Littérature

H.G. Wells, La machine à explorer le temps : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés

Explorons ensemble ce roman de science-fiction écrit par H.G. Wells, un auteur britannique, publié pour la première fois en 1895, qui reste aujourd’hui un grand classique du genre.

Résumé chapitre par chapitre de La machine à explorer le temps de H.G. Wells

Chapitre Premier : initiation

Un personnage que le narrateur appelle l’explorateur du temps tente d’expliquer à un groupe de scientifique, ses travaux sur la quatrième dimension, celle du temps. Il leur annonce qu’il a trouvé le moyen de pouvoir se mouvoir dans le temps de la même façon que nous pouvons nous déplacer sur certains plans de l’espace. Il leur explique que s’il en parle aujourd’hui, c’est qu’il a réussi à l’expérimenter. Les personnes présentes, dont le narrateur, ont du mal à y croire. L’explorateur du temps s’absente et les laisse tout seul.

Chapitre II : La machine

L’explorateur du temps leur amène une machine curieuse “à peine plus grande qu’une petite horloge” dont certaines parties sont en ivoire et “d’autres en une substance cristalline et transparente.”.
Chacun se place autour de l’explorateur de temps afin d’être sûr qu’il n’y ait aucune place à la supercherie. Le psychologue actionne la machine et celle-ci disparaît. Tout le monde est stupéfait. Pour le psychologue, si la machine est allée quelque part, c’est sûrement dans le passé, car si elle était partie dans le futur, il la verrait encore. Le narrateur précise que si la machine avait basculé dans le passé, il l’aurait vu dans la pièce depuis un long moment. L’explorateur du temps leur explique que cette machine était une maquette. Il en a construit une plus grande avec laquelle il compte voyager. Il leur présente cette machine. Tout le monde est incrédule.

Chapitre III : l’explorateur revient

Les personnes présentes ce jour-là ont du mal à croire l’explorateur du temps. Bien qu’il paraisse sûr de sa machine, les fantaisies auxquelles l’explorateur est habitué les font douter.
Le psychologue, le docteur et le narrateur reviennent chez l’explorateur. Ils y trouvent Blank, le directeur du journal, un journaliste et un autre homme. L’explorateur du temps leur a laissé un message leur suggérant de commencer le repas sans lui s’il n’était pas présent. Ils commencent à manger. Le psychologue se met à raconter aux trois nouveaux personnages leur dernière entrevue avec l’explorateur du temps. Ce dernier arrive dans la pièce. Il semble en piteux état et il boite. Il les salue et va prendre une douche. Quand il revient, il se met à manger sans rien dire puis convie ses invités à le suivre dans le fumoir pour qu’il leur conte son histoire qui a duré huit jours.

Chapitre IV : le voyage

L’explorateur du temps explique qu’il n’a fini sa machine que ce matin. Il s’est risqué à l’utiliser. Le temps s’est accéléré et il a assisté à ce voyage dans le temps où une année était l’équivalent d’une minute. Conscient du danger d’arrêter la machine, il s’y est risqué. Si au départ, l’explorateur du temps a été euphorique, très vite, il a commencé à avoir peur. Et si ce monde était hostile ? En regagnant sa machine, il fait la découverte d’une magnifique créature.

Chapitre V : l’âge d’or

La créature est rejointe par des confrères. Certains s’approchent de la machine. Par précaution, l’explorateur du temps retire les leviers de sa machine. Les créatures semblent penser que l’explorateur du temps a été envoyé par le soleil. Cela attriste l’explorateur qui pensait qu’en huit cent deux mille sept cent un, il trouverait un peuple intelligent et beaucoup plus avancé sur les sciences. Ils lui donnent un collier de fleurs et ils l’amènent au sein de leur cité. Ces créatures sont extrêmement gentilles. Elles ne se nourrissent que de fruits. Déterminé à communiquer avec elles, l’explorateur essaie d’apprendre leur langage. Cela n’est pas une mince affaire, car ces créatures sont indolentes et facilement fatiguées.

Chapitre VI : le crépuscule de l’humanité

Au fur et à mesure qu’il vit à leurs côtés, l’explorateur du temps se rend compte à quel point la nature et ses êtres sont en communion totale. Tout ce qui faisait l’être humain a disparu. On ne distingue plus l’homme ou la femme, l’adulte et l’enfant. Les créatures ont trouvé des solutions aux problèmes économiques et sociaux. Ils vivent en paix dans un monde où la maladie n’existe pas et où la nature leur offre l’abondance dont ils ont besoin. L’explorateur du temps se rend compte que l’humanité est arrivée à son summum, c’est un “parfait triomphe de l’homme”.

Chapitre VII : un coup inattendu

L’explorateur du temps se rend compte que sa machine n’est plus là. Angoissé à l’idée de rester dans ce monde à tout jamais, il se met à chercher sa machine partout. Il se rend compte qu’elle est dans le Sphinx. En tentant de montrer aux créatures qu’il souhaite ouvrir le Sphinx, celles-ci ont l’air injurié. Il tente d’ouvrir le Sphinx en tapant sur les plaques à l’aide d’une grosse pierre. Les plaques tombent, mais le Sphinx ne s’ouvre pas. De retour parmi les créatures, il a la nette impression d’être évité. Il se rend compte qu’il est interdit de toucher le Sphinx. Il se met donc à apprendre leur langue afin de pouvoir communiquer avec elles et avoir une chance de retrouver sa machine et retourner chez lui.

Chapitre VIII : explorations

Tandis qu’il continue ses explorations, il se met à sauver une de ses créatures qui était en train de se noyer dans le fleuve sous le regard indifférent de ses confrères. Attachée à lui, cette dernière se présente à l’Explorateur du temps sous le nom de Weena. Il se rend compte que la crainte existe encore. Les créatures ont peur de l’obscurité. C’est pour cette raison qu’ils dorment en petit groupe. Il apprend également que ces créatures, avec lesquelles il vit, sont des Eloïs. Lors d’une de ses explorations, il fait la connaissance d’une créature humanoïde qui vit dans l’obscurité, un Morlock. Il se rend compte qu’il existe deux types d’hommes :

  • les Eloïs qui vivent dans la partie supérieure du monde, dans la lumière ;
  • les Morlocks qui vivent dans les parties souterraines du monde dans l’obscurité.

Il se demande pourquoi les Morlocks vivent ainsi et quels intérêts ils ont eu à lui subtiliser sa machine.

Chapitre IX : les Morlocks

L’explorateur du temps se rend vite compte que s’il continue à explorer le monde des Eloïs, c’est pour éviter d’aller dans les parties souterraines de ce monde qu’il commence à craindre. Toutefois, il se risque à explorer le monde des Morlocks. Weena essaie de le retenir, mais il continue de s’engouffrer dans les ténèbres. Dans ce monde obscur et terrifiant, il est en proie à la peur. Il regrette de n’avoir apporté qu’une boîte d’allumettes pour son voyage. À l’inverse des Eloïs, les Morlocks sont carnivores. Il s’aperçoit que ces créatures souterraines cherchent à le retenir à chaque fois que gagne l’obscurité. Les Morlocks ont peur de la lumière. Lorsqu’il arrive enfin à s’extirper de leur monde, il s’évanouit.

Chapitre X : quand la nuit vient

L’explorateur du temps se met à craindre la nouvelle lune, apportant la nuit dans l’obscurité la plus totale. Il décide d’amener Weena au palais de porcelaine verte pour qu’ils soient à l’abri des Morlocks. En se remémorant le repas des Morlocks auquel il a assisté la veille, il se rend compte que ces créatures souterraines mangent les Eloïs. La nuit passe, sans rencontrer de Morlocks. Lorsque le jour se lève, l’explorateur du temps est décidé à récupérer sa machine. Il compte également partir avec Weena. Il se met en tête de créer des armes et de faire une torche.

Chapitre XI : le palais de porcelaine verte

En se dirigeant dans le palais de porcelaine verte avec Weena, l’explorateur du temps se rend compte qu’il est sans doute en train d’arpenter l’un des derniers musées existant. En déambulant dans les couloirs, il se fait une massue en fer pour tuer des Morlocks et pour ouvrir les portes du Sphinx. Il y trouve également une boîte neuve d’allumettes ainsi que du camphre. Il découvre deux cartouches de dynamite, mais celles-ci ne sont que des simulacres.

Chapitre XII : dans les ténèbres

Décidé à rejoindre la colline, l’explorateur du temps traverse la forêt avec Weena. Lorsque le jour tombe, ils sont attaqués par des Morlocks. En se débattant contre eux et en étant allé rejoindre Weena qui s’est évanouie, il se rend compte qu’il ne sait plus quelle direction prendre. Il établit le campement à cet endroit et fait brûler un feu. Il s’endort sans le vouloir et se réveille attaqué par les Morlocks. Sa boîte d’allumettes à disparu, tout comme Weena. Le feu qu’il pensait éteint se met à gagner la forêt créant la panique et la confusion chez les Morlocks. À la tombée du jour, il se rend à l’évidence : Weena est morte.

Chapitre XIII : la trappe du sphinx blanc

L’explorateur du temps s’aperçoit que le sphinx blanc est ouvert. Déçu de ne pas en découdre avec les Morlocks, il se dirige vers sa machine. Sans le savoir, il se dirige tout droit dans un piège de ces viles créatures. Aussitôt qu’il rejoint sa machine, les portes se referment le plongeant dans l’obscurité. Il sent les Morlocks le saisirent et il essaie tant bien que mal de fixer le levier. Une fois fait, il actionne le mécanisme.

Chapitre XIV : l’ultime vision

Ayant actionné la machine à la hâte, il ne s’est pas rendu compte qu’il avait fait un nouveau bond dans le futur. Il tombe sur une terre dépossédée de la vie humaine peuplée de crabes géants. Le soleil est immense et les ténèbres ont pris place.

Chapitre XV : le retour de l’explorateur

L’explorateur du temps actionne le levier pour revenir à son époque. Il y retrouve son laboratoire. Il aurait pu penser qu’il s’était tout bonnement assoupi et que tout n’avait été qu’un rêve, mais il se rend compte que sa machine, au lieu d’être à gauche, était à présent à droite. Preuve que les Morlocks l’avaient déplacé. Il entend la voix de ses convives et le bruit des couverts. Il les rejoint avant de faire un brin de toilette, de dîner et de leur conter son histoire.

Chapitre XVI : après le récit

L’explorateur se rend compte que personne ne croit à son récit. Toutefois, tout le monde s’accorde pour dire que c’est une belle invention. Le docteur examine les fleurs fanées et trouve que leur pistil est curieux. Il n’arrive pas à déterminer à quels genres elles appartiennent. Devant l’incrédulité de son auditoire, l’explorateur du temps se demande s’il n’a pas rêvé de toute cette histoire. En se dirigeant dans son laboratoire, il se rend compte que la barre de sa machine est endommagée. Il est rassuré : rien de tout ce qu’il a vécu n’est un rêve. Le lendemain, le narrateur se rend chez l’explorateur qui dispose d’un sac de voyage et d’un appareil photo. Le narrateur comprend tardivement que son ami s’apprête à faire un saut dans le temps afin de ramener des preuves de ses voyages. Il disparaît pendant trois années.

Chapitre XVII : Épilogue

Le narrateur se demande où est passé son ami. Sans doute, est-il allé dans le passé rencontrer les hommes de l’âge de pierre ou côtoyer les reptiles de l’âge jurassique. Peut-être s’est-il tourné vers l’avenir, comme lors de son premier voyage, pour découvrir les hommes qui ont enfin résolu les énigmes et les problèmes de notre époque. Toutefois, il sait que son ami, l’explorateur du temps, pense différemment. Si le narrateur croit au progrès de l’humanité, il sait que son ami a “des idées décourageantes sur le Progrès de l’Humanité […] il ne voyait dans les successives transformations de la civilisation qu’un entassement absurde destiné […] à retomber et à détruire ceux qui l’avaient construite.” Le narrateur n’aura gardé de son ami que ces deux fleurs fanées que lui auraient donné une certaine créature (Eloïs), du nom de Weena.

Présentation des personnages

Les personnages de l’époque de l’explorateur du temps

L’explorateur du temps est un ami du narrateur. Il apprécie de fumer les cigares. Très fantaisiste, ce savant invente la machine à explorer le temps. Il la teste et va vivre une aventure dans un futur très éloigné (en l’an 802 701). Il ne rapporte de son voyage extraordinaire que deux fleurs, offertes par Weena. Il disparaît une nouvelle fois pendant de longues années à la fin du roman. Dans ce roman en tiroir, il est le deuxième narrateur de ce roman.

Le narrateur est un ami de l’explorateur du temps. C’est à travers ses yeux que l’on voit se dérouler le début ainsi que la fin de ce roman. Il gardera les deux fleurs fanées.

Filby est un autre scientifique à la chevelure rousse un peu plus terre-à-terre que l’explorateur du temps. Il a cette faculté de pouvoir vulgariser les concepts scientifiques (“un charcutier comprendrait Filby”). Comme tous les autres personnages, il ne croit pas en cette machine et on ne le retrouve qu’en début de roman.

Le psychologue est celui qui va actionner la maquette lorsque l’explorateur du temps va leur montrer qu’il a trouvé le moyen de faire des sauts dans le temps. Il sera présent lorsque l’explorateur va lui raconter son histoire.

Le docteur est un autre scientifique qui voit en cette machine qui disparaît un tour qu’il est incapable d’expliquer. Il confie au narrateur avoir vu une “semblable mystification à Tübingen. Après le récit, il est intéressé par les deux fleurs rapportées par l’explorateur du temps.

Le rédacteur Bank et le journaliste sont invités par l’explorateur du temps pour qu’ils puissent relayer les informations qu’il leur contera.

Les personnages qu’ils rencontrent dans son saut du temps

Les Eloïs sont des créatures qui peuplent la surface de la Terre en l’an 802 701. Ces petits êtres, qui ne mesurent pas plus de 1m20, ont des cheveux bouclés. Ils disposent d’une petite bouche, de petites oreilles ainsi que d’un petit menton qui finit en pointe. Ils sont frugivores. L’explorateur du temps les décrit comme des enfants qui passent leur temps à profiter de la vie (baignade, séduction, amusement). Indolentes et assez vite fatiguées, ces créatures ne sont pas très intelligentes. Elles possèdent un langage simpliste dont les phrases se composent de deux mots tout au plus. Ils ont peur de l’obscurité. Quand vient la nuit, ils dorment les uns contre les autres en petit groupe.

Weena est une Eloïs qui s’attache à l’explorateur du temps après que celui-ci l’ait sauvé de la noyade. C’est elle qui offrira les deux fleurs que l’explorateur ramènera à son époque.

Les Morlocks peuplent les profondeurs de la terre. Ces êtres carnivores se nourrissent des Eloïs. Ils disposent d’un langage totalement différent des Eloïs. Les Morlocks ont la peau blême. Ces créatures de l’obscurité ont un visage sans menton ainsi qu’une longue chevelure blonde qui arrive aux épaules. Ils possèdent des yeux gris rosâtres dépourvus de paupière. L’explorateur du temps les compare à des singes avec la tête renversée en arrière. Ils ont peur de la lumière.

Analyse de l’oeuvre

Un questionnement philosophique

Dans la machine à explorer le temps, H.G. Wells tente d’illustrer le rôle que la technologie aura à jouer sur le devenir de l’humanité. À la question, est-ce que les progrès de la technologie vont causer la disparition de l’humanité ? L’auteur est affirmatif ! Avec le temps qui s’écoule, les deux espèces que rencontre l’explorateur du temps ne sont pas très intelligentes. La technologie a disparu. Seuls quelques vestiges comme le palais de porcelaine verte témoignent d’un temps où la connaissance était encore d’actualité. Les deux créatures qui, selon l’explorateur, descendent de l’homme, ont régressé. Les Eloïs pensent que l’explorateur du temps a été envoyé par le soleil. Ces créatures ne maîtrisent pas le feu, qui jadis a permis aux hommes des cavernes de se protéger des créatures sauvages.

Une satire sociale

Dans ce roman, H.G. Wells rédige une satire sociale. Nous avons deux peuples :

  • Des créatures qui vivent à la surface de la terre et jouissent de la lumière du soleil ;
  • Des créatures qui peuplent les entrailles de la terre et apprécient l’obscurité.

Dans ce combat qui oppose la lumière contre l’obscurité, ces deux espèces représentent deux castes. Celles qui vive en haut ont tout le confort et le luxe apportés par ceux qui sont en bas. Ce sont les maîtres de ce monde. Celles qui peuplent les souterrains obscurs de la terre sont les esclaves de ceux qui vivent en haut. Toutefois, ces créatures, qui apportent le confort à ces Eloïs paresseux et frivoles, sont consentantes de leurs conditions. Elles se nourrissent de la chair de leurs maîtres.

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