Littérature

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés

Terre des Hommes est un livre d’essais autobiographiques d’Antoine de Saint-Exupéry, un auteur français, qui a été publié en France en février 1939 et a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française. Il a également été publié aux États-Unis en juin de la même année sous le titre de Wind, Sand and Stars, et a remporté le National Book Award. Explorons ensemble une partie de la vie de cet écrivain singulier.

Résumé détaillé chapitre par chapitre de Terre des Hommes d’Antoine de Saint-Exupéry

Chapitre 1 – La ligne

Un jeune pilote

En devenant pilote, Saint-Exupéry a rendu hommage aux réalisations des pionniers de l’aviation en disant que ce qu’ils ont réussi peut être réussi par d’autres.
En 1926, Saint-Exupéry, le narrateur de cette histoire, était un jeune pilote de ligne qui apprenait son métier à la Société Latécoère, une compagnie qui assurait la liaison aérienne entre Toulouse et Dakar avant l’Aéropostale et Air-France. Il vivait dans la crainte des montagnes d’Espagne et le respect des anciens pilotes, qu’il retrouvait au restaurant et qui lui racontaient des histoires fabuleuses sur les dangers et les pièges de leurs voyages. De temps en temps, un de ces pilotes ne rentrait pas.
Le narrateur parle d’un pilote de l’aviation militaire, Bury, qui a terminé un vol difficile. Bury rit brièvement lorsque le narrateur lui demande s’il a eu du mal pendant son vol, et le narrateur pense que Bury a une noblesse particulière. Il suggère que Bury a vaincu “le dragon” (métaphore pour la difficulté de son vol) et que l’ange en lui a percé sous sa “rude écorce“.

Les conseils de Guillaumet

Le narrateur va bientôt partir en avion et le directeur lui rappelle les consignes de vol, notamment de ne pas voler au-dessus des nuages car cela peut être dangereux. Le narrateur imagine alors les nuages comme une frontière entre le monde connu et l’inconnu, et réalise que la perception qu’on a d’un spectacle dépend de notre culture et de notre métier.
Le narrateur se sent mal préparé et a peur de ne pas savoir comment gérer une panne ou trouver un lieu de secours en cas de besoin. Il va voir un ami pilote, Guillaumet, qui a déjà beaucoup volé en Espagne et qui peut lui donner des conseils. Guillaumet lui parle de ses expériences et lui dit de se rappeler que d’autres pilotes ont réussi à surmonter les difficultés et qu’il peut en faire de même. Le narrateur se sent alors plus en confiance et se sent comme quand il était au collège.
Le narrateur parle de l’Espagne comme étant un pays rempli d’histoires et de détails méconnus par les géographes traditionnels. Au lieu de parler de grandes villes et de caractéristiques géographiques, le narrateur mentionne des détails plus personnels et uniques, comme des orangers près de Guadix, un ruisseau près de Motril, et une bergère ignorée par les géographes. Le narrateur semble avoir été enseigné sur l’Espagne par quelqu’un qui connaissait le pays de manière intime et personnelle, et qui a partagé ces histoires avec lui pour lui donner une compréhension plus profonde et plus humaine de l’Espagne.

L’omnibus

Le narrateur prend l’omnibus avec un groupe de personnes pour un voyage en avion. Elles partent tôt le matin et sont accompagnées par des fonctionnaires. Le voyage est présenté comme une sorte de transformation, qui permet aux personnes de devenir responsables et souverains, capables de prendre des décisions importantes et de faire face à des challenges. Elles abandonnent l’hiver du Nord pour se retrouver en été, dans le soleil d’Alicante.
Dans l’omnibus, le narrateur apprend lors d’une conversation entre le directeur et l’inspecteur que le pilote Lécrivain n’a pas atterri à Casablanca comme prévu. Son avion s’est donc crashé.

Le narrateur regarde dehors et voit que le temps est mauvais. Il demande à l’inspecteur s’il s’agit du mauvais temps et l’inspecteur lui répond que ça ne prouve rien. L’auteur se souvient des paroles de Guillemet qui plaignaient les pilotes qui ne connaissaient pas chaque caillou de la ligne, car selon lui, ils seraient malheureux s’ils rencontraient une tempête de neige.

Le narrateur observe les autres passagers qui réfléchissent et discutent de leurs problèmes de santé et financiers. Il réalise que ces hommes sont emprisonnés dans leur vie quotidienne et se rend compte de l’importance de la destinée.
Le narrateur parle de ces personnes qui ont abandonné leurs passions et leurs rêves au profit d’une vie confortable et sécurisée de la bourgeoisie, et qui ont perdu l’opportunité de s’épanouir et de réaliser leur plein potentiel. Le narrateur, en revanche, apprécie le défi et l’excitation de son travail et ne regrette pas d’avoir choisi une voie moins conventionnelle.

Mermoz, le pilote

Le narrateur décrit un voyage en avion, en particulier les activités des membres de l’équipage pendant le vol. Le pilote, le mécanicien et celui qui s’occupe de la radio sont principalement occupés à naviguer et à surveiller les instruments de bord, tandis que les radios de veille au sol enregistrent les messages de l’équipage. L’auteur suggère que, bien que l’avion soit en mouvement, l’équipage ne ressent pas vraiment son déplacement et se concentre plutôt sur les tâches nécessaires pour assurer un vol en toute sécurité. Cependant, il y a des moments, comme lorsque l’avion est proche de sa destination ou l’éloignement de la terre qui peuvent être ressenti de manière intense.
Le narrateur nous parle de Mermoz, un pilote qui a traversé l’Atlantique Sud en hydravion. Lors de son voyage, il est arrivé dans une région connue sous le nom de Pot-au-Noir et a vu de grandes trombes marines se dresser devant lui comme des piliers noirs d’un temple. La nuit est tombée et il a continué à traverser ces ruines fantastiques, naviguant entre les différentes coulées de lumière. Il a continué pendant quatre heures jusqu’à sortir du “temple“. Bien que le spectacle ait été impressionnant, Mermoz n’a pas eu peur.

Une situation angoissante

Le narrateur se souvient d’une situation où il était en navigation avec le radiotélégraphiste Néri et où les informations de position qu’ils avaient reçues étaient fausses. Ils se sont retrouvés perdus et ont navigué dans un monde sans lumière ni substance. Ils ont vu plusieurs lumières et ont essayé de se diriger vers elles. Ils ont demandé à une escale de s’éteindre et de rallumer son phare pour essayer de déterminer si la lumière qu’ils voyaient était vraiment un phare, mais elle n’a pas clignoté et s’est avérée être une étoile fixe.

Le narrateur nous parle de cette expérience comme si lui et Neri avaient fait l’expérience d’un voyage dans l’espace interplanétaire, durant laquelle ils se sentaient perdus et en quête de leur planète natale.

Le narrateur et son collègue Néri reçoivent un message de reproche de la part d’un représentant de l’État à l’aéroport de Casablanca pour avoir viré trop près des hangars lors de leur départ. Ils sont agacés par ce message qui interrompt leur travail de navigation et les distrait de leurs responsabilités. Ils considèrent que cet homme n’a pas à s’immiscer dans leur travail et qu’il devrait plutôt se concentrer sur des choses importantes, comme les aider à trouver un endroit où se poser. Ils se sentent supérieurs à cet homme et à tous les peuples du monde, qu’ils considèrent comme étant insignifiants à côté de leur mission de pilotage.
Le narrateur explique qu’il ont été sauvés par un coup de chance alors qu’ils étaient perdus dans la brume et en danger de s’écraser en mer. Ils ont reçu des conseils de différents aéroports. On leur a indiqué qu’ils disposaient encore de deux heures d’essence. Ils ont donc pu changer de cap pour se diriger vers Cisneros.

Le métier de pilote

Le narrateur décrit comment le métier de pilote de ligne transforme la perception qu’un individu a du monde qui l’entoure. Alors qu’un simple passager ne verrait qu’un paysage monotone, le pilote, lui, doit tenir compte de tous les éléments du paysage et les analyser afin de pouvoir naviguer de manière sûre. De même, les océans apparaissent différemment pour un équipage de pilotes, qui doit prendre en compte les dangers potentiels cachés sous les vagues apparemment calmes. En naviguant, le pilote se retrouve confronté à des problèmes complexes liés aux éléments de la nature et doit faire preuve de méditation et de déchiffrage de signes pour pouvoir naviguer de manière sûre et accomplir son travail.

Chapitre 2- Les Camarades

Dans ce chapitre, le narrateur rend hommage aux héros de l’aviation comme Mermoz et Guillaumet.

Partie 1

MERMOZ

Mermoz était un aviateur qui a fondé une ligne de transport aérien et a volé dans des conditions difficiles, mettant sa vie en danger pour trouver des passages sûrs pour les autres aviateurs. Mermoz a exploré de nombreuses voies difficiles, notamment les Andes, la nuit et l’océan. Il a été impliqué dans plusieurs incidents et a dû être sauvé à plusieurs reprises, mais il a continué à voler et à ouvrir de nouvelles routes.
Après douze années d’exploration, Mermoz et son équipage disparaissent pendant leur voyage au-dessus de l’Atlantique Sud. Après avoir signalé un problème avec un moteur, il y a eu un silence radio pendant dix minutes, ce qui a causé de l’anxiété parmi ceux qui attendaient des nouvelles. Au fil des heures, il est devenu évident que l’avion et son équipage ne reviendraient pas et reposaient quelque part dans l’Atlantique.

UN MÉTIER À RISQUE

Le narrateur parle de la perte de ses camarades de travail, qui sont dispersés dans le monde et ne se voient que rarement. Quand l’un d’entre eux meurt, le narrateur ressent un deuil amer, car il sait que cette amitié ne pourra jamais être reconstruite. Cette perte rappelle aussi au narrateur le fait qu’il vieillit et que d’autres camarades disparaîtront également avec le temps.
Le métier de pilote de ligne permet de nouer des relations humaines fortes et durables, et c’est cette dimension-là qui donne de la grandeur à un métier. Les expériences et les moments de bonheur simples ne peuvent être achetés avec de l’argent.

Le narrateur se souvient d’une histoire où il a échoué sur la côte de Rio de Oro avec d’autres pilotes. Ils ont dû passer la nuit en attendant le jour pour réparer leur avion. Ils ont créé un village avec des caisses et ont attendu, craignant une attaque de dissidents armés. Pendant la nuit, ils ont partagé des souvenirs, et se sont raconté des histoires et chantent, se sentant proches les uns des autres malgré leur isolement et leur pauvreté. Ils ont découvert qu’ils appartenaient à la même communauté et se sentaient réconfortés par la présence des uns des autres.

Partie 2

LA DISPARITION DE GUILLAUMET

Le narrateur compte nous parler de Guillaumet, un pilote. Ce dernier a disparu pendant cinq jours alors qu’il traversait les Andes en hiver. Les recherches menées par deux avions n’ont rien donné, et même les contrebandiers refusent de risquer leur vie en allant explorer les contreforts de la montagne. Au cours du septième jour, un homme entre dans un restaurant à Mendoza et annonce que Guillaumet est vivant. Un avion est alors envoyé pour le retrouver et le ramener à la civilisation. Lorsqu’ils se retrouvent, Guillaumet exprime un orgueil d’homme pour avoir réussi à survivre à cette épreuve. Plus tard, il raconte l’accident qui lui est arrivé.

LES ÉPREUVES DE GUILLAUMET

Il explique avoir été pris dans une tempête de neige alors qu’il survolait les Andes. Il a été obligé de se poser dans un étang, la Laguna Diamante, et a passé deux heures à tourner autour de celui-ci jusqu’à ce qu’il manque d’essence et qu’il soit contraint de se poser et de capoter (c’est-à-dire de renverser l’avion sur le dos). La tempête était si forte qu’elle a renversé le pilote une fois qu’il est sorti de l’avion. Il a dit avoir déjà connu une situation similaire auparavant, mais n’était pas encore convaincu de l’étrangeté des courants descendants et des nuages en haute montagne. Il s’est enveloppé dans des sacs postaux et attendu durant quarante-huit heures.
Guillaumet, qui a été gravement blessé, est maintenant à l’hôpital. Le narrateur décrit son visage tuméfié et ses mains et pieds gourds, et endommagés. Il essaie de lui donner des tisanes pour le réconforter et lui demande de lui résumer ce qui l’a le plus étonné. Guillaumet explique qu’il a dû lutter contre le froid, la fatigue et les obstacles. Pour maintenir son courage et sa détermination, il a dû faire un effort conscient pour ne pas penser à sa situation désespérée et se concentrer plutôt sur des films ou des livres. Cependant, il a fini par perdre le contrôle de ses pensées ce qui lui a demandé encore plus d’efforts pour se concentrer sur d’autres souvenirs afin de continuer à avancer. Toutefois, il a glissé dans la neige, découragé, il a voulu abandonner, mais finalement, il a décidé de se relever et de poursuivre son voyage pour être retrouvé en cas de disparition. Cette décision était motivée par la pensée de sa famille et de l’assurance qui pourrait les protéger financièrement en cas de décès. Il a été contraint de s’arrêter toutes les deux heures environ pour prendre soin de ses pieds gonflés et de son cœur fatigué, et a dû abandonner certaines de ses possessions au fil du voyage. Malgré ces épreuves, il a continué à avancer, un pas après l’autre, et a fini par atteindre sa destination. Au cours de ce voyage, il a découvert la force de sa volonté et de son esprit, et a appris à apprécier son corps comme un outil fiable et précieux.

Le narrateur explique la grandeur de Guillaumet. Un homme responsable qui a couvert de larges horizons afin de contribuer à bâtir le monde.
Le narrateur explique qu’on ne peut pas confondre le genre d’homme qu’était Guillaumet avec des toréadors. Car ce genre d’homme se moque du mépris de la mort. Être pilote, c’est lutter “au nom de sa Création, contre la mort”.

Chapitre 3 – L’Avion

Le narrateur parle d’un homme, Guillaumet, qui travaille également à l’entretien de son avion. Bien que son travail soit difficile et lui prend beaucoup de temps, le narrateur suggère que Guillaumet est tout de même un homme noble. Il apprécie l’aube et a vécu des moments difficiles, mais a été guéri par la lumière de l’aube.

Le narrateur nous parle du progrès technique qui, pour lui, n’est pas un but en soi, mais un outil comme la charrue. Les transformations rapides causées par la machine ont bouleversé les relations humaines, les conditions de travail et les coutumes, et ont également modifié notre psychologie. Nous avons l’impression que la vie du passé nous correspond mieux parce qu’elle correspond mieux à notre langage, mais chaque progrès nous a poussés à sortir de nos habitudes à peine acquises. Nous sommes des émigrants qui n’ont pas encore fondé leur patrie, comme des barbares émerveillés par leurs nouveaux jouets. Pendant que nous poursuivions nos progrès, nous avons utilisé les hommes pour bâtir des chemins de fer, des usines et creuser des puits de pétrole, oubliant que nous les construisions pour servir les hommes. Maintenant, nous devons coloniser et donner vie à cette maison neuve qui n’a pas encore de visage. La vérité pour certains était de bâtir, mais maintenant, c’est d’y habiter.

Selon le narrateur, la conception et l’utilisation de machines a pour objectif de les rendre aussi naturelles et simples que possible, de sorte qu’elles s’intègrent de manière transparente dans notre vie et notre travail. La perfection de la machine est atteinte lorsqu’elle est si efficace et intuitive dans son utilisation qu’elle se fait oublier, permettant ainsi à l’homme de se concentrer sur sa propre activité et de se reconnecter avec la nature. L’exemple du pilote d’avion montre comment, à mesure que la machine devient plus puissante et maîtrisée, elle peut devenir une extension de soi et un moyen de s’épanouir dans son travail.

Chapitre 4 – L’avion et la planète

Partie 1

L’avion nous offre une vue aérienne qui nous permet de mieux comprendre la nature de la terre et la manière dont la vie s’est développée sur notre planète. En volant en ligne droite, nous pouvons voir les fondations de la terre et comment la vie prospère dans certaines conditions favorables. Cela nous permet de voir l’humanité sous un angle cosmique et de mieux comprendre notre propre histoire.

Partie 2

Le narrateur décrit un voyage en avion au-dessus des volcans en Argentine, qui sont passés du feu au calme et sont maintenant couverts d’herbe et de végétation. La ville de Punta Arenas se trouve à proximité de ces volcans et est considérée comme la ville la plus au sud du monde. Le narrateur semble impressionné par la présence de la ville près de ces volcans et par la capacité de l’homme à vivre et à prospérer dans cet environnement.
Le narrateur décrit son arrivée à Punta Arenas, une ville en Patagonie, en Amérique du Sud. Le narrateur semble être un étranger qui observe les gens autour de lui et qui réfléchit à la nature humaine. Il parle des jeunes filles et de leur mystère, de l’enfant qui pleure et de la ville elle-même, qui repose sur un sol qui semble solide, mais qui est en réalité instable et soumis aux forces de la nature. Le narrateur fait également référence à un étang qui subit les marées et où se déroulent des processus inexplicables sous la surface calme. Enfin, le narrateur parle de sa propre solitude en tant qu’étranger et de son incapacité à pénétrer dans les “Empires” des autres.

Partie 3

Ce chapitre décrit les plateaux de sable formés par des coquillages fossilisés, situés dans la région du Sahara entre Cap Juby et Cisneros. Ces plateaux ont l’air d’être très stables et peuvent être utilisés comme pistes d’atterrissage par les avions. Le narrateur décrit également comment il a exploré l’un de ces plateaux et s’est senti comme le premier à marcher sur ce territoire vierge.

Partie 4

Le narrateur, perdu dans le désert, contemple le ciel étoilé et se sent apaisé par sa connexion avec la terre et la gravitation. Il se sent en sécurité et en harmonie avec sa patrie, mais réalise sa vulnérabilité en tant qu’être humain perdu et menacé. Malgré cela, il apprécie la douceur de respirer et de simplement exister.
Le narrateur se souvient d’une maison et d’un parc qu’il a connus autrefois, et les sentiments de nostalgie et de nostalgie que ces souvenirs suscitent. La maison est décrite comme une présence réconfortante, et le narrateur réfléchit au sentiment d’identité qu’il trouve dans ses souvenirs de la maison et des personnes qui y vivaient. Le narrateur réfléchit également au sentiment d’intemporalité et d’éternité qu’il associe à la maison et aux rituels et routines qui s’y déroulaient, comme le soin et l’entretien du linge et des autres articles ménagers. À la fin du passage, le narrateur exprime sa gratitude à l’égard d’une Mademoiselle, décrite comme une gouvernante qui s’occupait du linge et des autres articles ménagers avec beaucoup de diligence et d’attention.
Le narrateur décrit son expérience dans le Sahara. Il fait référence à cette gouvernante dont la foi est inébranlable et réfléchit à son propre lien au sol et à lui-même. Le narrateur fait également allusion à une maison comme étant un lieu de douceur et de rêveries.

Chapitre 5 – L’Oasis

L’accueil dans une maison en Oasis

Le narrateur se trouve dans une oasis en et est accueilli par une famille qui lui offre un logement pour la nuit. Il est intrigué par la maison massive et trapue, qui semble être un château de légende. Quand il est accueilli par deux jeunes filles, elles le dévisagent gravement et lui tendent la main en silence avant de disparaître. Le père de la famille explique que les filles sont sauvages. Toute cette scène se déroule de manière simple, silencieuse et furtive, comme si elle était le début d’un secret.

La description de la maison

Le narrateur apprécie cette “intensité extraordinaire” que lui donnent les craquelures et les déchirures et admire le respect que lui témoignent ses propriétaires en prenant soin de la maison même dans son état de délabrement. Les propriétaires ne semblent pas se soucier de la nécessité de réparer les défauts de la maison et l’auteur suggère qu’ils préfèrent conserver son charme et son atmosphère chaleureuse plutôt que de la rénover complètement. La maison a une odeur de bibliothèque ancienne et le narrateur apprécie le fait de déplacer de lourdes lampes d’une pièce à l’autre, ce qui crée des ombres et des plages de lumière intéressantes. L’atmosphère de la maison est paisible et agréable.

Les vipères

Le narrateur décrit ses impressions lors d’un dîner avec les deux jeunes filles qui ont réapparu. Il a l’impression qu’elles le jugent et se sent un peu gêné par cela. Les jeunes filles ont l’air de bien connaître les animaux et de prendre soin d’eux. L’auteur essaie de se montrer amical envers elles, mais il a l’impression que ses efforts sont vains. Pendant le silence qui s’installe au cours du dîner, quelque chose bruisse sous la table et le narrateur lève les yeux, intrigué. Une des jeunes filles sort alors un serpent de sous la table et le tend au narrateur qui se sent un peu mal à l’aise face à cet animal.

Que sont devenues ces jeunes filles ?

Le narrateur se demande ce qu’elles sont devenues et si elles ont changé depuis qu’elles ont quitté l’état de jeune fille pour devenir des femmes. Il se rappelle aussi que, lorsqu’une jeune fille devient une femme, elle peut être tentée de se laisser séduire par un “imbécile” qui lui fait croire qu’il comprend et apprécie ses intérêts et passions, mais qui en réalité ne les comprend pas vraiment. Le narrateur suggère que cet “imbécile” peut emmener la jeune femme “en esclavage“, c’est-à-dire lui imposer ses propres valeurs et intérêts au détriment des siens.

Chapitre 6 – Dans le désert

Partie 1

Le narrateur nous parle de son expérience en tant que pilote de ligne pendant laquelle il a passé plusieurs années dans le désert du Sahara. Il décrit la solitude de cette expérience et comment il a ressenti l’écoulement du temps alors qu’il était loin de chez lui. Il mentionne également une dissidence et un fort espagnol à Cap Juby où les nuits étaient régulièrement interrompues par des sentinelles qui criaient pour alerter les autres de menaces éventuelles.
Le désert est d’abord perçu comme vide et silencieux, mais en apprenant à connaître et à comprendre les gens et les endroits du désert, on peut découvrir de nouvelles profondeurs et significations. Le puits et l’amour sont évoqués comme des éléments qui peuvent illuminer et transformer l’expérience. Le narrateur suggère également que c’est en acceptant les règles du jeu et en s’immergeant dans l’expérience que l’on peut vraiment comprendre et apprécier le désert.

Partie 2

Le narrateur a raconté une histoire de son premier voyage dans le désert, où il est arrivé au fortin de Nouatchott en Mauritanie avec Riguelle et Guillaumet. Le sergent qui y vit avec ses quinze Sénégalais a été très heureux de leur arrivée, car ils étaient les premières personnes qu’il voyait depuis six mois. Il a été déçu de ne pas pouvoir partager du vin avec eux pour célébrer leur arrivée, car il n’en avait plus lors de la dernière visite du capitaine.
Le narrateur et le sergent sont en train de regarder les étoiles et discutent de leurs rêves et de leurs amours. Le désert est présenté comme quelque chose qui peut inspirer de l’amour et de la poésie.

Partie 3

Port-Étienne est une petite ville située dans une zone désertique et isolée. Elle est presque invincible en raison de sa situation géographique et de ses faibles ressources militaires. Depuis que les habitants s’en souviennent, il y a toujours eu une attaque militaire en marche sur Port-Étienne, mais elle n’a jamais réussi à atteindre la ville. Les habitants de Port-Étienne sont protégés principalement par leur pauvreté et n’ont à combattre aucun autre ennemi que le silence. Le gramophone de Lucas, le chef de l’aéroport, tourne en permanence et joue de la musique qui rappelle aux habitants un langage oublié et provoque une tristesse inexpliquée semblable à la soif.
Le narrateur et ses amis ont dîné au fortin et ont admiré le jardin du capitaine-gouverneur, qui avait reçu de la terre de France pour y faire pousser des plantes. Ils rentrent chez eux sous la lune, dont la lumière fait paraître le sable rose. Cependant, un appel de sentinelle rappelle le danger de se trouver dans le désert, où une caravane maure pourrait être en marche. Le narrateur et ses amis doivent montrer leur identité française pour être autorisés à passer. Ils respirent mieux une fois passés.
Le narrateur décrit les préparatifs d’un pilote pour un vol, et l’anticipation d’une tempête de sable. Le pilote observe les signes de l’approche de la tempête, tels que le comportement des insectes et le changement du vent, et se demande s’il doit poursuivre son vol. Il évoque également le sentiment d’isolement et de solitude que ressent le pilote en attendant au bord du désert, ainsi que le sentiment de crainte et de respect qu’il éprouve pour la puissance de la nature.

Partie 4

Le narrateur nous parle de sa rencontre avec des Maures insoumis, c’est-à-dire des individus qui refusaient de se soumettre à l’autorité coloniale française. L’auteur raconte comment il a tenté d’apprivoiser certains d’entre eux en les emmenant visiter la France, et comment ces visites ont bouleversé leur perception de la vie et de Dieu. Le chapitre met en lumière les contrastes entre la richesse de la France et la pauvreté du Sahara, ainsi que les différences culturelles et religieuses entre les Maures et les Français.
Le narrateur nous parle d’un chef arabe qui a trahi sa foi et sa culture en collaborant avec les forces coloniales françaises. Cependant, il a fini par prendre conscience de sa trahison et a décidé de se révolter contre les colonisateurs. Il se rappelle les temps où le Sahara était encore un espace de guerre et de bravoure, et il regrette que cet espace soit maintenant pacifié et vide de prestige. Les officiers chrétiens qui l’entourent vont bientôt s’endormir, mais lui, El Mammoun, reste éveillé et réfléchit à sa vie et à ses choix.

Partie 5

Le narrateur nous parle de Captain Bonnafous, une légende dans la région des Maures. Il est officier méhariste des pelotons d’Atar et est connu pour voler des chameaux aux tribus R’Gueïbat. Sa réputation est telle que les tribus se mettent en marche vers lui et que sa présence donne une valeur symbolique au sable. Demain, Kemal et Mouyane partiront en rezzou (une expédition de guerre) contre Bonnafous avec 300 fusils. Bonnafous est considéré comme un ennemi puissant.
Le narrateur nous parle de la différence culturelle et religieuse entre les colons et les populations autochtones à travers Kemal et Mouyane.
Bonnafous est un Maure qui commande un peloton de soldats dans le désert. Il est respecté et admiré par ses ennemis pour sa force et son sens de l’honneur. Quand il quitte le désert pour aller en France, les Maures perdent confiance en lui et croient qu’il reviendra un jour, car ils ont compris qu’il avait vécu une vie riche et pleine de sens dans le désert, alors que les jeux et les distractions de la vie en France ne pourront jamais le satisfaire. Si Bonnafous revient un jour, cela provoquera une rébellion parmi les Maures.

Partie 6

Le narrateur est un pilote qui passe quelque temps à Cap Juby et rencontre un esclave appelé Bark. Bark était autrefois conducteur de troupeaux à Marrakech et s’appelait Mohammed. Il se souvient de sa vie passée et espère que le narrateur pourra l’aider à retourner à Marrakech. Le narrateur reste sceptique quant à sa capacité à aider Bark, mais Bark le considère comme une force positive dans sa vie et un vent favorable qui pourrait un jour changer son destin.
Le narrateur décrit la vie des esclaves nomades dans le désert du Sahara. Il met en avant leur existence simple et paisible, qui se résume à faire le thé, s’occuper des “méhara” (dromadaire de monte) et manger. Le narrateur explique que ces esclaves étaient heureux, car ils étaient en paix avec eux-mêmes et avec leur vie, malgré leur condition d’esclaves. Cependant, il évoque également la tristesse de ces hommes qui ont été privés de leur famille et de leur vie.
Le narrateur suggère que l’esclave était reconnaissant envers son maître pour les petites attentions qu’il lui offrait, mais que lorsqu’il est devenu trop vieux pour travailler, il a été libéré et a fini par mourir seul et abandonné dans le désert. Le narrateur semble être fasciné par la vie passée de cet esclave et par ce qui a pu se perdre lorsque cet homme est décédé.
Le narrateur a acheté un esclave appelé Bark à des Maures au terme de négociations qui ont duré huit jours. Pour aider à conclure l’achat, il a promis une commission à un autre bandit et a demandé à un ami du propriétaire de persuader ce dernier de vendre Bark, car il est malade et risque de mourir. Après avoir acheté Bark, le narrateur le met à l’abri pendant six jours et organise une cérémonie officielle pour le libérer de son état d’esclave. Le marabout, l’ancien propriétaire et le caïd de Juby signent un acte officiel et déclarent Bark comme étant leur fils. La vie de Bark changea et il devint un homme libre.

Partie 7

Le désert est un endroit vide et aride qui peut se transformer en un empire puissant. L’auteur se souvient des jeux de son enfance dans un parc où tout avait un sens et où ils formaient une “civilisation close“. Maintenant, en grandissant et en vivant sous d’autres lois, il ne peut plus rentrer dans cet univers magique et il comprend que pour y retourner, il faudrait rentrer dans le jeu plutôt que dans le parc physique.

Le narrateur parle de l’expérience de poursuivre de nouvelles découvertes et de l’excitation de l’aventure. Cependant, avec le temps, ces horizons s’éteignent et perdent de leur magie, comme si leur essence même était extraite d’eux. Cette personne se réfère également au Sultan des Mille et une Nuits, qui poursuivait une matière subtile mais qui finissait par s’éteindre dans ses bras. La personne se nourrit de la magie des sables et de la poudre vierge des coquillages, mais mentionne que d’autres peuvent venir trop tard pour en profiter pleinement.

Le narrateur s’est retrouvé dans le désert en Égypte lors d’un raid vers l’Indochine en 1935. Il a été pris dans les sables et a cru qu’il allait mourir.

Chapitre 7 – Au coeur du désert

Partie 1

Le narrateur rencontre des nuages bas en abordant la Méditerranée. Pour éviter les obstacles, il descend à 20 mètres et fait de gros efforts pour voir ce qui se passe devant lui. Son mécanicien, André Prévot, lui donne du café pour l’aider à rester éveillé. Le narrateur surveille les cadrans de son avion pour s’assurer que tout fonctionne correctement. Après une heure et demie de vol, la pluie commence à se calmer et le narrateur peut voir une traînée de couleur verte sur la mer, ce qui le remplit de joie. Il annonce à Prévot que tout va bien.
Le narrateur assiste à un accident de voiture qui a gravement blessé quelqu’un à la tête. Il ressent une sensation de menace et se rappelle avoir entendu un bruit similaire auparavant, lorsque deux hommes sont morts dans un garage. Le narrateur s’éloigne de la route et se dirige vers son avion, mais il reste profondément affecté par l’incident. Il se sent menacé par le destin et craint d’entendre à nouveau ce bruit de toux rauque qui lui a été familier. Le narrateur se dirige alors vers Benghazi.

Partie 2

Le narrateur est en train de voler dans l’avion et il ressent une certaine mélancolie en regardant le paysage qui passe sous lui. Il se prépare à entrer dans la nuit et il évoque son amour pour le vol et le monde mystique qui l’accompagne. Il parle de la façon dont la lumière disparaît peu à peu et de la façon dont la terre et le ciel se confondent. Il mentionne aussi Prévot, qui s’occupe des lampes de l’avion, et il dit qu’il n’a ni faim ni soif et qu’il pourrait piloter pendant des années.

Le narrateur décrit une expérience de vol en avion, peut-être la traversée d’un désert par nuit sans lune. Il suit une direction donnée par les météos de Paris, Tunis et Benghazi et prévoit une navigation de trois heures et demie environ. Il travaille en étroite collaboration avec son copilote Prévot et se concentre sur l’observation de son compas et de son instrument de navigation, tout en effectuant des vérifications régulières des cadrans-moteur. Le narrateur évoque également sa solitude et sa réflexion sur sa situation actuelle, coupé du monde extérieur par l’absence de lune et de communication radio.

Le narrateur se montre attentif aux conditions météorologiques et à sa position dans l’espace.
Le narrateur et Prévot sont en train de voler et ont atterri dans un nuage. Ils ont perdu de l’altitude et ont vu un phare, mais ont fini par emboutir le sol à une vitesse de 270 km/h. L’impact a causé un tremblement de terre qui a ravagé la cabine de l’avion, expulsant les fenêtres et les tôles et remplissant les protagonistes de son grondement. L’avion s’est finalement arrêté et il y a eu un silence total. Le narrateur a essayé de sortir de l’avion, mais il était coincé. Il a entendu Prévot appeler à l’aide et a finalement réussi à sortir de l’avion. Il a vu que l’aile avait été arrachée et que le moteur était en feu. Il a trouvé Prévot qui était inconscient et l’a traîné loin de l’avion avant que celui-ci n’explose.

Partie 3

Le narrateur est perdu dans le désert avec Prévot et ils s’installent dans une cabine pour attendre le jour. Le narrateur fait le bilan de la situation et constate qu’ils ignorent où ils sont. De plus, ils n’ont plus d’eau. Le narrateur s’étonne qu’ils soient encore en vie et pense qu’ils seront retrouvés dans huit jours au mieux. Toutefois, s’ils ont dérivé, il faudra attendre six mois. Le narrateur s’endort en sachant que la réalité sera différente lorsque le jour se lèvera.

Partie 4

Le narrateur et Prévot ont passé des nuits dans le Sahara et se sont perdus. Ils ont choisi de marcher vers l’Est-Nord-Est, peut-être en référence à une expérience passée de son ami Guillaumet dans les Andes. Après cinq heures de marche, ils ont découvert des traces de pas et ont dû faire demi-tour pour retrouver son chemin. Leur survie dépendait de leur capacité à retrouver leur chemin.
Ils ont marché pendant six heures et parcouru 35 km dans un désert. Ils ont atteint le sommet d’une colline et vu des mirages à l’horizon. Cependant, ils ont dû faire demi-tour et retourner à leur avion parce qu’ils ont épuisé leur réserve d’eau et ont besoin de boire pour survivre. Ils sont déçus de devoir renoncer à la possibilité de trouver de l’aide ou de la vie au-delà de l’horizon, mais ils savent que c’est la décision la plus raisonnable.
Le narrateur et Prévot sont retournés à l’avion et ont allumé un grand feu dans l’espoir d’attirer l’attention de quelqu’un, mais jusqu’à présent, personne n’a répondu. Ils sont désespérés et se demandent combien de temps ils vont pouvoir résister dans ces conditions. Prévot pleure et le narrateur tente de le réconforter.

Partie 5

Le narrateur et Prévot ont vécu une situation difficile et ont dû faire face à la faim et à la soif. Ils ont bu un liquide écœurant pour étancher leur soif. Prévot a évoqué l’existence d’un revolver et le narrateur a réagi de manière hostile, prêt à le blesser s’il insistait sur le sujet. Le narrateur a l’impression que tout est simple dans la vie, sauf les relations sociales. Le narrateur et Prévot ont marché dans le désert pendant de longs moments. Ils ont vécu l’expérience des mirages.

Partie 6

Ils ont trouvé un moyen de recueillir de l’eau de rosée grâce à des panneaux en parachute et un réservoir, mais l’eau qu’ils ont récoltée est d’un “beau vert-jaune” et a un goût “effroyable” et “de métal empoisonné“. La soif des personnages est finalement satisfaite grâce à un orage inattendu qui leur fournit de l’eau potable. Cependant, ils se retrouvent de nouveau dans une situation difficile lorsque leur véhicule tombe en panne et qu’ils sont obligés de continuer à pied. Les mirages continuent comme ce lac qui semble s’éloigner au fur et à mesure qu’ils s’en approchent.
Le narrateur explique que cette expérience qu’ils ont vécue a fait d’eux des personnes encore plus vivantes.

Partie 7

Le narrateur décrit une situation de grande difficulté, de souffrance et de déshydratation dans un désert. Ils sont en train de marcher et sont confrontés à la fatigue, à la soif et à la chaleur. Le narrateur évoque son œsophage douloureux, sa toux à venir, des taches brillantes et le fait qu’il ne peut pas transpirer. Il décrit également la difficulté de manger et de boire, avec une soif devenue une maladie et la sensation de perdre ses souvenirs et ses tendresses. Il mentionne également le paysage changeant, avec des pierres, du sable et des dunes, et la nécessité de continuer à marcher jusqu’à un point de repère, même si cela s’avère extrêmement éprouvant.
Finalement, le narrateur et Prévot finissent par tomber sur d’autres traces et tombent sur un Bédouin. Ils finissent par trouver de l’aide et sont sauvés.

Chapitre 8 – Les Hommes

Partie 1

Pour le narrateur, se perdre dans le désert, c’est une façon de connaître la vérité dans laquelle les héros n’existent pas. Il n’y a que des destins d’hommes.

Partie 2

Le narrateur voit des soldats qui sont en train de boire du cognac et de passer du temps ensemble avant de partir au combat, mais il y a une tension palpable dans l’air en raison de l’attaque qui se prépare. Certains jouent aux échecs ou plaisantent, tandis que d’autres paraissent tendus et nerveux. Il y a aussi un ivrogne qui fait son entrée et qui essaie de réclamer de l’alcool, mais qui est finalement refusé. La scène semble être une sorte de moment de répit avant l’action, et il est dit que les soldats se décaperont de leur sueur et de leur alcool plus tard, comme s’ils allaient être purifiés par leur engagement au combat.

Le narrateur s’adresse ensuite au Sergent en lui demandant : “Et toi, sergent, à quel banquet étais-tu convié qui valût de mourir ?”. Puis il se met à raconter la vie de cet homme et le pourquoi de la guerre.

Partie 3

Dans cette partie, le narrateur explique que chaque personne est en quête de donner un sens à sa vie. Il exprime également le fait qu’étant tous des hommes, nous ne devons pas nous haïr, mais accepter nos différences. Il regrette ces sociétés européennes dans lesquelles les hommes se plaisent à jouir de bien futiles. Il finit sa morale humaniste en posant une question : “quand nous sommes-nous sentis heureux ?

Partie 4

Le narrateur voyage dans un train et voit des ouvriers polonais qui, congédiés de France, retournent chez eux. Il aperçoit un enfant et, face à cette misère, il comprend que dans cette expérience, ce n’est pas l’individu, mais l’espèce humaine qui est blessée.

Présentation des personnages

Le narrateur est Antoine de Saint-Exupéry qui nous relate une partie de sa vie, soit de ses vingt-six à ses trente-cinq ans. En tant qu’aviateur dans l’Aéropostale, il assure le transport du courrier. C’est un homme responsable qui a à cœur de remplir ses missions. Cet homme optimiste peut compter sur de nombreux amis et nous fait part de ses rêves et des incidents qu’il a rencontré au cours de sa carrière de pilote.

Prévôt est un mécanicien dans l’aéropostal. Cet ami du narrateur est un personnage impulsif qui va affronter le désert de Lybie avec lui.

Henri Guillaumet est un autre pilote de l’aéropostal. Cet ami du narrateur va le conseiller et lui donner les ficelles du métier. Il va avoir un incident lors d’un crash dans les Andes, mais finira par être secouru. C’est un homme honorable et réfléchi.

Mermoz est un autre pilote de l’aéropostal. Cet homme joyeux et bavard a créé la ligne Casablanca-Dakar afin de la sécuriser. C’est un ami du narrateur et de Henri.

Néri est un autre ami du narrateur. C’est un jeune mécanicien d’avion qui est plutôt réservé.

Analyse de l’oeuvre

Dans La Terre des hommes, Saint-Exupéry aborde de nombreux thèmes comme l’avion, le désert, la morale humaniste et l’action.
L’avion, c’est ce qui permet à l’homme de dominer les cieux. C’est un progrès technologique qui donne l’opportunité à l’homme de mieux se comprendre lui-même et le monde dans lequel il vit. Cet outil de la civilisation moderne nous donne l’occasion de lutter pour notre survie et de méditer sur des points auxquels nous n’aurions jamais pensé. Pour Saint-Exupéry, l’avion, c’est “un trait d’union entre les êtres humains”, c’est “un dragon” que l’on dompte.
Dans l’écriture de Saint-Exupéry, le désert est vu comme un endroit magique à la fois silencieux et vide. Toute la richesse dont jouit le désert lui vient de l’homme. Toutefois, le désert est un endroit hostile et dangereux comme le sont les Andes. Cela montre que l’homme, face à la nature, est si petit. Il ne peut que s’incliner devant cette force de la nature.
Dans cette œuvre, Saint-Exupéry partage une morale humaniste dans laquelle l’homme doit être responsable et présent pour ceux qui sont plus faibles que lui. Il y fait mention de la camaraderie, de l’entraide et de la solidarité qui sont à privilégier comparé à l’individualisme des sociétés.

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3 Commentaires

  • Bonjour, j’ai trouvé ce résumé très utile, car je passe actuellement le Bac de Français, et il dispose de toutes les informations dont j’ai besoin pour me rafraîchir la mémoire :=)

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