Littérature

Prosper Mérimée, Les Ames du purgatoire : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés

Publiée le 15 août 1834 dans la Revue des Deux Mondes, cette nouvelle intitulée Les Âmes du purgatoire de Prosper Mérimée, un auteur français, traite d’un personnage historique qui a réellement existé : Don Juan de Maraña. Découvrons cette nouvelle ensemble.

Résumé détaillé chapitre par chapitre de Les Âmes du purgatoire de Prosper Mérimée

Chapitre 1 – Leur Rencontre

Le comte don Carlos de Maraña, seigneur riche et respecté de Séville, revient de la guerre contre les Morisques, le visage marqué par des cicatrices et en compagnie de plusieurs enfants qu’il a pris aux infidèles. Désirant ardemment un héritier pour perpétuer son nom, il décide de se marier.

Son fils, Don Juan, grandit sous l’aile d’une mère dévote qui lui inculque les prières, tandis que son père l’encourage à embrasser la bravoure. Un tableau représentant les tourments du purgatoire captive l’imagination de Don Juan. Sa mère lui décrit les souffrances endurées par les âmes qui n’ont pas suivi scrupuleusement leur catéchisme, et l’exhorte à faire dire des messes en sa mémoire. L’enfant, ému, donne généreusement ses pièces aux quêteurs pour les âmes du purgatoire.

Don Juan est fasciné par les artefacts guerriers de son père, qui lui raconte l’histoire de chaque objet, portant des symboles de vengeance pour immortaliser ses actes. L’enfant fabrique des croix en bois et s’entraîne au combat avec un sabre, s’imaginant affronter des têtes mauresques en guise de citrouilles.

Chapitre 2 – L’Université de Salamanques

Âgé de dix-huit ans, Don Juan se rend à l’Université de Salamanque pour développer de nouveaux talents. Assoiffé de connaissance, il choisit de s’asseoir au plus près des professeurs. Toutefois, l’un de ses camarades lui conseille de changer de place, lui expliquant qu’il a pris celle de Don Garcia. Heureusement, la situation se résout de façon amicale, Don Garcia se proposant même d’être son guide à Salamanque. Un peu plus tard, Périco, un autre étudiant, s’approche alors de Don Juan et lui raconte une étrange histoire à propos de Don Garcia Navarro. Selon lui, le Seigneur Navarro aurait eu un fils tombé gravement malade. Malgré les prières incessantes, la santé du jeune homme ne s’améliorait pas. Désespéré, Navarro aurait finalement imploré le diable, suite à quoi son fils aurait connu un mieux. Cette éventualité de blasphème choque profondément Don Juan. C’est à ce moment que Don Garcia fait son apparition, se moquant de Périco. Il invite ensuite Don Juan à l’accompagner à l’église de Saint-Pierre.

Chapitre 3 – Les soeurs de Ojeda

Dans l’église de Saint-Pierre, Don Juan remarque deux jolies femmes. Il tombe amoureux de doña Teresa et apprend que Don Garcia courtise sa sœur aînée, doña Fausta. Après avoir suivi les filles hors de l’église, Don Juan et Don Garcia discutent de leurs intentions romantiques. Plus tard, ils rejoignent un dîner animé avec d’autres étudiants, où des histoires de farces et d’exploits sont partagées. Au début, Don Juan finit par succomber au mode de vie étudiant, abandonnant ses principes initiaux. Après une conversation animée et l’abus de vin, Don Juan s’endort profondément et fait un rêve étrange. Il se voit dans une barque sur un fleuve tumultueux, sans gouvernail ni rames. Deux figures lumineuses apparaissent de chaque côté du fleuve, une femme tenant une couronne de fleurs et un vieillard tenant une couronne d’épines et un fouet. Effrayé par le vieillard, Don Juan se tourne vers la femme, mais remarque que son épée est ensanglantée. Il se réveille en sursaut pour voir Don Garcia inspecter minutieusement une épée portant les armoiries des Maraña et l’inscription “Garde loyauté“.

Chapitre 4 – Le premier meurtre de Don Juan

Don Garcia propose de faire la sérénade à leurs bien-aimées, assurant à Don Juan qu’il connaît tous les subterfuges pour éviter les problèmes avec les autorités. Ils se dirigent alors vers la rue où vivent Doña Fausta et sa sœur. Don Garcia fait venir son page avec une guitare, et ils commencent leur sérénade. Don Juan remarque une femme qui l’observe depuis une fenêtre, probablement la sœur de Doña Fausta. Un mouchoir tombe de la fenêtre, et une conversation s’ensuit. Les rencontres et les sérénades se poursuivent, avec des échanges de mèches de cheveux et des gestes romantiques.

Cependant, une nuit, un groupe d’hommes approche, dirigé par Don Cristoval qui a l’intention de faire la sérénade aux mêmes dames. Don Garcia refuse de céder leur place et les hommes dégainent leur épée. Au cours de la bagarre, Don Juan se défend contre Don Cristoval, utilisant une technique qu’il a apprise de son maître d’armes, il lui porte un coup fatal. Au moment de fuir, Don Juan explique à Don Garcia qu’il ne peut pas abandonner son épée étant donné que le nom de sa famille y est gravé. Don Garcia récupère l’épée et ils s’échappent. Plus tard, Don Juan découvre que Don Garcia s’est trompé d’épée et a emporté celle de Don Cristoval par inadvertance. Don Garcia souhaite rectifier son erreur.

Chapitre 5 – Sollicitation du prêtre

Don Garcia interpelle un prêtre qu’il connaît pour lui demander conseil sur une affaire de conscience. L’ami de Don Garcia a prêté son épée à un homme qui voulait se battre à armes égales, mais cet homme a fini par tuer son adversaire avec cette épée. Le prêtre est flatté d’être consulté et accepte de réfléchir à la question. Don Garcia donne de l’argent au prêtre et lui demande de dire des messes pour le repos de l’âme du défunt. Ils conviennent de se retrouver le lendemain pour obtenir l’avis écrit du prêtre. Don Garcia espère que le prêtre témoignera en leur faveur si la justice les poursuit. Après le départ du prêtre, Don Garcia se réjouit de leur situation et exprime son mépris pour la morale.

Chapitre 6 – L’aide de Teresa

Après avoir commis un meurtre, Don Juan est tourmenté par la culpabilité et passe une nuit sans sommeil. Doña Teresa lui rend visite et lui restitue la poignée de son épée brisée, exprimant son admiration pour sa bravoure. Don Garcia l’assure qu’ils ne sont pas soupçonnés. Le remords de Don Juan est tempéré par l’amour et la vanité lorsqu’il participe à un dîner de célébration avec des étudiants qui le louent comme un héros. Malgré un certain sentiment de culpabilité persistant, il valorise la réputation et la gloire que ses actes lui ont valu à l’université.

Chapitre 7 – L’échange des partenaires

Don Juan et Don Garcia se retrouvent avec les deux sœurs au bord de la Tormes. Après les avoir raccompagnées, ils rencontrent des bohémiennes qui dansent et décident de dîner avec elles. Don Juan se laisse emporter par la débauche et néglige ses études à Salamanque. Sous l’influence de Don Garcia, il passe son temps dans les cabarets. Don Juan reçoit un billet de Doña Teresa annulant leur rendez-vous, mais il trouve une autre occasion de passer la soirée avec elle. Cependant, il commence à se lasser d’un certain signe sur le cou de Teresa. Il se plaint à son ami Don Garcia, qui lui-même est lassé de Fausta. Celui-ci lui propose d’échanger leurs partenaires. Après quelques réserves, Don Juan accepte le plan et se prépare à rencontrer Fausta.

Chapitre 8 – Un échange qui tourne mal

Don Juan tente de tromper Doña Fausta et pénètre dans sa chambre sous de faux prétextes. Elle découvre une lettre révélant la trahison de Don Garcia, ce qui déclenche une violente altercation entre Don Juan et Doña Fausta. Don Juan cherche à la violer, mais la jeune femme se met à crier. Le père de la jeune fille arrive sur les lieux et tire par erreur sur sa propre fille, Doña Fausta meurt sur le coup. Don Juan parvient à s’échapper, laissant derrière lui une scène de désespoir et de tragédie.

Chapitre 9 – La fuite

Don Garcia est rejoint par Don Juan qui lui explique que le père de Fausta a tué sa fille et que Don Juan a tué le père qui tentait de le rattraper. Don Garcia reste calme et offre à boire à Don Juan. Reconnaissant la gravité de la situation, il lui conseille de quitter Salamanque pour aller en Flandre afin de guerroyer. Ils traversent différentes villes et s’enrôlent finalement dans une compagnie à Bruxelles. Ils se distinguent au combat, sont promus et profitent de leur nouvelle richesse et de leur succès. Ils mènent une vie de débauche, cherchant le plaisir et séduisant les femmes sans se soucier des promesses ou des conséquences.

Chapitre 10 – La Trahison envers Gomare

Pendant la guerre, le capitaine Gomare est mortellement blessé et demande à mourir sur place. Avant de mourir, il confie une bourse contenant toutes ses possessions à Don Juan et lui demande de faire dire des messes pour son âme. Après l’affrontement, Don Juan et Don Garcia jouent à un jeu de cartes avec l’argent de la bourse et perdent tout. Ils finissent par oublier le capitaine Gomare. Les Espagnols reprennent l’offensive et traversent un champ de bataille où les morts ne sont pas encore enterrés. Don Juan reconnaît le cadavre défiguré du capitaine Gomare et se rappelle ses dernières recommandations qu’il a négligé d’exécuter. Il fait creuser une fosse et le corps est enterré avec des prières récitées par un capucin.

Chapitre 11 – La Mort de Don Garcia

Pendant une bataille, Don Juan fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, tandis qu’un soldat mystérieux nommé Modesto se comporte étrangement. Lors du siège de Berg-op-Zoom, Don Garcia est mortellement blessé par un tir d’arquebuse. Avant de mourir, il rejette les idées religieuses et lègue ses maîtresses à Don Juan. Modesto, soupçonné d’être son assassin, disparaît, laissant l’armée se demander quelles ont été ses motivations. Après la mort de son mentor, Don Juan retourne à ses anciennes habitudes de débauche et de libertinage. Il apprend que son père et sa mère sont morts et qu’il hérite de leurs biens. Estimant que l’affaire avec le père de Fausta remonte à loin, il décide de retourner en Espagne.

Chapitre 12 – De retour au pays

À Séville, il devient le roi des libertins, organisant des fêtes extravagantes et séduisant de nombreuses femmes mariées. Son comportement dépravé corrompt la jeunesse et provoque le mécontentement divin. Même pendant sa convalescence, il dresse une liste de ses conquêtes, mais l’un de ses amis, Don Torribio, lui montre, en consultant son registre, qu’il n’a jamais séduit de religieuse. Il fait alors le serment d’y parvenir avant un mois.
Après avoir écumé les églises des couvents de femmes, Don Juan se sent attiré par la beauté de la jeune religieuse, sœur Agathe.

Chapitre 13 – La séduction d’une femme de Dieu

Malgré ses tentatives pour attirer son attention, elle reste concentrée sur sa dévotion. Don Juan cherche alors à se faire remarquer et reçoit un petit papier plié en quatre de sa part. Il découvre qu’il s’agit d’une lettre de Teresa. Elle exprime sa douleur et son désir de ne plus le revoir, Don Juan interprète ses mots comme un signe d’amour et anticipe avec excitation leur prochaine rencontre. Le lendemain, Don Juan cherche à rencontrer Soeur Agathe au couvent, mais elle n’est pas là. Il demande spécifiquement une confiture appelée “citrons à la Maraña“, qui n’existe pas. Seule Sœur Agathe connaît la recette. Don Juan reçoit un pot de confiture de “citrons à la Maraña” avec une lettre de Teresa, lui demandant d’oublier leur relation. Don Juan exprime son amour et sa détermination à être avec elle. Teresa est partagée entre son amour pour lui et sa dévotion religieuse.

Chapitre 14 – Sur la voie de rédemption

Don Juan planifie de s’enfuir avec Teresa, mettant en place un plan soigneusement organisé. Cependant, il est tourmenté par une peinture représentant le purgatoire et par des événements étranges, notamment une procession funèbre en l’honneur du comte Don Juan de Maraña. Lorsqu’il cherche des réponses dans une église, il aperçoit Don Garcia et le capitaine Gomare qui s’approchent de lui. Terrifié, Don Juan s’effondre. On le retrouve inconscient devant une église de Séville. On le ramène chez lui et tente de le réanimer. Finalement, il reprend conscience et demande à voir un prêtre.

Avec sa réputation d’impie, seul un moine dominicain accepte de le rencontrer. Don Juan lui raconte sa vision et confesse ses nombreux crimes. Profondément repentant, il décide de se retirer du monde pour expier ses péchés par la pénitence. Il fait des dons, fonde un hôpital et une chapelle, distribue de l’argent aux pauvres et célèbre des messes pour les âmes du purgatoire. Il réunit ses amis, leur avoue qu’il a été un mauvais exemple et exprime ses remords. Avant d’entrer au couvent, il écrit une lettre à Doña Teresa, dans laquelle il avoue ses intentions malhonnêtes, sa conversion et lui demande pardon

Chapitre 15 – “Il ne m’a jamais aimée !” : la mort de Teresa

Teresa attend impatiemment dans le jardin, mais ne reçoit aucune nouvelle de Don Juan. Finalement, un moine lui remet une lettre de Don Juan qui exprime son repentir. Alors que Teresa lit la lettre, elle passe par toute une gamme d’émotions. Le moine tente de la réconforter, mettant en avant le danger qu’ils ont évité. Cependant, la réponse de Teresa est inébranlable : “Il ne m’a jamais aimée !” Consumée par la fièvre, elle rejette toute aide et succombe à la mort, répétant sa déclaration déchirante jusqu’à son dernier souffle.

Chapitre 16 – Le dernier meurtre de Don Juan

Après sa conversion, Don Juan mène une vie de dévotion intense sous le nom de Frère Ambroise dans un couvent. Lors d’une épidémie, il soigne les malades et enterre les morts, acquérant ainsi une réputation de sainteté. Un jour, il est confronté à Modesto, qui lui révèle en réalité être Don Pedro de Ojeda, fils de Don Alfonso de Ojeda, et avoir tué Don Garcia par erreur. Don Pedro cherchait en fait à se venger de Don Juan pour la mort de sa famille. Malgré son refus initial de se battre, Don Juan finit par participer à un duel mortel et tue Don Pedro. Pour éviter un scandale, l’incident est dissimulé. Don Juan passe le reste de sa vie en pénitence et meurt vénéré comme un saint. Sa tombe, ornée d’une inscription, est une attraction pour les touristes à Séville, et la chapelle où il est enterré est décorée de chefs-d’œuvre de Murillo.

Présentation des personnages

Don Juan de Maraña est un jeune homme, élevé entre deux influences – celle de son père qui désire qu’il soit courageux, et celle de sa mère qui le veut pieux. Malgré une éducation privilégiée, il sombre dans la débauche lors de son séjour à Salamanque, guidé par Don Garcia de Navarro. Devenu vicieux sous l’égide de Garcia, même après la mort de celui-ci, Don Juan continue de nourrir son désir de corruption, en projetant de séduire une nonne. Toutefois, la peur du purgatoire lui fait craindre le jugement divin, symbolisant ainsi la possibilité de sa rédemption malgré sa vie dépravée.

Le comte Don Carlos de Maraña est un homme qui a eu plusieurs filles avant d’avoir son héritier. Il attache beaucoup d’importance à la bravoure et élève son fils afin qu’il puisse défendre l’honneur de Maraña coûte que coûte.

La Comtesse de Maraña est une fervente croyante qui insiste pour que son fils soit élevé dans la foi religieuse. Elle lui inculque la crainte du purgatoire et nourrit l’ambition qu’il devienne un homme de foi. C’est elle qui introduit dans la vie de son fils un tableau illustrant les âmes au purgatoire, une image qui finira par avoir une grande influence dans sa vie.

Don Garcia Navarro est le fils d’un des amis du père de Don Juan. Il initie Don Juan à une vie libertine, lui enseignant à séduire les femmes et à les dévaloriser. Malgré son rôle d’instigateur, il demeure un individu astucieux et loyal envers Don Juan, le protégeant autant qu’il l’incite à la débauche.

Doña Teresa de Ojeda est séduite puis délaissée par Don Juan. Bouleversée par la mort de son père et de sa sœur, causés par son amant, elle se tourne vers Dieu et devient religieuse. Malgré la douleur infligée par Don Juan, elle succombe à nouveau à son amour lors de leurs retrouvailles plusieurs années plus tard, son amour surpassant toute vengeance ou ses vœux envers Dieu. Toutefois, elle finit par se laisser mourir lorsqu’elle comprend que celui qu’elle aime n’a jamais éprouvé les mêmes sentiments qu’elle.

Doña Fausta de Ojeda est la victime de Don Garcia. Lorsque Don Juan tente de la convaincre de coucher avec lui, elle refuse, mais est contrainte par lui. Elle crie pour réveiller son père qui la tue par mégarde en voulant tuer son agresseur.

Le Capitaine Don Manuel Gomare admire la bravoure de Don Juan et Don Garcia. À sa mort lors d’une bataille, il lègue sa fortune à Don Juan pour financer des messes en son honneur. Cependant, l’argent est finalement détourné pour d’autres fins et sa sépulture reste sobre.

Modesto, Don Pedro de Ojeda est le fils de Don Alfonso de Ojeda, et le frère des deux sœurs qui ont été victimes de Don Garcia et de Don Juan. Don Pedro en veut à ce dernier pour avoir tué son père. Il retrouve une première fois Don Juan, lorsqu’il est soldat et tente de l’assassiner. Cependant, il tue Don Garcia à la place. La seconde fois, il retrouve Don Juan qui est sur le chemin de la rédemption. Il le provoque en duel et meurt lors de l’affrontement.

Analyse de l’oeuvre

Les Âmes du purgatoire illustre le dilemme de Don Juan de Maraña, tiraillé entre sa foi religieuse maternelle et son héritage guerrier paternel. Initialement attiré par la guerre, l’influence de Don Garcia le conduit vers la chevalerie. Toutefois, malgré son amour pour la guerre, il conserve ses valeurs religieuses, créant un mélange fascinant de deux mondes opposés. L’histoire dépeint équitablement ces deux aspects, malgré l’emphase sur la vie chevaleresque de Don Juan, le tout se déroulant dans un contexte religieux. En fin de compte, Don Juan fusionne les meilleurs éléments des deux mondes : après avoir vécu en tant que guerrier, il se confesse et change radicalement de vie pour devenir un homme pieux, adoptant le nom de “frère Ambroise”. Il abandonne la guerre pour se consacrer à des actes de charité, marquant ainsi sa transformation. Toutefois, il est intéressant de noter que la bravoure dont il fait preuve au combat n’est qu’un moyen de masquer son âme corrompue. En guerroyant, c’est comme s’il cherchait à expier ses fautes, en quelque sorte. Ainsi, il peut continuer de mener une vie décadente, tant qu’il fait preuve d’héroïsme sur le champ de bataille. Ce n’est que lorsqu’il revient à la normalité, c’est-à-dire à Séville et qu’il ne fait plus la guerre qu’il prend conscience de la noirceur de son âme.

Les visions, rêves et hallucinations de Don Juan marquent un tournant décisif dans son histoire, l’amenant à un acte de repentance suite à une vision de la messe sacrée organisée pour lui par les âmes du purgatoire. Ces expériences, au cœur de l’intrigue, sont liées à la Providence divine qui fait prendre conscience à Don Juan de la gravité de ses actes, juste au moment où il s’apprête à commettre le plus grand crime de sa vie en séduisant une nonne, Doña Teresa. Sa vision du purgatoire, où il voit les âmes de ses proches souffrir, provoque en lui un frisson intense. Une seconde vision dans une église, où ces mêmes âmes célèbrent une messe en son honneur, renforce cette prise de conscience, le mettant face à une lutte entre le bien et le mal pour son âme. D’autres visions et rêves prophétiques ponctuent son histoire, mais c’est cette dernière vision qui mène Don Juan à la repentance.

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