Littérature

Sylvie Germain, Magnus : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés

Magnus est un roman écrit par Sylvie Germain et publié en France en 2005. Il a remporté deux prix prestigieux : le Prix Goncourt des lycéens et le Prix Liste Goncourt. Découvrons ensemble ce roman fragmenté écrit par une auteure française.

Résumé détaillé fragment par fragment de Magnus de Sylvie Germain

Ouverture

Il est possible d’apprendre des choses sur l’histoire et l’origine des choses en étudiant des restes ou des fragments, comme les météorites, les ossements, les fossiles, les mots et les objets anciens. Cela nécessite de l’imagination et de l’intuition pour déchiffrer les indices et résoudre les énigmes. Écrire est un moyen de chercher à comprendre et à raconter l’histoire d’une personne, même si celle-ci est incomplète et difficile à reconstituer. Cela implique d’écouter attentivement les “voix” du passé et du présent qui se mêlent et de se concentrer sur ce qui se trouve entre et autour des mots.

Fragment 2

Le personnage principal de cette histoire est un enfant qui a été gravement malade et qui a perdu tous ses souvenirs et ses connaissances. Sa mère passe beaucoup de temps à le rééduquer et à lui raconter son passé sous forme d’un feuilleton en forme de conte. Dans ce feuilleton, chaque membre de la famille a une importance et un rôle de héros : le personnage principal est la victime de la maladie, sa mère est la fée bienfaisante, et son père est le grand médecin. Les deux autres figures importantes de l’histoire sont les jeunes frères de sa mère, tués à la guerre, auxquels l’enfant doit montrer fierté et gratitude. L’enfant est très attaché à son ami Magnus, mais sa mère ne l’aime pas et ne le mentionne pas dans son récit de leur histoire familiale. L’enfant introduit donc Magnus dans l’histoire en lui inventant des scènes secrètes où il a un rôle égal au sien.

Notule

Magnus est un ourson au pelage marron clair légèrement orangé et à l’odeur de roussi. Il a des oreilles en cuir brun rougeâtre et grignotées, des pattes ornées de morceaux de cuir et un museau constitué de laine noire cousue. Il a des yeux en forme de corolles de renoncules dorées et porte un carré de coton autour du cou avec son nom brodé en grosses lettres colorées, qui ont perdu de leur éclat et sont encrassées et jaunies.

Fragment 3

L’enfant passe beaucoup de temps à observer son environnement et à tout graver dans sa mémoire. Il aime la lande qui l’entoure, la brume rose des bruyères, les étangs et les bosquets de genévriers, et en particulier les bois de bouleaux à la blancheur soyeuse. Il apprécie les contrastes de couleurs et de luminosité et aime épier les brèches de soleil et les éclats fugaces dans le paysage. Cependant, il craint la nuit qui engloutit les formes et les couleurs et le jette dans le désarroi. Il est également très sensible aux voix et à leur timbre et son propre timbre de voix semble avoir été affecté par sa maladie. Ses parents, qu’il aime de tout son cœur, le déconcertent parfois avec leurs soucis et leurs propos étranges. Son père, le médecin Clemens Dunkeltal, exerce son métier dans un asile de la lande où il reçoit de nombreux patients souffrant de maladies contagieuses. Il est souvent absent et ne se montre pas particulièrement affectueux avec son fils. Franz-Georg se demande d’où viennent ces patients et s’il y a un moyen de guérir leur maladie.

Séquence

Le Chant nocturne dans la forêt (en allemand “Nachtgesang im Walde“) est une œuvre chorale de Franz Schubert basée sur un poème de Johann Gabriel Seidl. Le poème célèbre la beauté de la nuit en forêt, où le silence et l’obscurité sont appréciés et où le chant des oiseaux et le souffle de la brise sont accueillis avec gratitude. Les personnages du poème saluent la nuit et chantent en chœur son nom, tandis que l’écho de la forêt répond en écho.

Fragment 4

Beaucoup de gens tombent malades avec une infection appelée typhus. Le père de l’enfant est préoccupé et a des conversations sérieuses avec la mère et d’autres amis à ce sujet. L’enfant entend parler de ces conversations et a entendu certains mots comme “guerre“, “ennemi” et “défaite“, mais ne comprend pas vraiment leur signification. Il les associe tous à la maladie du typhus.

Clemens et ses amis deviennent de plus en plus anxieux et secrets à mesure qu’ils reconnaissent le danger croissant qui les entoure. Ils modifient leur apparence et leur comportement pour éviter d’attirer l’attention et semblent se fondre dans le décor.
Les Dunkeltal s’enfuient de chez eux pour échapper au typhus qui a frappé l’Europe. Franz-Georg, qui a failli mourir de la fièvre il y a moins de deux ans, craint que la légende familiale qui a permis à ses oncles de survivre à la maladie ne soit finalement qu’un mensonge.

La famille Dunkeltal fuit vers le sud. Ils ont tout perdu, y compris leur identité (“ils ont troqué celui de Dunkeltal contre Keller”), et doivent se cacher et se déplacer rapidement pour éviter d’être capturés ou en danger. Le père de Franz Keller a dû séparer de sa famille pour assurer sa sécurité et leur voyage semble plus facile sans lui. Ils traversent des villes et des villages en ruines et rencontrent des gens effrayés et hagards tout en fuyant les avions qui volent dans le ciel. Les images de destruction et de chaos ont un impact négatif sur Franz, qui se sent malade et a des cauchemars la nuit. Ils arrivent finalement dans une petite ville, où ils trouvent un abri temporaire dans une maison abandonnée. Cependant, ils doivent continuer à se déplacer pour éviter d’être découverts.

Notule

Friedrichshafen est une ville allemande située sur le lac de Constance qui a été un centre industriel important au début du XXe siècle. Elle a été gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de bombardements alliés.

Fragment 5

Angela a perdu sa maison, son statut social et ses frères dans la guerre, et attend le retour de son mari. Elle est déçue que le Führer soit mort. Elle trouve un emploi de cuisinière dans un hôpital et raconte des histoires à son fils pour le rassurer et lui promettre un futur meilleur. Elle attend son mari pendant de nombreux jours, mais lorsqu’il revient, il n’est pas le même. Il semble avoir été brisé par les événements et est devenu une ombre de lui-même. Augusta Keller, doit alors faire face à la réalité de la situation et apprendre à se débrouiller seule pour survivre et protéger son fils.

Notule

Helmut Schwalbenkopf était un boulanger de Friedrichshafen, en Allemagne, qui a servi pendant la Seconde Guerre mondiale et a été fait prisonnier. À son retour chez lui, il apprend que sa femme et ses enfants sont morts et que sa boulangerie a été détruite. Il devient alors un vagabond et disparaît en mars 1947. Les circonstances de sa disparition sont inconnues et il est possible qu’il se soit suicidé.

Fragment 6

La famille traverse une période difficile, avec un père absent qui voyage beaucoup, et une mère qui devient irritable et qui cesse de cajoler son fils Franz alors qu’il a neuf ans. Franz commence à mieux comprendre les comportements des adultes, mais il ne trouve pas cela très intéressant et il a l’impression qu’ils ne sont pas fiables et qu’ils sont capables de tout casser et de tout détruire, y compris des villes et même des peuples entiers. Sa mère refuse de discuter de ces sujets avec lui et même de reconnaître la véracité de ces informations, allant jusqu’à les qualifier de mensonges. Elle veut quitter ce pays et rejoindre son mari. Cependant, il semble que Franz soit également confronté à des événements difficiles et à des images choquantes qu’il ne comprend pas complètement.

Notule

Dunkertal Clemens était un médecin de la SS impliqué dans les sélections de déportés. Il a participé à l’extermination de nombreux prisonniers. Il a été condamné mais il a réussi à s’échapper en Amérique centrale avec l’aide de l’organisation nazie ODESSA.

Fragment 7

Augusta compte les jours en attendant le signal pour rejoindre son mari. Elle finit par apprendre que son mari s’est suicidé au Mexique sous le nom d’emprunt Felipe Gómez Herrera. Elle abandonne son nom d’emprunt pour Théa Dunkeltal. Elle a tout perdu et sa famille est soit morte soit emprisonnée.
Franz-Georg se sent seul et cherche du réconfort dans la nature. Il rumine les accusations que l’on porte contre son père. Il essaie de se souvenir de l’image de son père en évitant de se rappeler de l’image de l’homme banni qui lui fait trop de mal. Franz-Georg décide d’apprendre l’espagnol, car c’est le dernier pays où son père a vécu. La voix de sa mère a changé, la joie n’est plus présente.
Un jour, alors qu’il rentre de l’école, la mère de Franz-Georg lui présente Lothar, son frère. Elle lui annonce qu’il va partir avec lui pour Londres. Sa mère lui dit qu’elle le rejoindra quand elle ira mieux, mais Franz-Georg n’est pas dupe. Il sait que sa mère ne reviendra pas. Elle lui fait savoir qu’elle lui a mis sa peluche Magnus dans sa valise.

Notule

Wilhelm Schmalker et Friedericke Schmalker ont eu cinq enfants, dont Lothar Schmalker qui est devenu pasteur et a émigré en Angleterre avec sa famille en 1938. Paula et Thea Schmalker sont décédées en 1905 et 1950 respectivement. Franz et Georg Schmalker étaient membres de la jeunesse hitlérienne et ont combattu dans la Waffen-SS pendant la Seconde Guerre mondiale, mourant tous deux à Stalingrad en 1942.

Fragment 8

Lothar change le patronyme de son neveu par Schmalker. Il lui suggère de changer de prénom et opte pour Felix, mais cela ne convient pas à Franz-Georg. Celui-ci choisit Adam, en référence au premier de l’humanité.
Sa tante Hannelore a de la pitié et de la méfiance pour Adam, car elle sait qu’il a grandi dans un milieu difficile et qu’il a perdu ses parents récemment. Adam ne parle pas de son passé en raison des questions et des non-dits.

Lothar décide de révéler à son neveu l’image de cet homme que célébraient ses parents. Il lui apprend pourquoi lui et Hannelore ont fui l’Allemagne Nazie.
Thea, la mère d’Adam, avait été proche de Lothar jusqu’à ce qu’elle rencontre Clemens Dunkeltal. Elle est vite tombée amoureuse de ce jeune étudiant en médecine.

Clemens Dunkeltal est rentré dans sa famille en 1928, la même année, il a pris sa carte au parti politique dirigé par Hitler. Les parents de Lothar appréciaient les convictions politiques de leur gendre. Lothar se méfiait de son beau-frère, d’autant plus lorsqu’il lui conseilla de lire Mein Kampf. Leur relation s’est vite dégradée. Lorsque Lothar présenta sa fiancée, Hannelore, issue d’une famille juive, celle-ci ne fut pas acceptée par la famille.
Avec la mise en place du régime nazi, Lothar inquiet pour sa femme et ses deux filles, décida de fuir le pays en 1938.

Clemens finit par enrôler ses frères Franz et Georg dans la guerre. Franz mourut au combat et Georg, après avoir retrouvé la foi en l’homme, fut fusillé en tant que déserteur. Lothar s’était juré de retourner en Allemagne lorsque le régime nazi afin de retrouver ses parents, mais ils avaient été tués sous les bombardements des alliées. Il y a eu tellement de morts qu’Hannelore a refusé de retourner vivre en Allemagne.

Séquence

La Fugue de mort de Paul Celan est une poésie sur la mort et la violence en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, en particulier l’Holocauste. Le poème parle d’un homme qui crie en faveur des Juifs et des communistes, et qui ordonne aux autres de jouer et de danser alors que la mort approche. La mort est décrite comme étant un maître venu d’Allemagne, et il est fait mention de cheveux d’or et de cheveux de cendre. Le poème suggère également que les gens sont emportés dans les airs et ont une tombe dans les nuages.

Fragment 9

Adam se rend compte que sa mère lui a présenté une vision édulcorée du monde dans lequel il vivait. Il reconstitue le puzzle, mais certaines parties sont manquantes.
Il apprend l’anglais et continue d’apprendre l’espagnol, comme un enjeu personnel, pour dominer le fantôme de son père. Il repense à sa mère, il lui en veut, mais il ne peut se résoudre à se dire qu’elle est morte.
En voyant son ours Magnus, Adam a envie d’arracher les morceaux, mais il s’abstient. S’en prendre à l’ours, c’est comme s’il s’en prenait à sa mère. Il enveloppe Magnus et le cache.

Son oncle l’inscrit au collège dans un pensionnaire ce qui l’éloigne de la famille Schmalker et de ses deux cousines, Erika et Else. Cette dernière est sa préférée étant donné qu’Erika, du fait de ses cheveux blonds, lui fait trop penser à sa mère.
Adam porte une attention particulière à l’une des amies d’Else, Peggy Bell, une rousse dont les petites bizarreries physiques le séduisent.
Il se rappelle qu’une fois, Peggy, âgée de dix-sept ans, lui a demandé s’il la trouvait jolie. Il n’a rien su répondre si ce n’est de l’embrasser. En tant que jeune adolescent de treize ans, il s’est enfui, couvert de honte.
Erika finit par se marier, puis c’est autour d’Else et de Peggy Bell. Le mari de cette dernière, Timothy McLane est jalousé par Adam.
Adam décide de coucher avec une prostituée pour se faire dépuceler.

Adam entre chez les Schmalker pour les vacances, mais ce n’est plus la même chose depuis que les filles se sont mariés. De temps en temps, il entend les cris et les pleurs de Myriam, la fille d’Erika. C’est le premier bébé que voit Magnus.
Hannelore et Lothar assument leur tâche éducative et Adam se sent bien avec eux même s’il n’est que le rejeton d’un criminel.
À dix-huit ans, il devient un “jeune homme de taille moyenne, aux épaules massives, au visage taillé à la serpe.”. Il ne ressemble ni à sa mère, ni à son père, “Il y a en lui de l’ours et du bélier.

Notule

L’ours est considéré comme un symbole de l’inconscient chthonien et est associé aux paysages internes de la terre mère. Il est considéré comme ayant une connaissance complète et une excellente mémoire par plusieurs peuples, et est lié à l’obscurité et aux ténèbres en alchimie.

Le bélier est considéré comme une représentation de la puissance animale du feu, qui est créateur et destructeur, chaotique et prolifique. Il symbolise le jaillissement de la vitalité première et l’impulsion primitive de la vie.

Fragment 10

Adam apprend de nombreuses langues : espagnol, portugais, français grâce à son excellente mémoire. Mais celle-ci lui joue des tours. Il est incapable d’oublier les atrocités qu’ont commises ses parents, ni de faire le deuil sur ce qu’il s’est passé. Il en veut à son père.
Il part pour le Mexique à la fin de sa troisième année d’études. Il décide de se rendre pour l’Etat de Veracruz où il erre dans les rues.

Un soir, il suit une belle femme qu’il sauve in extremis au moment où elle va se faire renverser par une voiture. Elle s’appelle Mary Gleanerstones, surnommée May, elle a trente ans et vient de San Francisco. Elle accompagne son mari en voyage d’affaires. Elle tient à ce qu’il vienne manger dans leur hôtel et lui présente Terence qui a une quarantaine d’années. Adam est captivé par ce couple dont la vie diffère totalement de la sienne. Il élude toutes questions concernant sa famille. Mary offre un livre mexicain à Adam et lui demande de le lire et de lui dire s’il mérite d’être lu en version originale. Terence glisse sa carte de visite dans la pochette.

En arrivant dans sa chambre, Adam souhaite survoler le livre (Pedro Páramo de Juan Rulfo) toutefois, il se met à lire le livre et se rend compte que l’histoire est étrangement similaire à sa vie : “Juan Preciado parti sur les traces de son père qu’il n’a jamais connu
Il finit par s’endormir en rêvant qu’il marche dans les pas de Juan Preciado.

Séquence

L’auteur cite deux extraits de l’ouvrage Pedro Páramo de Juan Rulfo.

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Fragment 11

Adam décide de partir pour le Comala. Il sent le fantôme de son passé fuir mais il continue de le pourchasser.
Après des heures de marche en pleine chaleur, il se couche contre la terre. Il se met à méditer, son esprit s’évade et il a l’impression de revenir avant toute chose, avant Adam Schmalker, avant Franz-Georg Dunkeltal. Il voit une femme-flambeau, il se demande qui elle est. Il la regarde.

Notule

Fabienne Bradu (Echos de Páramo) nous parle de la “gueule de l’enfer“, qui est un endroit où l’humanité est engloutie et où des voix sortent. Elle compare également l’écho à quelque chose qui se produit dans le temps et qui se réfléchit dans certains milieux, mais qui se dirige toujours vers le passé et ne peut jamais devenir autre chose. L’écho est mobile, mais il est condamné à l’usure.

Fragment 12

Hambourg, à l’heure de Gomorrhe, un petit garçon de cinq et demi avec son ours en peluche voit le désastre, voit le monde autour de lui sombrer. Il perd tout : sa mémoire, sa langue, son nom, et ce, sans comprendre vraiment ce qui lui arrive. Il est remis au monde et confond son corps avec celui de l’ourson.
À l’aube suivant Gomorrhe, l’enfant renaît. Il “confond la beauté et l’horreur”. L’enfant étant sourd-muet, on se met à le surnommer Magnus parce que c’est ce qui est brodé sur le mouchoir de l’ourson.

Notule

Deux extraits sont présents :

Celui de W.G. Sebald (De la destruction
comme élément de l’histoire naturelle
) qui explique l’opération Gomorrhe en 1943 où la Royal Air Force et la 8e flotte américaine ont mené des bombardements sur la ville de Hambourg, en Allemagne, avec pour objectif de détruire complètement la ville. Le raid a impliqué le largage de 10 000 tonnes de bombes.

L’auteur, Stig Dagerman, a été impressionné par les ruines de la ville de Hambourg, en Allemagne, qui sont décrites comme étant un paysage de ruines désolé et sauvage, fantastique et angoissant, ressemblant à la fois à Guernica et Coventry. (Automne allemand).

Fragment 12

Découvert inanimé dans le champ de coton, il est transporté dans un hôpital à Veracruz. La fièvre le fait délirer pendant deux jours où il souhaite revoir cette femme-flambeau.
En se réveillant, il voit une femme, il s’agit de May Gleanerstones. Quand il a été découvert, il n’avait sur lui qu’un roman et la carte de visite de Terence. Ils ont été appelés et le couple s’est rendu à l’hôpital. Ils ont été étonnés de s’apercevoir que le jeune homme, sous l’emprise de la fièvre, parlait allemand.</p<

May se décide à lire le roman. Déconcertée, elle n’y voit qu’une histoire confuse. Terence lui fait comprendre que cette histoire a dû parler à Adam. Terence retourne à San Francisco, mais May reste présente auprès d’Adam. Elle se sent à la fois redevable et responsable. Elle se sent également intriguée et souhaiterait s’abandonner à lui, mais elle ne se l’avoue pas.

May demande à Adam qui est Magnus. Celui-ci lui confie que c’est lui. Il lui explique que lorsque l’histoire du roman commence, Juan Preciado est déjà mort. En un sens, c’est le même cas pour lui puisqu’Adam Schmaler n’est qu’un mensonge. May est perplexe. Elle comprend sans comprendre. Elle veut que le jeune homme lui explique tout en détail lorsqu’il se sera rétabli. Adam sourit, lui aussi aimerait savoir qui il est. Il sait simplement qu’il n’est pas Adam, qu’il n’aura été et ne sera jamais le fils des Dunkeltal. Il décide de s’approprier le nom de son ours en peluche : Magnus et entre dans l’âge d’homme.

Séquence

Extrait de Juan Rulfo, Pedro Páramo.

Fragment 13

May se sent conquise par Magnus (Adam) mais souhaite garder le contrôle. Magnus n’envisage pas May de cette façon, car elle et Terence vivent une relation pérenne. May lui explique que leur mariage est un accord officiel entre les deux. En réalité, Terence aime les hommes et May peut jouir de toutes les aventures qu’elle souhaite. Elle explique à Magnus que Terence est amoureux d’un homme depuis quelques années, un certain Scott que May apprécie beaucoup.

May accompagne Magnus à Londres. Ce dernier demande à Lothar s’il savait qu’il n’avait jamais été le fils des Dunkeltal. Lothar avoue. Il a toujours su que sa sœur était stérile. Franz et Georg étaient comme des fils pour elle. Après leur mort, elle avait voulu adopter. Elle défia son mari qui lui, ne voulait pas adopter un enfant inconnu d’autant plus qu’il venait d’avoir un fils illégitime. Il lui explique qu’il ne l’a jamais su avant que sa sœur lui demande de venir le récupérer lorsqu’elle était mourante. Il aurait pu le dire à ce moment-là à Magnus, mais le moment n’était pas opportun. Il a choisi de garder le secret et de ne le révéler à personne. Lui seul était au courant. Il demande à Magnus comment il l’a su. Ce dernier lui répond qu’il le sait, voilà tout. Magnus se demande qui il est et d’où il vient.

Il décide de quitter Londres pour aller vivre aux Etats-Unis. Il a lavé le mouchoir de coton de sa peluche et l’a renoué au cou de son ours.

Echos

Il comprend que sa mère est morte, mais depuis quand ?

Fragment 14

Magnus vit auprès des Gleanerstones : Terence et Scott ; May et lui. Avec elle, il rompt avec son passé pour penser à son avenir. Il se lance dans la traduction. Son passé revient toutefois à trois reprises.

La première fois, il est dans un restaurant avec les Gleanerstones et ils entendent la langue étrangère, qui n’est pas allemande, que Magnus a parlé lorsqu’il était sous l’emprise de la fièvre. Scott décide d’aller voir les touristes qui parlent cette langue et apprend que c’est de l’islandais. Toutefois, Magnus ne souhaite plus revenir en arrière.

Les fantômes de son passé ressurgissent lors du procès du lieutenant-colonel S.S. Eichmann et le reportage mené par la philosophe Hannah Arendt. Il repense à son père et se dit qu’il aurait dit qu’il était “non coupable” s’il avait été arrêté. Il se souvient de Berlin et de ses drames. Puis il se met à parler des drames qui se passent aux Etats-Unis : l’assassinat de Kennedy, la guerre au Vietnam, les émeutes dans les quartiers noirs, Martin Luther-King. Il parle de l’histoire de May où son père a eu une maîtresse. Quand il tomba malade, sa femme Nora était heureuse, car elle pourrait s’occuper de lui et s’assurer qu’il ne revoit plus Judith, sa maîtresse. À son chevet, il appelait Judith, mais elle n’en fit pas cas jusqu’au jour où Judith est venue. C’est May, encore enfant, qui l’a emmené dans la chambre de son père pour qu’il la voie.

Séquence

Le premier passage est un extrait de la Lettre de la prison de Birmingham de Martin Luther-King en date du 16 avril 1963. Le deuxième extrait vient de l’ouvrage Une connaissance inutile de Charlotte Delbo.

Fragment 15

Magnus explique que l’histoire des familles, tout comme l’Histoire, se répète. May a connu la même maladie que son père. Elle vient à mourir et elle est incinérée comme elle le souhaitait. Sans elle, il se sent “orphelin” et partage sa peine avec Terence.

Séquence

Extrait de Waiting Both de Thomas Hardy,

Fragment 16

Terence finit par se détourner de Scott et finit par disparaître laissant Magnus, seul. Les fantômes de son passé ressurgissent et il souhaite revenir en Europe après douze années d’absence et de reniement.

Résonances

Magnus se souvient des paroles de May : “Qui est Magnus ?”. Magnus c’est l’ours en peluche, c’est cet homme de trente ans.

Fragment 17

Lothar savait que Magnus finirait par rentrer. Durant toutes ces années, il l’a imaginé vivre tellement de vies. Il espérait qu’il soit enfin apaisé.
Lothar est seul depuis qu’Hannelore est partie chez Erika et son mari à Liverpool pour aider sa fille à mettre au monde son cinquième enfant.

Else vit à Londres avec son mari et leurs deux jumelles (Doris et Clara). Il voit le portrait de Myriam, la seule brune de la famille. Le premier-né sur lequel il s’est penché sur le berceau. Elle a aujourd’hui quinze ans. Devant elle, il rêve de sa propre enfance. Lothar explique que Myriam est douée pour le dessin et la sculpture et il lui montre ses “œuvres”. Magnus apprécie l’atmosphère de la maison.

Magnus revoit Else qui lui apprend que Peggy est veuve. Son mari Tim est tombé accidentellement d’une falaise. Peggy n’a plus la joie de vivre, elle souhaite quitter l’Angleterre.

Résonances

Magnus se souvient de ce moment où Peggy lui a demandé si elle était jolie et qu’il l’a embrassé. Un baiser qui l’a énormément chamboulé.

Fragment 18

À Londres, Magnus traduit des ouvrages et donne des cours d’espagnol. Il a loué un studio et rend régulièrement visite aux Schmalker. Il se rend compte qu’il n’a jamais eu de point d’ancrage et par moments, il se remémore de ce fameux jour au restaurant où ils ont entendu la langue dont il pourrait être originaire : l’islandais.

Magnus finit par revoir Peggy qui, ayant accepté un poste de professeur d’anglais à Vienne, souhaite apprendre l’allemand. Elle rencontre Magnus pour parler de l’organisation des cours et ne fait preuve d’aucune familiarité avec lui. Elle se présente sous le nom de Margaret MacLane faisant comprendre à Magnus qu’elle a enterré son passé. Magnus se demande si elle se rappelle de lui. Elle fume beaucoup et parle de manière saccadée. Après s’être organisés pour les cours, elle repart très rapidement.

Séquence

Extrait d’une œuvre de Jules Supervielle, “Soleil” Le Forçat innocent.

Fragment 19

Peggy n’est pas très douée en langue, mais elle souhaite tellement quitter l’Angleterre qu’elle s’applique. Bientôt, ils se mettent à ne parler qu’allemand. Ils se donnent rendez-vous chez lui ou se promènent dans les rues quand il fait beau. Un soir, Peggy l’appelle pour l’inviter à dîner chez elle. Peggy lui apprend qu’elle a vendu cet appartement et qu’elle part pour Vienne dès le lendemain. À table, Magnus se met à faire des reproches à Peggy sur le fait qu’elle ne s’est pas intéressée à lui et qu’elle ne lui a pas parlé d’elle. Il la trouve égoïste et lui fait savoir que de ne pas parler de son mari ne l’aidera pas dans son deuil. Puis il commence à devenir de plus en plus méchant au point de dire qu’il ne l’aime pas. Blessée, elle lui répond “… Tout en toi me dégoûte et m’insupporte. Je voudrais te voir disparaître. Mais cela ne suffirait pas encore, je voudrais ne t’avoir jamais connu. Jamais.

Séquence

Extrait du Roi Lear de William Shakespeare.

Fragment 20

Peggy s’est mise à débarrasser la table sans se soucier de Magnus. Ils se sont quittés en mauvais termes. Voilà plus de cinq mois qu’elle est partie à Vienne. Il n’a eu de ses nouvelles que pour les vœux de fin d’année. Myriam est venue vivre chez ses grands-parents pour suivre des cours d’art à Londres et pour fuir son rôle de grande sœur où elle doit seconder sa mère. La vue de Lothar baisse et il demande aux gens qui l’entourent de lui faire la lecture. Il demande parfois à plusieurs personnes de lui lire la même page pour l’écouter d’une façon différente.

Ephéméride

Dietrich Bonhoeffer est un théologien et un pasteur luthérien allemand qui a critiqué le régime nazi. Il est né le 4 février 1906 à Breslau, en Allemagne, et a fait ses études de théologie à Tübingen et à Berlin. En 1927, il a obtenu son doctorat avec une thèse sur la sociologie de l’Église. Il a été pasteur à Barcelone et à Berlin, et a passé un an à étudier aux États-Unis au Union Theological Seminary de New York. En 1935, il est devenu directeur d’un séminaire pour l’Église confessante, un groupe d’églises luthériennes qui s’opposaient à l’Église allemande contrôlée par les nazis. Son opposition aux nazis l’a conduit à s’engager dans le mouvement de résistance.

Fragment 21

Magnus repense à Peggy et se met à rêver d’elle. Une semaine plus tard, il reçoit une lettre d’elle où elle explique qu’elle est accablée de leur dernière discussion. Même si les mots de Magnus n’ont pas été tendres, ils l’ont aidé à sortir la tête de l’eau. Elle le remercie. Elle lui indique que s’il voulait venir à Vienne, elle accepterait avec plaisir de l’héberger. Magnus décide de partir pour Vienne dès le mois suivant.

Séquence

Un boeuf gris de la Chine…” de Jules Supervielle (Le Forçat innocent).

Fragment 22

Magnus entame une aventure avec Peggy. Il retourne plusieurs fois à Londres pour s’occuper d’un Lothar de plus en plus diminué. Le jour de ses obsèques, Myriam tend une sculpture à Magnus et lui demande de l’ouvrir que lorsqu’il sera tout seul dans son appartement.

Résonances

Magnus se rappelle de la première fois qu’il a vu Lothar.

Fragment 23

Magnus se sent de plus en plus mal à Vienne. Peggy s’y sent bien, mais a accepté un poste d’enseignante à Rome. Peu de temps avant leur départ, ils vont au restaurant. Magnus entend un homme chanter du nom de Walter Döhrlich. Magnus demande au serveur si cet homme peut chanter une chanson pour Peggy. En réalité, il veut surtout s’assurer que cet homme n’est pas son père. Il se rassure quand il se rend compte que ce n’est pas lui. Toutefois, en voyant le fils de cet homme, il ne peut s’empêcher de voir la ressemblance frappante entre cet homme et Clemens au même âge. Magnus quitte le restaurant avec Peggy sans rien dire.

Notule

Cette noce s’adresse à Clemens et les milliers de “voix” qu’il utilise dans le monde des vivants ou du moins que Magnus croit reconnaître comme étant la sienne.

Fragment 24

Avant de partir, Magnus a laissé un billet injurieux au fils de Döhrlich, qui s’avère être le fils illégitime de Clemens. Ce dernier souhaite se venger. Il prend une voiture et fonce à toute vitesse sur Magnus. Peggy s’interpose et meurt. Le fils de Clemens n’arrive pas à maîtriser le véhicule et sa course est arrêtée par un réverbère. Il meurt sur le coup. Magnus et Walter Döhrlich n’assisteront pas à leur enterrement, car ils seront tous les deux à l’hôpital.

Résonances

Magnus se rappelle de May et de Peggy

Fragment 25

Magnus s’en veut d’être responsable de la mort de Peggy. Ce qui s’est passé est classifié comme un accident. Étant obligé de se déplacer avec une canne, il touche une pension pour son infirmité. Encore une fois, il repart de zéro. Il décide de partir en France. Il déambule dans des villes pas trop bondées et se sent étranger. Il voudrait hiberner.

Echos

Magnus entend de multiples bruits avant de n’entendre que le silence.

Fragment 26

Magnus passe plusieurs saisons en déambulant dans la campagne. Les gens du coin le surnomment “le gars du Nord” ou “le boiteux”.
Il prend conscience que les différentes personnes de sa vie lui ont pris une parle de lui, sa vraie mère, May, Peggy. Il ne se rappelle pas de son vrai père. De Lothar, il n’a qu’un masque de plâtre.

Séquence

Extrait d’un poème “Au toucher” de Matthias Johannessen.

Fragment 27

Magnus rencontre un vieil homme qu’il prend d’abord pour une femme. Cet homme lui dit qu’il a fait le choix de vivre avec les abeilles. Il lui montre une ruche et se présente en tant que frère Jean. Magnus se rend compte qu’il ne se rappelle plus de son nom. Cela le déconcerte. Il retourne à la grange. Il se rappelle de tous les noms qu’ils souhaiteraient oublier : Théa, Clemens, Horst Witzel, Julius Schlack, Klaus Döhrlich, mais il est incapable de se rappeler. Lorsqu’il se souvient enfin de son prénom : Magnus, il l’écrit par terre avec son doigt. À sa grande surprise, il n’écrit pas Magnus, mais un prénom qui lui est étranger. Il finit par s’endormir.

Litanie

Magnus est en train de faire une liste de personnes qu’il souhaite contacter et qui ont toutes un lien avec lui d’une manière ou d’une autre. Il semble leur demander de l’aide et exprime des sentiments de tristesse, de solitude et de désespoir. Il termine en demandant si ces personnes l’entendent et si elles peuvent l’aider à sortir d’une situation difficile.

Fragment 28

En se réveillant, le prénom est illisible. Il y voit un “i” mais ne distingue rien d’autre. Magnus sort et voit le prêtre. Ce dernier souhaite l’aider, car il sent bien qu’il est prisonnier dans ses songes. Magnus se montre froid et indifférent mais cela ne déstabilise pas le prêtre. Il lui parle de Dieu. Puis il s’en va. Il lui fait comprendre que la prochaine fois, ce sera lui qui viendra le voir. Il lui enverra ses abeilles pour qu’il puisse le rejoindre.

Intercalaire

Il était une fois est une expression qui introduit souvent les récits mythiques, fables et légendes. Elle suggère un passé indéterminé et ambigu, et ouvre sur un récit imaginaire qui est en quelque sorte une ombre du corpus de l’Histoire, une mémoire profonde et intuitive qui nourrit le réel mais dont les traces ne sont pas toujours visibles. Il est aussi possible que ces récits soient peuplés de personnages en errance, qui transhument d’un récit à l’autre à la recherche d’une vie pleine et accomplie, et qui se rencontrent à la croisée d’histoires en désir de nouvelles histoires.

Fragment 29

C’est bientôt la fin de l’été. Le prêtre avait raison, il ne veut plus être prisonnier et se prépare à partir. Il voit des abeilles qui foncent vers lui. Il décide de les suivre et elles le mènent à Frère Jean. Ce dernier est assis et l’invite à s’asseoir et à écouter. Magnus a du mal au début, mais progressivement, ils s’abandonnent. Après avoir écouté pendant un long moment, Frère Jean prend congé de Magnus et lui dit de revenir quand il le sentira et au moment qu’il voudra. Il saura quoi faire. Il lui précise qu’il a eu une belle vie avant de s’éloigner vers la clairière.

Palimpseste

Dans cette partie, se trouve des extraits de deux rabbins, Rabbi Nahman de Bratslav et de Rabbi Shem Tov ibn Gaon.

Fragment 30

Le surlendemain, Magnus sent que c’est le bon moment pour revenir. Il y trouve le corps de Frère Jean couché dans le fond d’une fosse en tenant fermement son chapelet. Magnus s’occupe de combler la fosse.
Magnus décide de repartir une nouvelle fois à zéro, mais en se dépossédant de tout. Il a enfoui le masque de Lothar au pied du tilleul et jeté l’ourson en peluche dans les eaux du Trinquelin. Il s’en va.

Fragment ?

L’histoire d’un homme dont l’expérience de vie est si intense qu’il est difficile de la décrire avec des mots. Le narrateur encourage cet homme à “s’en aller” pour échapper à cette vie intense ou pour trouver un moyen de la comprendre.

Présentation des personnages

Magnus (AdamFranz-Georg) est le personnage principal de cette histoire. C’est un personnage qui a perdu une partie de sa mémoire suite à une grave maladie. Selon ses parents adoptifs, il ne se souvient pas des cinq premières années de sa vie. Adopté par les Dunkeltal, il a changé de nom plusieurs fois avant de finalement prendre le nom de Magnus, en hommage à son ours en peluche qui est le seul témoin de ses premières années de vie. Ses parents adoptifs ont fui l’Allemagne pour éviter d’être arrêtés en raison des méfaits commis par son père pendant la guerre. Sa vie est remplie de mensonges et d’oublis.

Clemens Dunkeltal était le père adoptif de Magnus et un médecin nazi. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est accusé d’avoir utilisé la médecine de manière abusive sur les prisonniers des camps de concentration et a fui au Mexique. Il a été déclaré mort sous le nom de Felipe Gómez Herrera après avoir été en cavale pendant trois ans. Des années plus tard, Magnus découvre l’enfant illégitime de Clemens : Klaus Döhrlich qui vit en Autriche.

Théa Dunkeltal est la mère adoptive de Magnus. Elle était stérile et a décidé d’adopter après avoir perdu ses deux frères, Franz et Georg qu’elle considéraient comme ses enfants. Elle a épousé Clemens qui l’a influencé à croire au régime Nazi. Au moment où elle a perdu son mari et qu’elle devient mourante, elle se tourne vers son frère Lothar pour qu’il puisse adopter son fils.

Lothar Schmalker est le père adoptif de Magnus et l’oncle de Théa Dunkeltal. Il est pasteur et a épousé une femme juive, ce qui a causé une certaine distance entre lui et Théa. Il vit au Royaume-Uni et accueille Magnus chez lui. Il est très proche de Magnus et sa mort le peinera beaucoup. Lorsque Lothar devient aveugle à la fin de sa vie, Magnus lit régulièrement pour lui le “Sermon sur la Montagne” du Nouveau Testament, qui est un passage qu’il apprécie particulièrement.

Hannelore est la femme juive de Lothar. Au départ, elle n’apprécie pas trop son neveu mais tout cela change lorsqu’elle apprend qu’il n’est pas le fils des Dunkeltal. Elle a eu deux filles avec Lothar : Erika et Else.

Peggy Bell est une amie proche d’Else, la cousine de Magnus. Ils se sont rencontrés pour la première fois lorsque Peggy a rendu visite aux Schmalker. Une fois, Magnus a volé un baiser à Peggy. Elle a fini par se marier et ils ne se sont revus que beaucoup plus tard en Angleterre. Peggy est la première et dernière femme qu’il a aimée.

Mary Gleanerstones, dite May, rencontre Magnus lors d’un voyage au Mexique. Ce dernier la sauve au moment où elle va se faire renverser par une voiture. Elle est plus âgée que lui de onze ans et ils entament une relation amoureuse. May est mariée à Terence, son cousin, mais leur mariage est symbolique car il est homosexuel. May tombe gravement malade et meurt pendant sa relation avec Magnus.

Terence Gleanerstones est le cousin de May et il a une relation symbolique de mariage avec elle. C’est un homme d’affaires. Il a également une histoire d’amour avec Scott, mais il finira par le quitter après la mort de May.

Frère Jean est un moine que Magnus rencontre lorsqu’il est en France. Au début, Magnus prend Frère Jean pour une femme près du village de Bazoches. Frère Jean est un personnage qui s’occupe de ses abeilles et semble être très attaché à elles. Il aide Magnus à retrouver le goût de la vie en lui montrant que, malgré les difficultés, la vie vaut la peine d’être vécue.

Analyse de l’oeuvre

Le roman Magnus est un récit complexe et fragmenté qui suit la quête d’identité du protagoniste et ses tentatives de reconstituer son passé. Cette odyssée s’organise autour de chapitres et d'”inter-chapitres” qui contribuent à la nature désordonnée de l’histoire, mais en fin de compte, l’intrigue est guidée par la quête d’auto découverte du protagoniste. Au fur et à mesure qu’il fait des découvertes sur son passé, les différents éléments du récit s’assemblent pour former un tout cohérent.

Dans cette œuvre, Germain utilise la fragmentation. Cette technique littéraire consiste à découper le récit en différents chapitres, souvent de taille inégale et présentés de manière désordonnée, plutôt que de suivre une progression narrative linéaire. Le but de cette technique est de créer une certaine confusion dans l’esprit du lecteur et de renforcer l’impression d’inachèvement ou d’ouverture vers l’avenir. La fragmentation peut être réalisée de différentes manières, comme l’insertion de chapitres manquants ou de chapitres “creux” qui créent des silences dans le récit, ou encore en brouillant la chronologie du récit pour accentuer l’incertitude quant à la véritable progression des événements.

Ce type de roman est caractérisé par une structure complexe et interconnectée. Dans Magnus, chaque chapitre ou fragment est lié aux autres parties de l’œuvre de manière à former une structure cohérente et unifiée. De plus, le texte fait également allusion à l’importance de l’écho et de la résonance dans la structure du roman-constellation, en utilisant une métaphore physique pour décrire comment les différentes parties de l’œuvre interagissent entre elles.

La structure de Magnus met l’accent sur la façon dont les chapitres peuvent être regroupés en blocs plus importants. Ces chapitres peuvent être identifiés en fonction de divers critères, tels que l’âge et le passage du temps pour le personnage principal, Magnus. Il semble qu’il y ait six tournants majeurs dans l’histoire, et ces points peuvent être utilisés pour diviser le roman en six blocs ou superstructures. Chacun de ces blocs peut contenir plusieurs chapitres, et les chapitres d’un bloc donné peuvent être liés d’une manière ou d’une autre, soit par le thème, soit par le développement de l’intrigue.

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