Littérature

Marcel Pagnol, La Gloire de mon père : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Résumé chapitre par chapitre de La Gloire de mon père de Marcel Pagnol

Chapitres 1 à 5

Marcel, sans doute d’origine espagnole, est né à Aubagne, près de la colline du Garlaban. Son grand-père était tailleur de pierres, installé près de Marseille et son père, instituteur public.
Les écoles normales primaires, qui forment les professeurs, combattaient trois ennemis : l’Église, l’Alcool et la Royauté. Les instituteurs étaient presque tous fils de paysans ou d’ouvriers. Ils devenaient les « savants » de leurs familles. Ils avaient foi dans leur mission d’instruire les enfants, méprisaient l’argent et croyaient dans l’avenir de l’humanité.
Son père enseignait à Aubagne, marié avec Augustine, une couturière de la ville. Ils vivaient dans un appartement collé à l’école dont ils ne payaient pas le loyer. Enceinte, Augustine s’installe chez sa belle-sœur, directrice de l’école de La Ciotat. Joseph venait la voir tous les samedis. Elle rentre d’urgence à Aubagne pour accoucher.
Marcel a peu de souvenirs d’Aubagne, car il n’y vécut que trois années. Il se rappelle que son oncle Henri le lançait en l’air sous les yeux effrayés de sa mère. Il évoque également les parties de pétanque de son père.
La famille va vivre ensuite à Saint-Loup dans la banlieue de Marseille. L’école est située devant une boucherie qui fascine Marcel. Son père le garde de temps en temps à l’école. C’est ainsi qu’il apprend à lire tout seul. Son père étaient aux anges et sa mère, soucieuse devant tant de talent.

Chapitres 6 à 10

Son père est nommé dans la plus grande école communale de Marseille. La famille accueille son petit frère Paul, pensif et très joueur.
Marcel a six. Son institutrice s’appelle Mademoiselle Guimard. Comme il sait déjà lire, elle ne s’occupe pas beaucoup de lui. En revanche, il chante faux. Le jeudi et le dimanche, il se promène avec sa tante Rose, la grande sœur de sa mère. Il aime regarder les cyclistes et donner du pain aux canards. C’est sur un banc du parc Borely que tante Rose fait la connaissance de Jules, qui devint son mari.
Jules et Joseph deviennent vite de bons amis, bien que Jules soit catholique, ce qui offusque Joseph. La famille déménage à nouveau dans une jolie maison qui faisait la fierté de sa mère.
À la naissance de sa petite sœur, Marcel, voyant son nombril, pense que les enfants sortent du ventre de leur mère par cet appendice. Il est choqué quand il voit sa mère l’allaiter. Peu de temps après Tante Rose met au monde, elle aussi, un petit-fils, qui intrigue beaucoup Marcel.
Joseph annonce à son fils Marcel qu’il a loué avec oncle Jules une maison sur la colline pour y passer les grandes vacances. Ils vont chez le brocanteur acheter quelques meubles.

Chapitres 11 à 15

Après avoir marchandé avec le vendeur de meubles, Joseph et son fils reviennent à la maison avec une carriole bien chargée.
Ils installent un atelier dans la cave pour rafistoler les meubles, en compagnie de Paul. Ces travaux, qui durèrent près de trois mois, fascinèrent les enfants. Joseph, fier disait que c’était du « rustique provençal ».
Marcel rêve des prochaines vacances d’été. Les meubles sont prêts et attendent dans le couloir. La veille du départ, les deux familles organisent les préparatifs du voyage. Enfin, un paysan arrive avec une charrette tirée par un baudet et l’aventure commence. Le trajet est long, car il faut contourner de grandes propriétés privées, ce que dénonce Joseph.
Une fois sortis du dernier hameau, Marcel est admiratif devant le paysage. Le paysan lui explique le nom de chaque colline. En fin de journée, ils arrivent. Joseph montre la maison à moitié cachée par un figuier. Marcel hurle de bonheur.
Pendant que Jules aide le déménageur. Tante Rose allaite le petit Pierre. Joseph se fâche avec le déménageur, le traitant d’ivrogne, puis le congédie.

Chapitres 16 à 20

La maison, une vieille ferme en ruine, s’appelle la Bastide Neuve. Une citerne la pourvoit en eau potable. Commencent alors les plus beaux jours de la vie de Marcel. Il joue toute la journée avec son frère. Il essaye de se lever le plus tôt possible pour ne pas perdre un instant. Ils aiment attraper les cigales, nourrir les araignées, brûler les fourmis, capturer des mantes religieuses et manger des gommes d’amandier.
Pendant la sieste, qu’ils détestent, Marcel lit des histoires à son petit frère. Puis ils jouent aux Indiens dans la nature.
Le soir, Marcel écoute les hommes qui parlent de politique. Dès que la conversation monte, Augustine lance un nouveau sujet. Il note sur un carnet tous les mots nouveaux qu’il apprend. C’est ainsi qu’il apprend qu’ « anticonstitutionnellement » est le mot le plus long de la langue française.
Un jour, un terrible orage s’abat sur la maison. Marcel et Paul sont alors obligés de faire une dictée. Une nouvelle conversation houleuse débute entre les adultes. Rose invite alors son mari à chercher des escargots.
Pendant qu’oncle Jules s’affaire dans la cuisine, Marcel compose des poèmes pour son frère. Le soir, les enfants découvrent des cartouches de fusil bien rangées sur la table. Ils comprennent que les parents vont aller chasser.

Chapitres 21 à 26

Pendant le dîner, Jules et Joseph parle de leur future chasse et de tous les animaux qu’ils allaient rapporter. Jules dit que le roi du gibier, c’est la bartavelle (une perdrix des montagnes). Puis il continue à raconter mille anecdotes sur la chasse. Augustine s’inquiète de la présence de sangliers. Après le dîner, Marcel observe la fabrication des cartouches. Jules montre alors son beau fusil. Celui de Joseph lui vient de son père. Augustine demande à son mari de renoncer à la chasse, son arme étant obsolète. Jules la rassure. Marcel se sent honteux, car son père ne sait pas grand-chose sur le sujet. Le lendemain, Jules continue de parler de ses parties de chasse, agaçant l’auditoire. Marcel espère qu’il sera autorisé à accompagner les adultes. L’après-midi, ils essaient les fusils. L’ouverture de la chasse approche. L’excitation est à son comble.
Les hommes essaient leurs tenues de chasse. Ils peaufinent leurs préparatifs et étudient leur parcours. Marcel ne sait toujours pas s’il sera de la partie. Il n’ose pas demander de peur d’un refus. Enfin, devant les parents, il multiplie les arguments pour les convaincre. Malgré des réticences et grâce à l’oncle Jules, il est admis pour participer à l’ouverture de la chasse.

Chapitres 26 à 32

Paul, qui a écouté les parents en cachette, lui révèle qu’ils n’ont pas l’intention de l’emmener. Marcel est consterné. En voyant le matériel de chasse prêt, il comprend que Paul a raison. Il décide de ne pas dormir pour partir à l’aube avec les chasseurs. Tôt, le matin, Paul le réveille. Il part en suivant Jules et Joseph. Il laisse un petit mot rassurant à sa mère.
Il observe les deux hommes qui tirent sur les oiseaux. Joseph tue un merle, Jules une perdrix. Ils ratent un beau lièvre. Marcel continue de les suivre.
Il se perd dans la montagne et commence à avoir peur. Sa crainte redouble lorsqu’il voit un oiseau de proie voler au-dessus de lui.
Marcel commence à pleurer. Pour se réconforter, il mange le goûter qu’il avait apporté. Le soleil descend de l’horizon. Marcel pleure. Sa mère le croit avec les chasseurs et les chasseurs pensent qu’il est à la maison. Enfin, il entend des coups de feu et les cris de l’oncle Jules. Deux gros oiseaux lui tombent dessus. Il les prend et court vers les chasseurs en criant : « Il les a tuées ! » Marcel raconte son aventure aux deux parents. Son père le console et lui confie son fusil pour le rapporter à la maison. Arrivés à la maison, ils racontent leurs exploits à leurs femmes. Le lendemain, Joseph, accompagné par Marcel, montre les bartavelles à un paysan. Tout le village est en émoi devant un tel coup de fusil. Même le photographe décide de prendre un cliché. Le lendemain, au cours d’un festin historique, la famille mange les deux bartavelles. Jules se casse une dent en mordant un plomb. Depuis ce jour, pour sa plus grande fierté, son père est nommé « Celui des bartavelles ».

Principaux personnages

Marcel

Le roman est autobiographique. L’auteur raconte son enfance. Enfant dégourdi et précoce. Il vit le plus grand bonheur de sa vie dans la maison de vacances louée par son père. Il voue une grande admiration pour ce dernier qui culmine dans le dernier chapitre.

Paul

Petit frère de Marcel. Pensif, gourmand et compagnon de tous les jeux, il accompagne Marcel dès qu’il le peut, sauf à la chasse car il était trop petit.

Joseph

Le père de Marcel est un instituteur, issu d’une famille d’artisan. Républicain et anticlérical, il est érudit, passionné par son métier. Fier de Marcel lorsque ce dernier apprend à lire à l’âge de trois ans, il noue avec son fils ainé une relation privilégiée.

Augustine

Couturière qui abandonne son métier pour s’occuper de ses trois enfants. Elle est protectrice et dévouée à sa famille. En raison de sa santé fragile, Joseph décide de lui offrir des vacances dans l’arrière-pays.

Rose

La sœur d’Augustine a de l’humour. Elle se marie avec Jules qu’elle rencontre lors d’une promenade dans un parc à Marseille. Ils auront un bébé.

Jules

L’oncle Jules, mari d’Augustine, est le meilleur ami de Joseph. Ils se disputent souvent sur la religion ou la politique mais se réconcilient toujours. Un peu vantard, il sera blessé dans son orgueil voyant Joseph tuer les bartavelles.

Analyse de l’œuvre

La Provence

Avec fierté, l’auteur commence son histoire par ces mots : « Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers ». Le roman sent bon la Provence. Il commence à Aubagne, passe par Marseille et se termine sur le massif du Garlaban. La flore et la faune sont décrites avec toute la nostalgie de celui qui a vécu en Provence. Le romarin, le thym, la lavande embaument les pages du roman. Dans la maison de vacances à la sortie du village de la Treille, on retrouve tous les insectes du pays. Marcel joue avec les mantes religieuses, les fourmis, et bien sûr les cigales. Il est fasciné par le spectacle de cette nature foisonnante et, à son tour, il fascine le lecteur. La Provence est le décor de l’aventure. Elle est décrite avec amour et talent.

L’enfance de l’auteur

Œuvre autobiographique, la Gloire de mon père raconte l’enfance de Marcel Pagnol. Curieux et observateur, il décrit sa maison, ses écoles, Aubagne, les promenades à Marseille où les adultes apprennent à faire de la bicyclette. Les moyens de transports rudimentaires sont soigneusement étudiés. La bienveillance de l’auteur vis-à-vis de sa famille marque le roman. Il adore son père, est passionné par sa mère. Il apprécie son Oncle Jules et sa Tante Rose. Il se plaît à décrire la gentille rivalité des deux hommes et s’applique à raconter que leurs disputes finissent toujours bien.

L’École laïque

L’histoire commence par une explication presque sociologique sur les Écoles Normales qui formaient les instituteurs. Issus de familles modestes la plupart du temps, ils avaient la passion de leur métier et une aversion pour la religion. Joseph, le père de Marcel, incarne ce que Marcel Péguy nommera les hussards de la République. «Ils avaient une foi totale dans la beauté de leur mission, une confiance radieuse dans l’avenir de la race humaine., écrit Pagnol. Ces hommes et ces femmes luttent pour une école gratuite, laïque et républicaine. On sent chez Joseph un goût pour la lutte des classes lorsqu’il est obligé de faire un long détour, car il ne peut traverser les propriétés privées.

Un récit tendre

Provençal, Marcel Pagnol écrit en français. Sans doute, son père, instituteur de la République ne lui aurait pas permis d’écrire dans une autre langue. Il y a de la nostalgie dans le récit. L’auteur s’attarde sur des humbles : le boucher, le brocanteur, le déménageur… Il décrit leur métier et la difficulté qu’ils ont pour vivre convenablement. Le ton est léger. Le regard de l’enfant qui s’émerveille sur le monde et tente de décrypter les paroles des adultes est souvent drôle. Au fil des pages, le lecteur se laisse bercer par cette tendresse familiale où chacun prend soin de l’autre. Le petit Marcel découvre le monde et offre au lecteur cette découverte.

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