Littérature

Edith Hamilton, La Cosmogonie Grecque selon la Mythologie : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Résumé de la Cosmogonie Grecque selon la Mythologie de Edith Hamilton

Dans son livre La Mythologie, Edith Hamilton nous explique que nous ne pouvons dater le moment où les légendes et les mythes ont commencé à se propager chez les Grecs puisque nous n’avons des traces écrites que depuis l’apparition de l’Iliade d’Homère. Avec les Grecs, l’homme est au centre de tout et les dieux deviennent “humains” avec des sentiments humains. Ils ne sont plus là seulement pour être craint et parfois, il prête à sourire comme Zeus qui ne cesse d’être infidèle à sa femme, mais qui se fait toujours attraper. Chez les Grecs, l’irrationnel n’a plus sa place et les dieux sont des hommes ou des femmes esthétiquement parfaits : ce sont des dieux-humains. Tous les mythes sont ancrés dans la réalité comme Héraclès (Hercule) qui a son foyer dans la ville de Trèbes.

La mythologie des Grecs est un moyen de comprendre le monde dans lequel ils évoluent afin de symboliser les événements de mère nature. Toutefois, on retrouve dans la mythologie grecque des traces d’une mythologie plus ancienne où l’on retrouve des dieux-animaux (centaures, satyres, cyclopes, etc.).

Nous retrouvons également les “monstres” tels que les Gorgones, les Hydres ou les Chimères, mais ils n’existent que pour être vaincus par les héros.

Les Grecs avaient plus de considération pour les poètes, détenant l’art divin, que les prêtres.

Comment furent créés le Monde et l’Humanité ?

L’auteur utilise Hésiode dans ce chapitre. À l’origine de toute chose, il y avait le Chaos puis, sans aucune explication, sont nés La Nuit et Erèbe. De l’union de la nuit et de la mort, naquit l’Amour qui permit de créer la Lumière. La Terre apparut ainsi que le Ciel (Gæa et Ouranos) et ils donnèrent naissance à des monstres. Parmi tous ses enfants, le Ciel ne laisse en liberté que les Titans et les Cyclopes (“de cuclos, cercle, et ops, regard”). Alerté par ses frères qui appelaient à l’aide, un Titan du nom de Cronos piégea son père et le mutila. Le sang de la blessure créa les Géants ainsi que les Erinnyes (les Furies). Ces dernières avaient pour objectif de punir les pécheurs.

Cronos (Saturne) régna sur l’univers avec sa femme, Rhéa, qui était également sa sœur. En ayant appris qu’un de ses enfants finirait par le détrôner, Cronos avait décidé de conjurer le sort en dévorant chacun de ses nouveaux-nés. À la naissance de Zeus, Rhéa offrit une grande pierre enveloppée de linge pour dissimuler son nouveau-né. Aidée par sa grand-mère, la Terre, Zeus réussit à faire en sorte que son père recrache ses 5 frères et sœurs. Un combat opposa les dieux et les Titans. Zeus libéra les monstres aux cent bras pour qu’ils combattent pour lui et il fut également aidé de Prométhée, l’un des fils de Japet, un Titan.

La Terre mit au monde un nouvel enfant : Typhon qui fut également terrassé par Zeus. Les Géants essayèrent de se rebeller, mais les dieux accompagnés d’Héraclès réussissent à les défaire et à les envoyer au Tartare.

Durant les premiers temps, l’homme vivait sans la femme. Zeus créa cette dernière pour se venger d’une ruse exercée par Prométhée. En effet, celui-ci avait dérobé le feu pour les hommes et il joua un tour à Zeus. Après avoir pris soin de dépecer un bœuf, il préleva les meilleures parties pour les glisser dans la dépouille et il dissimula tous les os dans une graisse bien blanche. Il demanda à Zeus de choisir son morceau et il opta pour la graisse bien blanche.
Par vengeance, Zeus fit forger par Vulcain Pandore. Elle se dirigea auprès des hommes. Ce fut pour eux le début de la fin.
Dans une autre version, c’est la nature curieuse de Pandore qui joua un rôle décisif dans le destin de l’homme. Elle fut envoyée à Epiméthée avec une boîte dans laquelle tous les dieux avaient mis une chose nuisible. Bien que Prométhée conseilla au mortel de ne jamais accepter de cadeau venant de Zeus, Épiméthée fit exception en acceptant Pandore. Cette dernière, trop curieuse, ouvrit la boite et laissa échapper tous les maux de la terre. Lorsqu’elle rabattit le couvercle, tous les maux étaient déjà sortis : il ne restait que l’Espérance./p>

Prométhée fut également puni par Zeus pour sa duperie, mais également parce qu’il ne souhaitait pas lui révéler le nom de la femme qui portera l’enfant qui le détrônerait.

Selon une autre version, Zeus aurait créé le déluge pour se venger des hommes qui étaient devenus pervers. Il ne resta que Deucalion, le fils de Prométhée et sa nièce, Pyrrha. Zeus n’en fit pas cas, car il savait que tous deux étaient pieux. Lorsque le temps fut plus clément, Deucalion et Pyrrha demandèrent l’aide des dieux qui leur répondirent : “Voilez-vous la face, sortez du temple et jetez derrière vous les os de votre mère.”. Leur mère étant la Terre, ils jetèrent des pierres derrière eux. Ainsi naquit l’humanité.

Présentation des différents dieux de la mythologie Grecque

Contrairement à la religion chrétienne qui parle d’un dieu unique qui a créé tout ce qui existe, dont l’Univers, les Grecs pensaient que c’était l’Univers qui avait créé les dieux.

Le ciel (Ouranos) et la terre (GÆA) ont donné naissance aux Titans. Ce sont ces derniers qui ont créé les dieux.

LES TITANS

Nommés les Dieux Anciens, les Titans disposant d’une “taille énorme et d’une force incroyable” régnaient sur l’univers. Cronos (Saturne) était leur chef jusqu’à ce qu’il soit détrôné par Zeus (Jupiter).

Parmi les autres titans, on recense également :

  • Océan ainsi que sa femme Téthys ;
  • Hypérion : père du soleil, de la lune et de l’aurore ;
  • Mnémosyne : la mémoire ;
  • Thémis dont le nom est synonyme de justice ;
  • Japet qui a donné naissance à Atlas (celui qui porte le monde sur ses épaules) et Prométhée (le “transmetteur du feu”).

LES DIEUX OLYMPIENS

Quand Zeus est arrivé sur le trône, il n’a pas banni les Anciens Dieux mais ces derniers devaient se “contenter d’un rang moins élevé”.
Le foyer des douze grands Olympiens était l’Olympe toutefois, il est assez difficile de situer concrètement où se situait leur royaume.

Les grands olympiens firent un tirage au sort afin de se partager l’univers :

Zeus (Jupiter) devint le dieu souverain, connu pour manier la foudre. Ce dieu de la pluie déclare à sa famille dans l’Iliade : “ Je suis plus puissant que vous tous. Faites-en l’épreuve, afin de vous en assurer. Fixez une chaîne d’or au ciel, et que chacun de vous, dieu ou déesse, s’en saisisse. Vous ne pourrez entraîner Zeus.
Mais s’il me plaisait de vous faire lâcher prise, je le pourrais. Je fixerais la chaîne à un pinacle de l’Olympe et tout resterait suspendu dans l’air – oui, l’univers entier, et la mer aussi.
”. Ce n’est pas un dieu omnipotent ni omniscient et plusieurs dieux, dont Poséïdon, arrive à le duper dans l’Iliade. Lorsque Zeus remplaçait le protecteur divin d’une cité, ses habitants, conservant la femme de leur dieu ancien, la transférée à Zeus. Cela explique, selon les érudits, les nombreuses infidélités sentimentales de ce dieu considéré comme étant le “plus majestueux”. Il exigeait des sacrifices ainsi qu’une bonne conduite.

Héra (Junon) est la femme de Zeus, mais également sa sœur. Elle fut élevée par Océan et sa femme Téthys. Protectrice du mariage, elle prenait soin des femmes mariées. Toutefois, cette déesse est connue pour s’en être pris à toutes les femmes que Zeus a honorées de ses faveurs. Elle les poursuivait ainsi que leurs enfants. Dans l’épisode où Pâris, prince troyen, devait déterminer qui d’Athéna, Aphrodite ou Héra était la plus belle, le sort de Troie aurait été différent s’il avait donné la pomme à Héra.

Poséidon (Neptune) est le frère de Zeus qui règne sur la mer. Zeus le considérait comme un dieu très important. Bien que Poséidon disposait de tout le royaume marin dans lequel il avait un magnifique palais, il était souvent présent dans l’Olympe. Il est l’époux d’Amphitrite, la petite fille d’Océan. Il est également connu pour avoir fait don du premier cheval à l’homme.

Hadès (Pluton) est le troisième frère de Zeus qui règne dans le monde souterrain et dans le royaume des morts. En lui attribuant le nom de Pluton, il était également le dieu des métaux précieux dissimulés dans les entrailles de la terre. Bien qu’il soit sans pitié, Hadès était un dieu terrible, mais juste. Toutefois, il était considéré comme un visiteur indésirable dans l’Olympe. Sa femme est Coré ou Perséphone (Proserpine) qu’il déroba à la terre pour faire d’elle la reine des enfers. Il est important de préciser que Hadès n’était pas le dieu de la mort, mais le souverain des morts.

Pallas Athéna (Minerve) est la fille de Zeus qui sortit, en étant adulte et armée, du crâne de son père. Elle est surnommée la “déesse aux yeux “pers”” ou la déesse “aux yeux étincelants”. Cette guerrière impitoyable est la déesse de la Cité. Elle protège la vie civilisée (artisanat, agriculture). En inventant la bride, a permis aux hommes de dompter les chevaux. Elle est la personnification de la chasteté, de la raison et de la sagesse.

Phoibos Apollon est le fils de Zeus et de Léto (Latone) naît sur l’île de Délos. On lui porte de nombreux titres : le dieu-Archer, le dieu de la Lumière, le dieu de la Vérité, le Guérisseur. En effet, ce musicien, qui avait l’habitude de charmer l’Olympe lorsqu’il jouait de sa lyre dorée, avait appris aux hommes l’art de la médecine. Il est connu pour avoir vaincu le serpent Python. On lui attribuait également le nom de “Lycien” (dieu-loup, dieu-lumière, dieu de Lycie). Comme de nombreux dieux olympiens, il porte en lui une image primitive qui le montre à la fois cruel et impitoyable et une image poétique en tant qu’intermédiaire entre les hommes et les dieux et en tant que purificateur.

Artémis (Diane), également nommée Cynthia, est la sœur jumelle d’Apollon. Elle est avec Aphrodite et Athéna une déesse vierge de l’Olympe. Cette “Dame des Animaux sauvages” faisait particulièrement attention aux nichées ainsi qu’aux couvées. Elle est considérée comme la “protectrice de la jeunesse” mais accepte le sacrifice d’une jeune vierge pour que la flotte grecque puisse partir en guerre contre Troie. En s’identifiant avec Séléné (Luna) et Hécate, Artémis est considérée comme la “déesse aux trois formes” (nuage, terre et Enfer).

Aphrodite (Vénus) est la déesse de l’Amour et de la Beauté qui séduisait et trompait les hommes et les dieux. C’est également la déesse du rire ou la déesse irrésistible. Elle serait l’épouse d’Héphaïstos (Vulcain) le dieu laid de la forge. Bien qu’Homère lui donne pour parents Zeus et Dioné dans l’Iliade, elle serait naît de l’écume (aphros) de la mer près de Cythère. Si certains auteurs la décrivent comme “une douce et faible créature”, d’autres la désignent comme une “traîtresse” qui use de ses pouvoirs pour détruire les hommes.

Hermès (Mercure) est le fils de Zeus et de Maïa, la fille d’Atlas. Il est l’une des divinités qui apparaît le plus dans les légendes mythologiques. Dès le jour de sa naissance, ce dieu astucieux commence sa carrière en tant que dieu des voleurs. C’est le messager de Zeus qui “vole, aussi léger que la pensée, pour remplir sa mission”. Il est également le dieu du Commerce et des Marchés.

Arès (Mars) est le dieu de la Guerre, détesté par ses parents, Zeus et Héra, selon Homère. C’est un dieu meurtrier que les Grecs avaient tendance à ne pas aimer. Toutefois, les Romains honoraient Mars le considérant comme invincible et redoutable. Arès apparaît très peu dans la mythologie grecque : il serait l’amant d’Aphrodite.

Héphaïstos (Vulcain et Mulciber) est le dieu du Feu qui est né de Zeus et d’Héra D’autres prétendent que Héra l’a mis au monde seule, tout comme Zeus a mis bas Athéna seul. C’est un dieu laid et difforme qui, selon certaines légendes, aurait été jeté du mont Olympe par sa mère quand il est arrivé au monde. D’autres prétendent qu’il a été puni par Zeus pour avoir défendu Héra lors d’une querelle entre époux. C’est l’armurier et le forgeron des dieux. Ce dieu populaire était amoureux de la paix. Il exerçait une grande influence sur la vie de la cité.

Hestia (Vesta) est la sœur de Zeus qui, comme Arès, n’a aucune personnalité distincte. C’est la déesse du feu qui symbolise le foyer, mais elle ne joue pas de rôle significatif dans les mythes. Toutes les cités disposaient d’un foyer public qui était consacré à cette déesse dans lequel on trouvait un feu qui “ne devait jamais s’éteindre”. Par exemple, à Rome, le feu sacré de Vesta était entretenu par six Vestales (des jeunes prêtresses vierges).

LES DIEUX MINEURS

Les douze grands Olympiens n’étaient pas les seuls divinités à peupler les cieux. Il y avait également :

Eros (Cupidon), le dieu de l’Amour, qu’Hésiode décrit comme “Le plus beau des dieux immortels” qu’on représente quelquefois aveugle (l’amour rend aveugle). Il est accompagné d’Antéros la divinité qui s’oppose à l’amour et d’Hyménée, le dieu présidant aux fêtes du mariage.

Hébé est la déesse de la jeunesse. Fille de Zeus et d’ Héra, elle avait pour fonction de servir à boire aux dieux.

Iris est la déesse de l’arc-en-ciel qui joue le rôle de messagère des dieux, tout comme Hermès.

Les Grâces étaient les filles de Zeus et d’Eurynome, fille d’Océan. On y comptabilise trois divinités sans personnalités distinctes. Il y avait Aglaé (la Brillante), Thalie (la Verdoyante) et Euphrosyne (la Joie intérieure). Elles étaient les “reines du Chant” avec les Muses.

Les Muses étaient neuf filles de Zeus et de Mnémosyne (Mémoire). Clio est la Muse de l’Histoire, Uranie est la muse de l’Astronomie, Melpomène de la Tragédie, Thalie de la Comédie, Terpsichore de la Danse, Calliope de la Poésie antique, Erato de la Poésie amoureuse, Polymnie des chants religieux et de la Rhétorique, Euterpe de la Poésie lyrique et de la Musique. Elles accompagnaient Apollon et inspiraient les hommes.

Analyse

Les dieux grecques ont été assimilés aux dieux romains. En effet, les Romains avaient jusque-là des dieux “vagues” sans personnalités distinctes. Les dieux romains étaient les Numinas.

Les Romains vénéraient les Lares, les esprits des ancêtres ainsi que les Pénates, les dieux gardiens du foyer. Il y avait également le gardien des bornes des champs (le dieu Terme), la déesse de la fertilité (Priape), le gardien des troupeaux (Palès), le protecteur des laboureurs et des bûcherons (Sylvain).

Avant que l’art et la littérature grecque ne transforment considérablement le visage et la personnalité des dieux romains, Saturne était le patron des semeurs tandis que sa femme, Ops, favorisait les moissons. Le petit-fils de Saturne était Faunus, une sorte de Pan qui parlait aux hommes dans leur rêves. Janus faisant également partie des Numina, c’était le dieu des “entreprises propices”. L’auteur nous parle également des Faunes (satyres), des Mânes (les âmes des justes), des Lémures ou Larves (âmes des méchants), des Carmènes qui sont devenues les Muses par la suite ainsi que de Lucine, Pomone et Vertumne.

Les Romains n’étaient pas considérés comme un peuple très imaginatif ce qui explique le fait que leur mythologie soit aussi proche de celles des Grecques. En assimilant les dieux grecs à leurs dieux, les Romains ont pu mettre un visage plus précis sur leurs propres dieux.

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