critiquer la société moderne. Les personnages, avec leurs défis préhistoriques, parodient souvent nos propres préoccupations, telles que la dépendance à la technologie ou l’obsession du progrès à tout prix.
En plaçant la découverte du feu au centre de l’intrigue, Lewis met en évidence l’impact profond des avancées technologiques sur la société. Tout comme nos propres innovations peuvent être à la fois bénéfiques et destructrices, le feu, dans le roman, apporte la chaleur et la sécurité, mais représente également un danger.

Le Feu du Changement

Dans le contexte du roman, le feu n’est pas seulement une avancée technologique ; il symbolise le passage d’un état primitif à une nouvelle ère de possibilités. Il marque un tournant majeur dans l’évolution de la famille d’Ernest et, par extension, de l’humanité. Tout comme le feu a révolutionné la vie des personnages, les avancées technologiques contemporaines modifient constamment notre manière de vivre. Cependant, avec le progrès vient la responsabilité. Le feu, mal utilisé, peut être destructeur, tout comme les technologies modernes peuvent avoir des conséquences imprévues.

L’adoption du feu présente des défis pour la famille, tels que la gestion de cette nouvelle ressource et les dangers potentiels qu’elle présente. De la même manière, le progrès dans la société moderne est souvent accompagné de défis éthiques, sociaux et environnementaux.

L’Oncle Vania : gardien des traditions dans un monde en mutation

Le personnage de l’Oncle Vania incarne la résistance au changement. En tant que patriarche, il est ancré dans les traditions. Il voit les innovations de son frère, Edouard, comme une menace pour l’équilibre de la famille et, à une échelle plus large, de la société. Cette opposition entre les deux frères reflète la lutte éternelle entre les générations précédentes, qui tiennent aux traditions, et les nouvelles générations, qui sont ouvertes à l’innovation et au progrès.

Ainsi, Lewis pose la question fondamentale de la valeur intrinsèque de la tradition. Est-ce que l’ancien est nécessairement meilleur ? Ou l’innovation doit-elle toujours être adoptée à tout prix ?

Le Microcosme Familial

Bien que le livre traite de sujets vastes comme l’évolution et le progrès, c’est avant tout une histoire de famille. Les interactions entre les membres de la famille offrent à la fois des moments comiques et touchants. En effet, la famille d’Ernest est un microcosme de la société. Elle est le reflet des dynamiques interpersonnelles, des conflits et des moments de tendresse qui peuvent exister dans toute communauté. Les défis auxquels ils sont confrontés, qu’il s’agisse de l’acceptation du feu ou des tensions générationnelles, sont amplifiés par les liens étroits qui les unissent.

Malgré le cadre préhistorique, les problèmes et les joies de la famille d’Ernest sont universels. Leurs expériences résonnent avec les lecteurs. Ils rappellent que les thèmes de l’amour, de la loyauté et des conflits familiaux sont intemporels.

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