Littérature

Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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Frankenstein ou le Prométhée moderne a été écrit par Mary Shelley au début du XIXe siècle. Ce roman épistolaire a été publié anonymement le 1er janvier 1818. Découvrons ensemble l’origine du mythe de la créature de Frankenstein.

Résumé chapitre par chapitre de Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley

PREMIÈRE LETTRE

Dans une lettre envoyée depuis Saint-Pétersbourg en décembre 17.., Robert Walton écrit à sa sœur, Margaret Saville qui habite en Angleterre. Il lui assure qu’il est en bonne santé et que son entreprise n’a connu aucun malheur. Il décrit ses impressions en se promenant dans les rues de Saint-Pétersbourg. Il lui fait part de son rêve, celui de se rendre au pôle. Son objectif est d’explorer un endroit jamais visité auparavant et peut-être même de marcher sur un sol où aucun homme n’a mis les pieds. Il espère apporter une contribution à l’humanité en découvrant un passage vers des contrées lointaines ou en perçant le secret de la force magnétique. Il écrit que ce projet la remplit d’enthousiasme et que depuis son enfance, il rêve de partir en expédition pour atteindre le nord de l’océan Pacifique. La lettre se termine sur un adieu étant donné qu’il a conscience que lorsqu’il reverra sa sœur, plusieurs mois, voire plusieurs années se seront écoulées. Sauf s’il finit par ne jamais revenir.

DEUXIÈME LETTRE

Le 28 mars 17… Robert écrit une nouvelle fois à sa sœur depuis Archangel. Il se lamente sur la lenteur de son projet. Il est désolé de voir qu’il n’a pas d’ami pour partager ses joies et ses peines. Il a loué un navire et embauché des marins, mais il estime qu’il est peu probable qu’il développe une réelle amitié avec l’un d’entre eux. Il évoque son passé solitaire et son manque de culture, et exprime le besoin d’un ami compréhensif et sensé. Toutefois, il évoque son lieutenant, qui a un grand courage et une détermination sans faille. Celui-ci pourrait peut-être devenir un ami avec le temps.

TROISIÈME LETTRE

Robert écrit à sa sœur le 7 juillet 17… pour la rassurer. Il progresse dans son expédition malgré les défis rencontrés en mer, tels que les bancs de glace. Il explique que jusqu’à présent, il n’y a eu aucun événement notable qui mériterait d’être mentionné. Il se montre confiant et déterminé à réussir son expédition, mais reste prudent pour éviter les dangers. Il termine sa lettre par une bénédiction pour sa sœur.

QUATRIÈME LETTRE

Le 5 août 17…, Robert écrit à sa sœur pour lui signifier un épisode qui est survenu le 31 juillet avec son équipage. Leur navire était bloqué par la glace lorsqu’ils observèrent, au loin, un chariot tiré par des chiens. Il était guidé par une silhouette à la stature gigantesque. Eux, qui pensaient être à des centaines de milles de la terre, se rendirent compte que celle-ci n’était pas si loin. Deux heures plus tard, la glace se brisa et le navire fut libéré, toutefois, ils restèrent sur place jusqu’au matin afin d’éviter de heurter les grandes masses qui dérivaient dans l’obscurité.
Le lendemain, ils ont trouvé un autre étranger sur un traîneau en mer. Il semblait être Européen. Il demanda à bord la direction du navire et lorsque Robert lui expliqua qu’ils se dirigeaient vers le pôle Nord, l’étranger sembla satisfait. Mal en point, Robert et son équipe le soignèrent afin qu’il puisse se rétablir. Attisant la curiosité des hommes du navire, Robert le fait venir dans sa cabine afin qu’il puisse se reposer. Il apprend qu’il poursuivait quelqu’un, la même personne à la stature gigantesque qu’ils avaient vu la veille.

Robert développe une affection pour cet étranger qui excite son admiration et sa pitié en raison de la tristesse qu’il ressent. L’étranger se remet d’une crise émotionnelle et lui parle de son histoire et de sa propre déception. Robert partage son désir d’avoir un ami proche. Cependant, l’étranger est déçu, car il a perdu tout ce qui lui était cher.
Ne souhaitant pas oublier les malheurs qu’il a connus, l’étranger décide de raconter son histoire à Walton en espérant que les déboires qu’il a eus pourront lui être utilesgfd. Walton accepte d’écouter l’histoire de l’étranger, même s’il craint que cela ne puisse raviver son chagrin. L’étranger souhaite raconter son histoire dès le lendemain et Walton entreprend de consigner son récit, tous les soirs, dans un manuscrit. Il a hâte d’écouter le récit de l’étranger.

CHAPITRE 1

L’étranger raconte l’histoire de ses parents. Il se prénomme Victor et il est issu d’une famille influente et respectée. Son père était un homme intègre qui s’occupait des affaires publiques du pays. Il était ami avec un homme nommé Beaufort, qui était un commerçant prospère qui, après des opérations malheureuses, est tombé dans la pauvreté et a finit par se retirer. En cherchant Beaufort, pour le persuader de reprendre son commerce, il l’a retrouvé, après dix mois, dans le désespoir. La fille de Beaufort, Caroline, a pris soin de son père malade jusqu’à ce qu’il meure, la laissant seule et démunie. Le père de l’étranger l’a alors prise sous sa protection et l’a épousée deux ans plus tard.
Malgré leur différence d’âge, ils s’aimaient beaucoup. Ils ont énormément voyagé. L’étranger était né à Naples et explique qu’il a eu une enfance heureuse.
Alors que son père était parti pour affaires, sa mère trouva une jeune fille orpheline et pauvre, du nom d’Elisabeth Lavenza, vivant chez des paysans. Sa mère était morte en la mettant au monde, quant à son père, personne ne savait ce qu’il était devenu. La mère de Victor, qui avait toujours voulu avoir une fille, projeta de l’adopter. Elle en parla à son mari qui accepta l’idée. Victor voyait en elle plus qu’une sœur, il la voulait avec lui “jusqu’à la mort“.

CHAPITRE 2

Victor décrit l’enfance heureuse qu’il a eue avec sa sœur adoptive, Élisabeth, et son ami d’enfance, Henry Clerval. Ils étaient tous les trois élevés ensemble et avaient une forte amitié en raison de leurs personnalités différentes. Élisabeth était calme et aimait la poésie et la nature, tandis que Victor était plutôt passionné et curieux. Il cherchait toujours à comprendre les lois de la nature. D’un tempérament impulsif, il nourrissait des passions démesurées pour l’apprentissage, mais ne s’intéressait pas aux langues, aux gouvernements ou à la politique.

Au cours de ses treize ans, il tomba sur un livre de Cornelius Agrippa dans une auberge. Il fut par les théories évoquées. Malgré les remarques dédaigneuses de son père, il continua à lire et à étudier des œuvres d’auteurs similaires, mais il resta toujours sur sa faim. Il croyait que les secrets de la nature restaient inexplorés et ce même pour les philosophes les plus savants.

Témoin, à l’âge de quinze ans, de la destruction d’un vieux chêne par la foudre, au cours d’un violent orage, il écouta les propos d’un physicien qui évoqua ses théories sur l’électricité et le galvanisme. Cela remit en question ses anciennes croyances. Il abandonna ses anciens travaux pour se tourner vers les mathématiques, les considérant plus stables et plus fiables. Cependant, il a associé cette décision à l’idée du bien et du mal et senti que sa destinée était toujours sous la menace d’une destruction totale.

CHAPITRE 3

À dix-sept ans, Victor dut partir pour l’université d’Ingolstadt. Ce fut à cet instant qu’Élisabeth eut la scarlatine. Sa mère décida de la soigner malgré les avertissements. Cependant, sa mère tomba malade et succomba trois jours plus tard. Victor décrivit la douleur de perdre sa mère et les moments de chagrin, mais également la nécessité de continuer à vivre. Il demanda à son père de rester encore un peu avant de partir pour l’université. Il profita de ses “frères” Élisabeth et Clerval. Il décrivit la crainte qu’il avait de ne trouver aucun bon ami lorsqu’il serait à l’université.
Arrivé à Ingolstadt, il rencontra Mr Krempe, le professeur de science physique qui lui révéla que tout ce qu’il avait appris jusque-là n’était que des foutaises. Il lui expliqua qu’il devait tout réapprendre et lui donna une longue liste d’œuvres qu’il devait lire. Il lui conseilla de suivre ses cours de philosophie naturelle et ceux de son collègue, M. Waldman, un chimiste. Il entreprit d’assister à un cours du chimiste qui se montra plus enthousiaste concernant son attrait pour les penseurs de l’ancienne époque. Waldman décida de prendre Victor sous son aile.

CHAPITRE 4

Durant les deux années qui suivirent, Victor étudia énormément. À la fin, il estima que l’université n’avait plus rien à lui apprendre. Toutefois, alors qu’il songeait à partir, une décision l’en empêcha. En s’intéressant au corps humain, il se demanda ce qui pouvait bien l’animer. Après de longues recherches, il parvint enfin à animer la matière. Toutefois, cet exploit l’emmena à voir plus grand. Il prit la décision de créer un homme. Pour arriver à son but, il délaissa le monde qui l’entourait, y compris sa famille, afin d’être concentré sur son entreprise.

CHAPITRE 5

Frankenstein parvint enfin à créer sa créature, mais il fut effrayé par sa laideur. La nuit suivante, il fit un rêve dans lequel il vit Élisabeth mourir. Lorsqu’il se réveilla et qu’il vit sa créature, il fut pris de panique et s’éclipsa dehors. Seul dans la nuit noire, il retrouva son ami Clerval qui était venu le voir. Lorsqu’ils retournèrent chez lui, la créature avait disparu. Toutefois, Frankenstein tomba gravement malade et il fut soigné par Clerval. Lorsque Frankenstein fut rétabli, Clairval voulut s’entretenir avec lui. Frankenstein crut qu’il voulait lui parler du monstre, mais il souhaitait simplement lui demander d’envoyer un message à son père et à Élisabeth pour leur éviter toutes inquiétudes. Puis il lui tendit une lettre d’Élisabeth.

CHAPITRE 6

Dans sa lettre, Élisabeth exprimait ses inquiétudes quant à la maladie de Frankenstein. Elle y mentionna Justine, une des servantes, qui fut rappelée par sa mère, alors qu’elle était presque devenue un membre à part de la famille. Elle parla également d’Ernest, un de ses frères, qui voulait épouser une carrière militaire au grand désespoir de leur père et de William. Durant sa convalescence, Frankenstein se mit à porter les sciences naturelles en horreur. Les éloges de ses deux professeurs (M. Krempe et M. Waldman) ne l’aidèrent pas. Il délaissa les sciences pour s’intéresser aux études de Clerval sur la littérature et la culture orientale. Progressivement, Frankenstein retrouva une vie heureuse.

CHAPITRE 7

Frankenstein reçut une lettre de son père qui lui révéla que son petit frère William avait été assassiné. Le mobile serait une petite miniature que lui aurait donné Élisabeth. Cette dernière, pensant qu’elle était responsable de la mort de William, était inconsolable. En arrivant chez lui, Frankenstein crut voir la créature qu’il avait créée, illuminée par un éclair, dans la nuit. Dès cet instant, il était persuadé que ce monstre avait tué son frère. Toutefois, Ernest lui révéla que Justine avait été désignée coupable étant donné qu’on avait retrouvé la miniature sur elle. Frankenstein, tout comme Élisabeth, estimèrent qu’elle était innocente. Toutefois, Justine allait être jugée.

CHAPITRE 8

Très affecté par l’affaire, Frankenstein accompagna sa famille au tribunal où Justine était accusée du meurtre de William.
Pendant le procès, de nombreux témoins présentèrent des preuves accablantes contre elle. Cependant, Frankenstein croyait fermement en son innocence. Justine semblait calme pendant le procès, mais sa tranquillité était en réalité factice. Elle essaya de montrer sa totale innocence à la famille de Frankenstein. Élisabeth témoigna en rappelant la conduite irréprochable de Justine, déclarant qu’elle était certaine de son innocence. Malgré cela, Justine fut condamnée et la nuit qui suivit, Frankenstein, qui était également convaincu de son innocence, passa une nuit épouvantable, torturée par le remords. Le lendemain, il retourna au tribunal pour apprendre que Justine avait avoué sa culpabilité. Elle souhaitait voir Élisabeth, cette dernière accepta à condition que Frankenstein vienne avec elle.
Justine était ligotée et déprimée. Elle pleurait et avouait avoir menti sous la pression et la menace de son confesseur. Justine fut condamnée à mort.

CHAPITRE 9

L’état de santé de Frankenstein fut fortement impacté par ses remords concernant l’exécution de Justine. Voyant la santé de son fils péricliter, son père tenta de lui donner des conseils, en vain. Frankenstein s’isola et chercha la solitude. Il pensa à se suicider. Abattue, Élisabeth ne prenait plus plaisir à ses activités habituelles. Elle se mit à penser que toute joie serait un sacrilège pour les morts. Elle se sentit déprimée et en colère en pensant à la fin tragique de Justine Moritz. Elle trouvait tout cela injuste étant donné que tout le monde la croyait coupable alors qu’elle était innocente. Elle concevait un monde sans aucun bonheur, rempli de mensonges et de violence. Frankenstein se sentait coupable de ces deux morts. Il réalisa une excursion dans la montagne afin de trouver un peu de soulagement.

CHAPITRE 10

Frankenstein passa une journée à explorer les montagnes, admirant la nature et trouvant une forme de réconfort dans les paysages sublimes et magnifiques autour de lui. Cependant, le lendemain matin, il se réveilla avec une mélancolie sombre et décida de gravir le sommet de Montanvert pour retrouver la même sensation d’extase qu’il avait ressentie la première fois. Le chemin est escarpé et dangereux, mais il n’emporta pas de guide pour préserver la grandeur solitaire du paysage. Arrivé au sommet, alors qu’il était en train de contempler la vue, il vit sa créature s’approcher de lui. Effrayé, il était prêt à se battre avec elle, mais celle-ci se mit à lui révéler qu’elle était la plus malheureuse de toutes les créatures vivantes. S’interrogeant sur le fait de la tuer ou d’accomplir son devoir envers elle, Frankenstein, pris de pitié pour le monstre, décida d’écouter son histoire.

CHAPITRE 11

La créature expliqua qu’elle mit un petit temps à se familiariser à son existence en tant qu’être. Après avoir été créée par Frankenstein, elle partit se réfugier dans la forêt près d’Ingolstadt. Elle étancha sa soif dans un ruisseau, mangea quelques baies et s’endormit. Elle erra dans la forêt en se protégeant du froid tant qu’elle put jusqu’à ce qu’elle aperçoive une petite cabane. La porte étant ouverte, elle entra dans la maison et elle tomba sur un vieil homme qui, en l’apercevant, fuya à grande enjambée. Elle en profita pour manger les restes. Très vite, on la chassa du village et elle fut contrainte de se réfugier dans la plaine où elle tomba sur une hutte. Elle y trouva un vieillard aveugle, passionné de musique, une jeune femme et son compagnon. Il décrivit leur scène quotidienne et sembla fort surpris de se rendre compte que, lorsque l’obscurité venait s’installer, ils continuaient à voir en utilisant des bougies.

CHAPITRE 12

Le lendemain, la créature continua d’observer ses hôtes. Se rappelant de son expérience avec les villageois, il continuait de se tenir à distance des trois personnes. Le matin, l’homme partait à l’extérieur tandis que la fille s’occupait à ses diverses tâches quotidiennes. Très vite, le monstre se rendit compte que la famille était éprouvé. La misère en était la cause. Une nuit, la créature utilisa les instruments de l’homme pour couper du bois afin de le mettre dans leur réserve. Le lendemain, l’homme parut surpris en voyant tout le bois dans la réserve. Ce jour-là, il en profita pour réparer la demeure. La créature comprit très vite qu’ils communiquaient ensemble grâce à des sons articulés. Progressivement, elle se mit à apprendre le langage. Elle prit conscience que le vieillard était le “père”, la fille s’appelait “Agatha” ou “sœur” tandis que l’homme était “Félix” ou “frère”.

La créature continua de décrire le quotidien de cette famille dont chaque être était pourvu d’une grande beauté. Un jour, lorsqu’il vit son reflet dans l’eau, il fut effrayé par sa monstruosité. Dans un premier temps, il crut qu’il allait les effrayer, mais très vite, il chasse cette idée de son esprit en se disant que cette famille finirait par l’accueillir avec bienveillance lorsqu’il se présenterait à eux. Lui qui était ce “bon génie” pour la famille.

CHAPITRE 13

Au printemps, lors d’une journée où la famille fut troublée par l’arrivée d’une femme arabe. En levant son voile, elle révéla un visage angélique. Félix fut réjoui en la voyant. Elle ne parlait pas le même langage que la famille, mais sa présence apportait la joie dans la maisonnée. Félix s’occupait d’elle.
Le lendemain, Félix partit travailler et la jeune femme arabe, du nom de Safie, joua de la guitare auprès du vieillard. Elle chantait et sa voix impressionnait tout le monde. Agatha prit la guitare et joua à son tour, mais sa voix n’était pas aussi belle que celle de Safie. Le vieillard fut transporté de joie et exprima sa joie.

Les jours passèrent paisiblement et la joie remplaça la tristesse sur les visages. Au travers de Safie, la créature fit de sérieux progrès dans l’étude de la langue. Il étudia la science des lettres en même temps que la langue, grâce au livre Les Ruines ou méditations sur les révolutions des Empires de Volney que Félix enseignait à Safie. Le livre lui offrit une vue d’ensemble sur les mœurs, les gouvernements et les religions du monde.

CHAPITRE 14

[Ce chapitre romanesque n’a pas grand intérêt pour la suite de l’histoire]

La créature apprit l’histoire de “ses amis”. Le vieillard qui s’appelait De Lacey, descendait d’une “noble famille française”. Lors d’un procès, Félix fut indigné de la décision de justice de condamner un marchand turc. Il décida coûte que coûte de le libérer. Le marchand lui promit sa fille, Safie, en échange de son aide. Une fois libéré, Félix dut libérer sa famille qui, à la suite de son plan d’évasion, avait été faite prisonnier. Il les avait fait évader et il s’était réfugié dans la petite hutte dans laquelle ils habitaient. Pendant ce temps, le marchand turc, ne voulant pas que sa fille épouse un chrétien, revint sur ses paroles et ne lui donna pas sa fille. Cette dernière, qui avait eu une éducation chrétienne par sa mère, ne voulait pas revenir en Asie. Elle était tombée sur l’adresse de son bien-aimé et elle les avait rejoints.

CHAPITRE 15

Alors qu’il se baladait dans la forêt, la créature tomba sur une valise qui contenait des romans. Par chance, ils étaient écrits dans la langue qu’elle avait apprise. En lisant Les Souffrances de Werther, elle se reconnut dans les personnages. Elle idolâtra les figures illustres de Plutarque. En parcourant Le Paradis Perdu, elle fut surprise de se prendre tantôt pour Adam, tantôt pour Satan. Il tomba également sur le journal de Frankenstein qui décrivait sa conception. Il en voulait fortement à son créateur de l’avoir fait si hideux. Dieu s’était montré généreux avec les humains en les créant à son image, tandis que lui n’était qu’un être horrible et inachevé. Toutefois, il décida d’aller parler au vieillard aveugle. Les choses se déroulèrent très bien jusqu’à ce qu’il soit chassé par les enfants, horrifié de sa présence. Il trouva refuge dans sa cabane.

CHAPITRE 16

Après ce terrible événement, la créature en voulait au genre humain. Elle était en colère et était partie se défouler dans la forêt. Très vite, elle retrouva ses esprits en se disant qu’elle aurait dû habituer De Lancey à sa présence avant de se présenter à ses enfants. Il se dit qu’il n’était pas trop tard. Le lendemain, il décida d’attendre que le jour se lève pour aller rendre visite à De Lancey pendant que les enfants seraient partis. Toutefois, les événements ne se passèrent pas comme prévu. Horrifié par les récents événements, Félix avait pris la décision de fuir la maison. La créature était une nouvelle fois toute seule.

La créature abandonna sa cabane pour trouver Frankenstein. Au bout d’un moment, elle vit une jeune fille qui tomba malencontreusement dans les rapides. Elle tenta de la sauver et de la réanimer, mais un paysan lui tira dessus.
Après que sa blessure fût cicatrisée, la créature continua son périple jusqu’à Genève. Il tomba sur William et, en apprenant qu’il était de la famille de Frankenstein, il décida de le tuer pour se rebeller contre son créateur. Sur le corps de sa victime, il vit une miniature dans laquelle se trouvait le portrait d’une très belle femme. Il s’en empara. Pas très loin de la scène de crime, il trouva une grange où dormait une jeune femme (Justine). Il décida de lui faire porter le chapeau et glissa la miniature dans les plis de sa robe.

Maintenant, qu’elle était en face de son créateur, elle lui demandait une faveur, celle de créer une compagne à son image pour qu’elle ne soit, plus jamais, seule.

CHAPITRE 17

Dans un premier temps, le narrateur n’est pas totalement d’accord, mais sa créature argumente. Elle lui explique qu’elle manque d’amour et que si elle pouvait avoir une compagne, quelqu’un avec qui partager sa vie, elle ne se sentirait plus seule et elle pourrait faire la paix avec l’humanité. Après avoir hésité, Frankenstein décide d’accepter de créer une compagne pour sa créature.

CHAPITRE 18

Frankenstein n’avait pas encore trouvé le courage de commencer la tâche qui lui avait été imposée par sa créature. Il songea à se rendre en Angleterre pour y faire des recherches qui pourraient l’aider, mais il hésita.
Il demanda à son père la permission de partir pour l’Angleterre en lui cachant les véritables raisons de sa requête.
Son père accepta et lui proposa que Clerval puisse l’accompagner. Il lui précisa que lorsqu’il reviendra, il se mariera avec Élisabeth. Frankenstein partit pour l’Angleterre avec appréhension.

Frankenstein voyagea donc en compagnie de son ami Clerval. Ce dernier fut émerveillé par les paysages et la nature qu’ils rencontrèrent lors de leur descente du Rhin. Ils passèrent par Strasbourg, Mannheim et Mayence, admirant les châteaux en ruine, les vignobles et les villes. Même si Frankenstein ne pouvait pas partager l’enthousiasme de Clerval, il fut ravi par la tranquillité qu’il ressentait sur le bateau et contempla le ciel bleu. Clerval qui avait déjà vu de nombreux sites magnifiques auparavant, déclara que le voyage sur le Rhin est le plus beau de tous.

CHAPITRE 19

Frankenstein et Clerval séjournèrent à Londres pour plusieurs mois. Frankenstein chercha des informations pour réaliser sa promesse, mais ses souvenirs déplaisants l’empêchèrent de profiter de la société. Clerval, de nature curieuse, poursuivit son propre but en voyageant en Grande-Bretagne. Frankenstein dissimulait ses peines pour ne pas gâcher le bonheur de son ami. Frankenstein commença à rassembler les matériaux pour sa nouvelle création, mais cela lui causa de l’angoisse. Après plusieurs mois, ils reçurent une invitation à venir en Écosse de la part d’un ami.
Frankenstein était tourmenté par la peur que le monstre qu’il avait créé puisse s’en prendre à ses proches en Suisse. Il attendait un courrier de leur part avec anxiété.

Arrivés en Écosse, Frankenstein s’isola sur une île isolée des Orcades pour terminer son travail. Il loua une cabane délabrée et fit des réparations pour y vivre confortablement. Il passait ses matinées à travailler et ses soirées à marcher sur la plage.

CHAPITRE 20

Dans son laboratoire, Frankenstein réfléchissait sur sa nouvelle création. Il se souvint de sa première création qui avait causé la mort et la désolation. Craignant que la nouvelle créature ne soit pire que la première et qu’elle puisse mettre en danger la survie de l’humanité. Alors qu’il réfléchissait, il vit le monstre qu’il avait créé plus tôt qui l’observait à la fenêtre. Le monstre était venu pour voir l’avancement des travaux et exiger que le narrateur tienne sa promesse. Frankenstein réalisa alors à quel point il avait été fou de promettre, à son monstre, une compagne.

Frankenstein quitta son laboratoire et fit le serment de ne plus poursuivre ses travaux. Il se retrouva seul dans sa chambre et entendit des bruits de pas dans le couloir. Le monstre qu’il avait créé, exigea qu’il continue ses travaux pour lui donner une compagne. Frankenstein refusa et le monstre s’énerva, mais se rendant compte qu’il ne pourrait pas le faire changer d’avis, il le menaça d’être là pour le jour de ses noces.
Frankenstein quitta l’île, jeta ses travaux à la mer et dériva, en barque, jusqu’en Irlande où il fut arrêté pour suspicion de meurtre.

CHAPITRE 21

On fit entrer Frankenstein dans une pièce où était déposé le corps de son ami Henry Clerval. Il se sentit effrayé et anéanti en le découvrant. Il souffrait d’une fièvre délirante pendant deux mois et finit par se réveiller en prison.
La visite de son père l’a aidé à se rétablir, mais il est tombé dans une sombre mélancolie qui ne pouvait être dissipée. L’image de Clerval le hantait sans cesse. Frankenstein pensa que sa destinée était proche de son terme et que seule la mort pouvait l’aider à trouver le repos. Le jour de son procès, Frankenstein fut acquitté. Son père essaya de lui redonner le sourire, en vain.
Ils quittèrent l’Irlande pour rejoindre Genève toutefois, Frankenstein était hanté par le souvenir de la mort de son ami Clerval causée par la créature qu’il avait conçue.

CHAPITRE 22

Frankenstein s’accusait d’avoir causé la mort de toutes ces personnes, son père tenta en vain de l’en dissuader. Son père pensa que son fils était en train de devenir fou.
Dans une lettre, Élisabeth lui faisait part de ses inquiétudes quant à leur avenir. Elle lui demandait s’il en aimait une autre. Frankenstein la rassura et lui expliqua qu’après leur mariage, il devra lui révéler un secret abominable. Frankenstein se maria avec Élisabeth et, ensemble, ils embarquèrent pour un voyage de noces en bateau.

CHAPITRE 23

Après avoir quitté leur embarcation, le jeune couple s’installa dans une auberge pour contempler le coucher de soleil. Au moment où la nuit commença à s’installer, Frankenstein devint anxieux. Il était armé d’un pistolet, prêt à se battre contre sa créature. Il demanda à sa femme de se retirer et continua à chercher son ennemi. Soudain, il entendit des cris provenant de la chambre. Il y retrouve sa femme morte étendue sur le lit.

En revenant à Genève, Frankenstein trouva son père et Ernest en vie, mais son père, peiné du décès d’Élisabeth, mourut de chagrin. Frankenstein fut déclaré fou et passa plusieurs mois en prison, mais il retrouva progressivement la raison et se mit à désirer se venger du monstre qui avait causé la mort de tant de membres de sa famille. Il se mit en quête de trouver le moyen de se venger et poursuivit sa créature jusqu’à la mort.

CHAPITRE 24

Frankenstein n’avait qu’une seule idée en tête : se venger. Il quitta Genève, sa ville natale, et se mit à errer dans le monde à la recherche de sa créature. Il visita un cimetière et s’agenouilla devant les tombes de ses proches décédés. Il jura de poursuivre le démon à tout prix, même s’il devait y perdre sa vie. Il appela les esprits des morts afin qu’ils puissent l’aider dans sa tâche. Frankenstein poursuivit sa créature jusqu’au pôle Nord. Il y rencontra de nombreuses difficultés liées au froid et au manque de nourriture.

Frankenstein poursuivit sa créature jusqu’à un hameau où les habitants s’étaient fait voler leurs provisions pour l’hiver par une créature immense. Cette dernière avait continué sa route vers l’Océan. Frankenstein échangea son traîneau contre un mieux adapté pour le climat polaire et quitta le pays. Après trois semaines de voyage difficile, il aperçut enfin un traîneau avec une silhouette familière.

Il était sur le point de le rattraper lorsqu’un événement climatique les sépara. Frankenstein était sur le point de mourir quand il a été sauvé par un navire.
Ayant terminé son histoire, Frankenstein implore Walton de poursuivre son ennemi et de le tuer, puis il finit par mourir.

CHAPITRE 25

Walton écrit une lettre à sa sœur, le 26 août 17… pour lui raconter les circonstances liées à l’écriture de son précédent manuscrit. Frankenstein parlait avec émotion et colère et Walton tentait de prendre des notes sur le récit. Frankenstein corrigeait ses notes pour qu’elles soient plus complètes. Walton trouva Frankenstein intéressant et aimable mais dépressif et solitaire. Les deux hommes discutèrent de sujets variés en dehors du récit de Frankenstein et Walton admira son éloquence.
Le 2 septembre, le navire de Walton était toujours encerclé par des montagnes de glace. Il craignait pour sa vie et s’inquiétait du bien-être de sa sœur s’il venait à périr. L’hôte avait bord essayé de leur redonner de l’espoir en rappelant que d’autres navigateurs avaient échappé à ce genre d’accident. Les marins semblaient temporairement encouragés par ses discours, mais chaque jour de désillusion augmentait leur peur et Walton appréhendait une mutinerie.
Le 5 septembre, l’équipage du navire a demandé au capitaine de faire demi-tour si la mer devenait accessible, étant donné les dangers que leur expédition comportait (celle de tuer la créature de Frankestein). Walton hésita à répondre, mais Frankenstein, malgré son état de santé déclinant, s’était réveillé pour défendre corps et âme la poursuite de l’expédition en rappelant son objectif noble et honorable. Il critiqua les hommes pour leur faiblesse et leur peur, en les accusant de ne pas être capables de faire face aux défis.

Finalement, Walton précise qu’il retourne en Angleterre. Il raconte à sa sœur les précédents événements. Le 9 septembre, la glace avait finalement commencé à se briser et le navire dériva vers le nord, offrant une voie de retour en Angleterre aux marins. Cependant, l’hôte était trop malade pour partir et il fut diagnostiqué comme ayant peu de temps à vivre. Walton était auprès de lui et écoutait ses derniers mots, où il exprimait des regrets pour la création du monstre qui avait causé la mort de ses amis. Soudain, il tomba nez à nez avec la créature de Frankenstein. Cette dernière venait de tuer son créateur. Elle révéla à Walton qu’elle n’était pas à blâmer. Frankenstein n’avait pas respecté sa promesse. C’était de sa faute si elle avait été créée, si difforme et effrayante. Il ne voulait qu’une seule chose : une compagne pour vivre une vie paisible, et cela, son créateur lui a refusé.
Après avoir tué Clairval, il a assassiné Élisabeth, car il ne supportait pas l’idée que Frankenstein puisse jouir du bonheur alors qu’elle était malheureuse. La créature conclut son discours en expliquant à Walton qu’étant donné que son créateur était mort, elle pouvait également mourir. Elle se jeta dans la mer et disparut dans les ténèbres.

Présentation des personnages

Victor Frankenstein est le personnage principal du roman. Issu d’une famille influente et respectée à Genève, c’est un jeune scientifique passionné et talentueux qui a étudié à l’Université d’Ingolstadt. Déterminé à découvrir le secret de la vie, il construit une créature à partir de cadavres. Cependant, une fois la créature animée, Victor est effrayé par son apparence. Il est persuadé que sa créature est capable du pire, et pour cause, c’est elle qui a assassiné son jeune frère William. Tour à tour, les personnages qu’il a aimés trouvent la mort à cause de sa créature. Cette dernière représente l’obstination qu’il a eue à vouloir découvrir à tout prix le secret de la vie. Ce prix, ce sont les morts qui s’enchaînent autour de lui, augmentant sa culpabilité. En poursuivant la créature pour se venger d’elle, Frankenstein cherche également à racheter ses fautes. Indirectement, il est lié à tous les meurtres et progressivement, il devient hanté par ses propres décisions.

La Créature est un être sans nom propre. Parfois appelée le “démon”, le “monstre”, elle a été créée avec des morceaux de cadavres. Lorsqu’elle comprend qu’elle “vit”, elle est, comme un enfant, de nature curieuse et décide de découvrir le monde qui l’entoure. Toutefois, elle comprendra vite que son horrible aspect fait fuir les gens. En voyant son reflet dans l’eau, elle sera elle-même repoussée par cette vision d’horreur. Elle ne comprendra pas pourquoi son créateur l’a faite de façon si ignoble alors que Dieu a fait les hommes à son image. Elle demandera à son créateur une faveur, celle de lui créer une compagne qui lui ressemble pour ne plus jamais être seule et faire la paix avec l’humanité. Le refus de son créateur l’entraînera à tourmenter son créateur en tuant son meilleur ami et sa jeune épouse. Sachant qu’elle ne pourra jamais aspirer au bonheur, elle souhaite que son créateur connaisse le même sort qu’elle. En un sens, son créateur l’a fait à son image. Si on oublie l’aspect physique effrayant, la créature est seule et souffre tout au long du roman à l’instar de Frankenstein. Tous deux épousent la mort sans avoir goûté à ce genre de bonheur qui dure dans le temps. Néanmoins, la créature vient à bout de son créateur, c’est elle qui lui porte le coup de grâce.

Elizabeth Lavenza est la cousine de Victor Frankenstein. Sa mère est morte en la mettant au monde et son père est introuvable. Elle est d’abord recueillie par des paysans miséreux avant d’être adoptée par la famille Frankenstein. C’est une fille belle, douce et généreuse. Elle est aimée par tous les membres de la famille Frankenstein, et devient rapidement une source de réconfort pour Victor. Progressivement, elle se rapproche de Victor et ils se marient. Cependant, leur mariage est menacé par les choix de Victor et les conséquences qui en découlent. Elizabeth reste déterminée à aider Victor à surmonter ses problèmes, mais elle est finalement assassinée par la créature, ce qui provoque un profond chagrin chez Victor. Ce personnage incarne la bonté, l’innocence et la loyauté.

Henry Clerval est le meilleur ami de Victor. Ce jeune homme amical et bienveillant se passionne pour les langues et les cultures orientales. Henry apporte une bouffée d’air frais dans la vie de Victor, en lui offrant une amitié sincère et profonde. Après la création de la créature, Victor est déprimé et gravement malade. Henry le trouve et le soigne. C’est grâce à son soutien si Victor se rétablit aussi vite. Henry finira par être le deuxième personnage assassiné par la créature de Victor. Henry symbolise la camaraderie et l’empathie.

Alphonse Frankenstein est le père de Victor. C’est un homme bienveillant et un père aimant. Durant tout le roman, il luttera en vain pour que son fils retrouve le sourire. Il finit par mourir de chagrin en apprenant la mort d’Élisabeth.

William Frankenstein est le frère cadet de Victor. C’est un jeune garçon joyeux et insouciant qui est aimé par tous les membres de la famille. C’est la première victime de la créature. Il incarne l’innocence et la vulnérabilité.

Ernest Frankenstein est le second fils de la famille. C’est un garçon disposant d’une forte carrure et qui aspire à épouser une carrière militaire.

Justine Moritz est la nourrice de la famille Frankenstein, qui est accusée et exécutée pour le meurtre de William. La seule preuve de sa culpabilité est une miniature que l’on a retrouvée sur elle et les aveux forcés au confesseur. Ce personnage incarne l’injustice. Seuls Victor et Élisabeth douteront de sa culpabilité.

De Lacey est un vieil aveugle qui vit dans une hutte à la campagne et qui est visité par la créature. Issue d’une famille noble française, il a été forcé de fuir avec toute sa famille après que son fils, Félix, indigné par l’arrestation injuste d’un marchand turc, décide de l’aider à s’évader. Le marchand turc lui promet sa fille en mariage, Safie, mais, après avoir été libéré, il revient sur sa décision. Il ne souhaite pas que sa fille épouse un non-musulman. Toutefois, Safie, qui a eu une éducation chrétienne grâce à sa mère, décide de ne pas le suivre en Asie et rejoint son bien-aimé Félix. En plus de Félix, De Lacey vit également avec sa fille, Agatha. Ces personnages sont très importants pour la créature, car c’est grâce à eux qu’elle arrive à apprendre la langue et à s’imprégner de la culture. Félix finira par la chasser lorsqu’elle rendra visite à son père et ils quitteront la hutte dès le lendemain.

Le capitaine Robert Walton est le commandant du navire qui trouve Victor sur un iceberg et qui réalise le manuscrit sur toute son histoire concernant la créature. Ce sera également le dernier à voir la créature en vie.

Analyse de l’oeuvre

Dans ce roman, Shelley traite des dangers de la science. Au travers du personnage de Victor Frankenstein, ce sont les scientifiques qui sont visés. Ce dernier est un homme égoïste, obstiné par un seul but, celui de découvrir le secret de la vie. Il souhaite animer la matière et lorsqu’il s’aperçoit qu’il en est capable, il a le désir de pousser l’expérience en créant sa créature. À l’instar des scientifiques qui repoussent les frontières de la science de plus en plus loin. Toutefois, pour Victor, sa “créature” n’est qu’une expérience. Compte tenu de la violence dont elle a fait preuve, il estime que celle-ci a échoué et ne souhaite pas renouveler l’expérience. C’est pour cette raison qu’il décide de ne pas répondre favorablement à sa demande. Victor fait complètement abstraction que sa “création” est une créature sensible qui demande à son créateur de l’aide pour arrêter de souffrir.
Ce qui est assez intéressant dans ces personnages, c’est la différence entre Victor et sa créature. Victor est un être humain qui se révèle égoïste et antipathique tandis que la créature est un monstre qui se révèle être généreux et empathique, comme nous pouvons le voir avec la famille du vieillard. Finalement, on est en droit de se demander qui est le plus humain des deux ?
La créature incarne la solitude. Lui qui, comme un enfant, s’émerveille de tout. Son aspect difforme fait de lui un monstre alors qu’en réalité, en son for intérieur, il n’est pas comme cela. S’il se révèle être un tueur, ce n’est pas tant parce qu’il l’est, mais plutôt parce qu’on le voit ainsi. Les propos des gens pourraient-ils avoir une influence sur notre personnalité ? C’est ce que Shelley explique implicitement dans son œuvre.

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