Littérature

François Mauriac, Thérèse Desqueyroux : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Résumé 1 : François Mauriac, Thérèse Desqueyroux

Présentation de l’oeuvre

Thérèse Desqueyroux est un roman de François Mauriac qui a été publié en 1927. Quelques années plus tard, en 1950, ce roman remportera le Grand Prix des Meilleurs roman du demi-siècle et le prix Nobel de littérature. Le roman connaît un fort succès et sera adapté en 1962 par le réalisateur Georges Franju, puis en 2012 par Claude Miller dans lequel Audrey Tautou joue le rôle de Thérèse. Thérèse Desqueyroux est le grand chef d’oeuvre de Mauriac. L’écrivain s’est d’ailleurs inspiré d’un véritable fait divers, l’histoire de Blanche Canaby.

Résumé de Thérèse Desqueyroux chapitre par chapitre

Chapitre 1

Le livre s’ouvre dans une salle de tribunal. On y rencontre Thérèse, son avocat et son père. Thérèse était présente à la cour car elle a été accusée d’avoir attenté à la vie de son mari en l’empoisonnant. N’ayant aucune preuve contre elle, le procureur décide la laisser partir et prononce un non lieu. Le père de Thérèse, Monsieur Larroque, s’inquiète que cette accusation entache sa carrière politique. Thérèse se rend ensuite à la gare où elle doit prendre un train pour Argelouse, là où se trouve son mari. Avant de partir, son père exige qu’elle obéisse au doigt et à l’oeil de son mari pour ne pas créer de scandale supplémentaire.

Chapitre 2

Dans la calèche la menant à la gare, Thérèse est épuisée, elle n’a pas hâte de retrouver son mari et reprendre sa vie d’avant. Elle espère toutefois que Bernard lui pardonne son geste. Elle pense tout lui avouer à son arrivée mais revient sur sa décision comprenant l’ampleur de ce qu’elle a tenté de faire. La calèche s’arrête enfin à la gare de Nizan et cela rappelle à Thérèse les meilleurs moments de sa vie passés avec son amie Anne.

Chapitre 3

Pleine de nostalgie, Thérèse repense à Argelouse, la ville où elle est née. Elle repense également à sa mère, qu’elle n’a jamais connue car elle est morte en la mettant au monde. Sa mère tenait une métairie, c’est-à-dire une sorte de ferme-restaurant. A l’époque, il y avait deux métairies dans la région, l’une appartenant à sa mère et l’autre à la famille Desqueyroux, celle de Bernard. C’est dans le but de réunir les deux propriétés que Thérèse et Bernard ont été mariés. Au début, Thérèse voyait dans ce mariage, l’opportunité de se faire un nom et obtenir un rang plus élevé dans la société. Elle était également heureuse de devenir la belle-sœur de sa meilleure amie. Mais la réalité la vite rattraper…

Chapitre 4

Dans ce chapitre, Thérèse repense au jour où elle s’est mariée. Ce jour fut horrible pour elle. Tout rapport sexuel avec Bernard la dégoûte et elle apprend au fil du temps à faire avec. Pendant son voyage de noce, elle reçoit des lettres d’Anne qui lui raconte son histoire d’amour passionnel avec Jean Azévédo. Par contre, ce dernier serait de confession juive et atteint de la tuberculose. Cela n’empêche pas Thérèse d’être emplie de jalousie et elle déchire chacune des lettres. Finalement, la relation entre Anne et Jean ne pourra dura car la famille Desqueyroux a prévu de marier Anne au fils Deghuilhem qui vient d’une famille bourgeoise.

Chapitre 5

La famille d’Anne décide de l’enfermer dans la métairie afin qu’elle ne puisse plus voir Jean. Anne tombe rapidement en dépression mais Thérèse ne fait rien pour l’aider à aller mieux. Quelques temps plus tard, Thérèse apprend qu’elle est enceinte mais cette nouvelle ne la réjouit pas, elle est morte de peur.

Chapitre 6

Anne est en voyage avec ses parents, Thérèse et Bernard sont seuls dans la propriété d’Argelouse. C’est à ce moment là que Bernard tombe gravement malade et craint qu’il ne s’agisse d’un problème cardiaque. Il a très peur et ne veut pas mourir. Pendant ce temps, Thérèse discute avec Jean qu’il lui avoue qu’il n’a pas du tout l’intention d’épouser Anne et qu’il voulait seulement d’une relation passionnée sans lendemain. Thérèse est séduite par l’élégance et l’élan de liberté que lui inspire Jean.

Chapitre 7

Thérèse aide Jean à écrire une lettre de rupture à Anne. Jean demande à Anne de revenir à Argelouse mais ce dernier s’en va à Paris. En rentrant, Anne réalise la trahison de son amie et est profondément blessée. Jean et Thérèse, eux, se rapprochent.

Chapitre 8

Thérèse n’a plus de nouvelles de Jean et ce dernier ne répond pas à ses lettres. Thérèse met au monde son enfant, c’est une fille et elle décide de l’appeler Marie. Elle ne parvient pas à aimer sa fille et se trouve totalement indifférente face à elle. Bernard a développer une allergie quand il prend une double dose d’arsenic. Ayant découvert cela, Thérèse commence à faire de fausses ordonnances pour obtenir encore plus d’arsenic. Elle commence à en mettre régulièrement dans la boisson de son mari. Toutefois, le médecin se rend rapidement compte de l’empoisonnement.

Chapitre 9

Après avoir pensé à tout cela, Thérèse revient dans le monde présent. Elle n’est plus dans le train à présent, elle vient juste d’arriver à la maison familiale. Face à la froideur de Bernard, elle ne parvient pas à lui avouer son acte. Pour la punir, la famille Desqueyroux enferme Thérèse dans sa chambre, elle est privée de sa fille et de Tante Clara. Son seul moment de sortie est le dimanche pour se rendre à l’église avec Bernard. Thérèse ne pense qu’à s’enfuir.

Chapitre 10

Au bord du désespoir, Thérèse décide de se suicider avec un poison. Alors qu’elle s’apprête à mettre fin à ses jours, Balionte, la servante de la famille, lui annonce que Tante Clara est morte.

Chapitre 11

Thérèse reste donc enfermée dans sa chambre et elle passe le plus clair de son temps à fumer. Bernard part en voyage à Saint Clair au mois de novembre, privant Thérèse de son seul jour de sortie. Pour éviter les rumeurs, la famille explique que Thérèse souffre de neurasthénie, un syndrome de fatigue chronique, et qu’elle doit rester couchée. Thérèse est au plus bas, mange peu, fume trop et passe toutes ses journées allongée dans son lit. Elle rêve de la vie qu’elle aurait pu avoir en compagnie de Jean , à Paris.

Chapitre 12

Bernard envoie une lettre à Thérèse pour lui annoncer son retour prochain pour fin décembre. Il ne vient pas seul, il est accompagné de sa mère, d’Anne et de l’époux de cette dernière. Bernard menace Thérèse de la punir encore plus sévèrement si elle ne se tient pas bien pendant la rencontre. Thérèse se présente fatiguée et extrêmement maigre. A l’arrivée de la famille, elle s’évanouit. Plein de pitié, Bernard décide de la délivrer et de s’occuper d’elle.

Chapitre 13

Le dernier chapitre du roman s’ouvre sur une amélioration. Bernard et Thérèse sont à Paris dans un restaurant. Bernard repart bientôt pour Argelouse tandis que Thérèse commence une nouvelle vie à Paris. Avant de partir, Bernard demande à sa femme pourquoi elle l’a empoisonné mais celle-ci répond qu’elle ne sait pas vraiment. Bernard exige de Thérèse qu’elle ne revienne seulement pour les cérémonies familiales. Ils se quittent enfin sans s’être vraiment jamais compris.

Présentation des personnages

Thérèse Desqueyroux

C’est le personnage principal de l’histoire. Son mari est Bernard Desqueyroux. Leur mariage est un mariage de volonté et non d’amour. Thérèse est amie avec Anne, qui est la demi-sœur de Bernard. Thérèse est une femme libre qui a soif d’indépendance. Elle vit son mariage comme un emprisonnement. Sa rencontre avec Jean Avézédo sera déterminante et changera à jamais son regard sur sa propre vie. C’est après cette rencontre qu’elle décidera d’empoisonner Bernard.

Bernard Desqueyroux

D’abord voisin de Thérèse, il deviendra par la suite son mari. C’est un homme peu ouvert d’esprit et qui n’a aucune gaieté. Il souffre de problèmes de coeur et Thérèse se servira de cette faiblesse pour l’empoisonner.

Jérôme Larroque

Il est le père de Thérèse. C’est un bourgeois et le maire de sa ville, il a donc une position sociale importante. Selon lui, toutes les femmes sont des hystériques et des bonnes à rien, il déteste toutes les femmes. Sa carrière passe avant toute chose.

Jean Avézédo

Cet homme est un libertin, il représente la liberté et la différence. C’est lui qui aidera Thérèse à ouvrir ses yeux sur sa situation et comment en sortir. Jean aura une liaison avec Anne mais il ne prend pas du tout leur histoire au sérieux.

Maître Duros

Il est l’avocat chargé de la défense de Thérèse. C’est notamment grâce à lui que Thérèse obtiendra un non-lieu.

Tante Clara

Il s’agit de la tante âgée de Thérèse. Les deux femmes entretiennent une excellente relation et Thérèse est totalement dévouée à sa vieille tante. La mort de cette dernière empêchera Thérèse de mettre fin à ses jours.

Anne de la Trave

Elle est la demi-sœur de Bernard et la grande amie de Thérèse. Elle tombe très rapidement amoureuse de Jean mais, à cause des conventions, elle épouse un homme de sa classe sociale c’est-à-dire un bourgeois. Thérèse se moque souvent d’elle sur ce point et lui reproche d’être trop soumise.

Quelques thèmes utiles pour l’analyse de Thérèse Desqueyroux

Le crime

Le crime de Thérèse est omniprésent durant tout le roman et on se rend très vite compte de la culpabilité ressentie par le personnage principal. Mais la liberté et ce qui compte le plus pour Thérèse et c’est bien ce besoin de liberté qui pousse l’héroïne à un tel extrême. Les rumeurs, le jugement d’autrui et les apparences sont tous les enjeux mis en cause par le crime.

L’individualisme

C’est le personnage de Thérèse qui représente le mieux l’individualisme dans le roman. Elle est prête à tout pour affirmer son caractère et veut se libérer des normes sociales dans laquelle on l’enferme depuis sa naissance. Thérèse est une femme anticonformiste qui rejette même la religion catholique. Elle est totalement indifférente à sa famille, souvent jalouse et pense avant tout à ses propres intérêts.

L’amitié

L’amitié de Thérèse et Anne est très ambiguë. Il s’agit d’une amitié forte mais empreint de jalousie. L’amitié des deux femmes se matérialise par l’échange de lettres mais sera fragilisée par la présence des hommes et leur vision du mariage. Leur amitié ne pourra survivre aux visions totalement opposées qu’ont les deux jeunes femmes de la vie.

La bourgeoisie provinciale

Cette bourgeoisie est surtout illustrée par la manière dont sont considérées les femmes dans leur foyer. Elles n’ont aucune choix et doivent devenir des épouses et des mères, rester à la maison cantonnée au rang de ménagère. La bourgeoisie est aussi représentée par les mariages arrangés, celui de Thérèse et Bernard, d’abord, puis, celui d’Anne et du fils Deghuilhem, ensuite. Le but de ces mariages arrangés est de conserver une fortune et des terres. De plus, les apparences sont ce qui comptent le plus pour les bourgeois. L’argent est également au centre de leurs préoccupations.

La religion comme façade

Les pensées de liberté de Thérèse ainsi que son anticonformiste la rapproche bien souvent de l’athéisme. C’est cette culture laïque qui empêche bien souvent Thérèse de se confier à sa meilleure amie Anne, de peur de passer pour une femme sotte. La religion catholique est surtout un moyen pour la famille de Beranrd de se faire bien voir en société, aucun membre de la famille n’a de véritables sentiments religieux et ils font vivre un enfer à Thérèse, qui se meurt sous leur yeux. La religion n’est qu’un prétexte, un moyen de plus de rentrer dans une case bien définie de petit bourgeois. Quant à Thérèse, son salut ne peut se faire que dans l’anéantissement de sa famille.

Résumé 2 : François Mauriac, Thérèse Desqueyroux

Résumé chapitre par chapitre

Chapitre 1

Thérèse Desqueyroux sort du Palais de justice de Bazas. Son avocat l’accompagne. Elle bénéficie d’un non-lieu pour les faits qui lui sont reprochés. Son père, Monsieur Larroque, l’attend. Les trois personnages prennent place dans une calèche. Thérèse est épuisée par son long procès. Les deux hommes parlent. Il est question d’une ordonnance falsifiée. Monsieur Larroque ordonne à sa fille de rester chez son mari, malade. Il est préoccupé par le qu’en-dira-ton à la veille des élections sénatoriales.

Chapitre 2

Thérèse se rend chez elle, à Argelouse. Elle s’inquiète des premières paroles de son mari Bernard, dont le faux témoignage a été déterminant. Dès la gare de Nizan, elle se rappelle de bons souvenirs avec son amie Anne de la Trave. Le voyage en train est interminable. Elle pense à son enfance, à l’école, au lycée, à ces belles années où elle se sentait pure, avant son mariage. Le train est sur le point d’arriver. Thérèse n’a que peu de temps pour préparer sa défense devant son mari. Elle voit défiler toute sa vie.

Chapitre 3

Argelouse est un hameau perdu entouré de champs de seigle. On y trouve encore de belles demeures, dont celles des familles Larroque et Desqueyroux. C’est ici que Thérèse et Bernard se sont connus. Thérèse songe à son mariage. Elle voulait épouser Bernard sans doute pour sa fortune, mais aussi pour devenir la belle-sœur de son amie Anne, la petite sœur de son mari. Elle voulait « trouver son rang », avoir une place sociale enviée.

Chapitre 4

Thérèse se rappelle son mariage malheureux, « un jour étouffant », sa triste nuit de noces et le voyage pitoyable qui a suivi. Sur le chemin du retour, elle a lu des lettres d’Anne, à l’insu de son mari, qui lui annonçaient son amour pour le fils Azévedo, Jean. Thérèse ressent un peu de jalousie. Elle déchire les lettres et souhaite rentrer au plus vite pour dire à son amie Anne que l’amour n’est pas ce qu’elle croit.

Chapitre 5

Arrivée, elle parle aux parents d’Anne et suggère qu’ils l’emmènent pour un voyage afin qu’elle change d’idée. Puis, elle tente de convaincre son amie de partir quelque temps. Elle y parvient en lui promettant de contacter Jean. Thérèse se rend compte qu’elle est enceinte. Elle ne souhaite pas avoir d’enfant.

Chapitre 6

Thérèse s’inquiète de l’état de santé de Bernard. Il craint d’avoir une crise cardiaque. Elle se moque de sa peur de la mort. Puis, toujours dans le train, elle se souvient de sa première rencontre avec Jean Azévedo. À sa surprise, il lui dit qu’il n’a aucune intention d’épouser Anne, mais simplement l’envie de lui faire goûter à la passion amoureuse. Thérèse ressort charmée de cet entretien avec un homme cultivé.

Chapitre 7

Thérèse raconte cette entrevue à Bernard. Elle ajoute qu’elle va lui faire écrire une gentille lettre pour qu’Anne perde tout espoir. Elle revoit Jean à plusieurs reprises. De son côté Bernard, qui a vu un médecin, a appris qu’il était seulement anémique et devait suivre un traitement à base d’arsenic.
Après le départ de Jean, Thérèse éprouve une grande solitude. Anne revient à l’improviste de son voyage et souhaite retrouver Jean à tout prix. Thérèse lui dit qu’il est parti à Paris. Son amie ne la croit pas.

Chapitre 8

Thérèse n’a plus de nouvelles de Jean. Enceinte, elle craint de finir comme sa mère qui est morte en couches. Elle remarque que pour Bernard et sa famille, seul l’enfant qu’elle porte compte. Elle se voit comme « un vase sacré ». Anne, résignée, ne lui adresse plus la parole. La relation entre Thérèse et son mari se détériore. Elle met au monde Marie, mais ne ressent que peu d’attachement pour le nouveau-né, alors qu’Anne l’adore. Bernard continue de se soigner à l’arsenic. Un jour, il se verse une double dose et tombe malade. Thérèse comprend l’effet du médicament et, administre à Bernard de fortes doses d’arsenic. Un médecin, en voyant des ordonnances falsifiées, dévoile le stratagème de Thérèse.

Chapitre 9

Le train arrive enfin dans la gare de Saint-Clair. Au loin, elle voit Bernard et elle crie « Non-lieu ! » Bernard l’accompagne dans la maison et lui fait comprendre qu’elle doit lui obéir en tout. Il veut sauver les apparences. Il a décidé de l’enfermer dans sa chambre et d’aller ensemble le dimanche à la messe. Sa fille restera loin d’elle avec sa belle-mère. Bernard lui fait comprendre que sa tentative d’assassinat est due à la cupidité de Thérèse. Il ajoute que le père de Thérèse est d’accord avec ses décisions.

Chapitre 10

Voyant la « puissante mécanique familiale » prête à la broyer, Thérèse pense au suicide. Elle retrouve du poison dans une armoire. Elle remplit un verre d’eau lorsque la servante, Balionte, lui annonce la mort de sa vieille tante Clara qu’elle aimait bien.

Chapitre 11

Cloîtrée à Argelouse, Thérèse ne trouve pas le sommeil. Les habitants lui attribuent aussi la mort de Tante Clara. Sa vie devient horriblement monotone. Elle passe son temps à fumer. La messe du dimanche est sa seule distraction. Elle va trouver Bernard. Il ajoute une sanction : la messe lui est interdite. Elle perd l’appétit et tout désir. Thérèse dépérit. On lui supprime ses cigarettes. « Sa douleur devenait son occupation ».

Chapitre 12

Balionte lit à Thérèse une lettre de Bernard. Il annonce son retour avec leur fille Marie et son amie Anne qui est fiancée avec un jeune homme. Bernard demande à sa femme de bien se comporter pendant cette visite. Elle apparaît en public « exsangue et décharnée ». Bernard se met à la soigner et lui promet une liberté prochaine.

Chapitre 13

Thérèse retrouve Bernard sur une terrasse de café à Paris. Il ose enfin lui demander pourquoi elle a tenté de l’empoisonner. Elle est touchée par la question, elle qui a tant réfléchi sur les racines de son acte. Mais, devant lui, elle se moque gentiment. Bernard se rétracte et s’en veut de lui avoir posé cette question. Thérèse comprit que cet homme « s’était de nouveau éloigné à l’infini ». De nouveau, elle lui demande pardon. Il part.

Présentation des personnages

Thérèse Desqueyroux

Héroïne du roman, Thérèse Desqueyroux, née Larroque, a tenté d’empoisonner son mari. Enfermée dans son mariage, elle ne pouvait plus supporter la vie qu’elle menait. Ses désirs personnels entrent en conflit avec les normes sociales. Le roman est aussi l’histoire de sa libération.

Bernard Desqueyroux

Les deux familles étaient voisines. Bernard, homme conventionnel et peu porté sur l’esprit, l’épouse. Souffrant d’une maladie, il prend de l’arsenic. Il ne comprend pas pourquoi Thérèse a voulu sa mort.

Jérome Larroque

Père de Thérèse et homme politique, maire de sa ville, il ne vit que pour les apparences et pour son ambition. Il est misogyne et égoïste. Il souscrira aux sanctions prises par Bernard pour punir Thérèse de son acte.

Anne de la Trave

Amie d’enfance de Thérèse, elle s’éprend de Jean Azévedo. Thérèse fait tout pour qu’elle le quitte, car le mariage lui paraît insupportable. Anne ne comprend pas et s’éloigne de Thérèse.

Jean Azévedo

Jeune homme qui a flirté avec Anne et qui a troublé Thérèse. Sa rencontre avec lui est un déclencheur qui l’invite à changer de vie. Jean est un libertin cultivé. Il représente pour Thérèse une invitation à partir.

Maitre Duros

Avocat de Thérèse et ami de Monsieur Larroque, il apparaît au début du roman pour signifier le non-lieu dont bénéficie Thérèse.

Tante Clara

Tante de Thérèse qui lui est fidèle jusqu’à sa mort. Son décès brusque empêche Thérèse de se suicider.

Balionte

Servante de la famille Desqueyroux

Analyse de l’œuvre

Une inspiration tirée d’un fait divers

« L’affaire des Chartrons » défraya la chronique au début du XXe siècle. Une femme, Madame Canaby, à Bordeaux, aurait empoisonné son mari. François Mauriac a assisté à ce procès et transposera de très nombreux éléments dans son roman « Thérèse Desqueyroux ». Cependant, le roman s’intéresse davantage aux mœurs de l’époque qu’à la tentative de crime en elle-même.

L’emprise de la famille

Mauriac dépeint deux familles traditionnelles qui vivent dans le même hameau. Les normes sont établies depuis plusieurs générations. Les biens sont transmis ainsi que les valeurs. L’objectif est d’être à la hauteur de son rang. Il n’y a pas de place pour la liberté personnelle. Or, Thérèse étouffe dans ce carcan. Les personnages ne sont pas méchants en eux-mêmes, mais leur vie est réglée comme du papier à musique : Messe le dimanche, repas familiaux, obligations sociales. Bernard est l’incarnation de l’homme bourgeois qui suit les traditions. Là, sans doute, réside le motif du passage à l’acte de Thérèse.

Le triomphe de l’apparence

Les Desqueyroux et les Larroque vont à la messe tous les dimanches. Le rite est essentiel, mais il est complétement dénué de sentiments religieux. Thérèse est la seule à se rendre compte de cette hypocrisie.
Les mariages dans ce milieu sont arrangés. Les familles se mettent d’accord souvent après d’âpres négociations sur les biens matériels. C’est ainsi que Bernard et Thérèse s’unissent. Anne, la meilleure amie de Thérèse, veut partir avec celui qu’elle aime, Jean. La famille ne veut pas de cette union. À la fin du roman, Anne apparaît avec le fils Deguilhem, un jeune bourgeois. La norme sociale a triomphé.

Le rôle des femmes

Il est défini par Jérôme Larroque, le père de Thérèse : ce sont des hystériques, bonnes à rien. Une femme doit être une bonne épouse, une bonne mère et une bonne ménagère (qui sait commander les servantes). Thérèse ne répond à aucun de ses trois critères. C’est à la fois sa souffrance et sa survie. Elle tente d’empoisonner son mari, délaisse sa fille Marie et ne s’occupe pas de la maisonnée.
Thérèse questionne tout. Femme moderne avant l’heure, elle veut simplement vivre.

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