Littérature

Todd Strasser, La Vague : résumé, personnages et analyse

Ecrit par Les Résumés
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En 1967, le professeur d’histoire du Cubberley High School, Ron Jones, décide de mener une expérience auprès de ses élèves qui ont du mal à comprendre comment la population allemande a pu être asservie et tolérer toutes les horreurs des nazis. Il mène un travail pratique où il crée la Troisième Vague afin que ses élèves puissent expérimenter la dictature ainsi que la manipulation des foules. Face à sa montée en puissance fulgurante, cette expérience n’a duré que 5 jours et a permis d’enrôler plusieurs centaines d’étudiants.
La Vague de Todd Strasser ne paraît que quatorze ans plus tard. Ce roman s’inspire de cette expérience menée dans ce lycée à Palo Alto en Californie. Découvrons ensemble ce livre d’apprentissage.

Résumé chapitre par chapitre de La Vague de Todd Strasser

Chapitre 1

Laurie Saunders, la nouvelle rédactrice en chef du journal du lycée, le Gravepine, attend ses camarades pour finaliser le journal qui doit être publié la semaine suivante. Toutefois, le soleil étant au rendez-vous, personne n’a voulu se rendre dans la salle du journal. En constatant l’heure, Laurie décide de repartir. En étant dans les couloirs, elle voit sa meilleure amie dans une salle de cours. Elle semble s’ennuyer avec le professeur de français, M. Gabondi. Elle décide de faire des grimaces ce qui fait rire son amie, mais également toute la classe et rend furieux le professeur. Elle échappe à ses réprimandes grâce à la sonnerie. Les deux amis se dirigent à leur prochain cours.

Pendant ce temps-là, Ben Ross, le professeur d’histoire, a bien du mal à faire fonctionner le vidéoprojecteur. À la maison, c’est sa femme, Christy, enseignante de musique et de chant, qui s’occupe des machines, car Ben Ross manque d’habilité. Il capitule et se dit qu’il trouvera bien un élève qui saura le faire fonctionner.
Étant arrivé au Lycée Gordon, il y a tout juste deux ans, Ben Ross ne fait pas l’unanimité parmi ses collègues. Si certains sont impressionnés par sa créativité et sur sa façon de rendre ses cours vivants, d’autres le considèrent comme naïf et estiment qu’il finira un jour ou l’autre par faire ses cours de façon classique.

En entendant la sonnerie, Ben Ross repense brièvement à son passé en tant qu’étudiant, constatant que les choses ont changé. En effet, lorsqu’il était au lycée, tous les élèves se devaient d’être dans la salle de classe dès la deuxième sonnerie s’ils ne souhaitaient pas être réprimandés. Aujourd’hui, les élèves étaient de plus en plus désinvoltes concernant la ponctualité. Pire encore, les élèves ne se sentent même plus obligés de faire leurs devoirs considérant que leur vie sociale est plus importante que les devoirs à réaliser.
Quand Ben voit arriver David Collins, le petit ami de Laurie Saunders, il lui demande s’il peut s’occuper du projecteur. Le garçon s’exécute et amorce la machine. Quand Robert Billings, le souffre-douleur de la classe, arrive dans la pièce, il demande au professeur s’ils vont regarder un film, ce qui provoque les railleries d’un de ses camarades du nom de Brad.

Ben distribue les devoirs à ses élèves en leur informant que leurs copies sont beaucoup trop négligées et que par conséquent, la prochaine fois, il retirerait des points. C’est la troisième fois du semestre qu’il leur reproche leur manque de soin.

Chapitre 2

Ben Ross fait visionner à ses élèves des images choquantes de la Seconde Guerre mondiale tout en leur parlant de la montée au pouvoir d’Hitler, des camps de concentration et de l’extermination de millions de personnes. Un génocide qui, selon bon nombre de témoignages allemand d’après-guerre, n’était pas connu par le peuple.
Hormis Robert Billings qui s’est endormi, le visionnage de ces images attisent la curiosité de ses élèves. Certains se demandent comment cela est-il possible que les Allemands n’aient jamais rien su sur les camps d’extermination, d’autres estiment qu’il aurait été facile de se battre contre les nazis qui ne représentaient que 10 % de la population. Lorsque la sonnerie retentit, tous les élèves sortent sauf Laurie qui souhaite s’entretenir avec son professeur. Bouleversée par les images qu’elle vient de voir, elle ne comprend pas l’attitude laxiste des allemands concernant cette période de l’histoire. Elle n’arrive pas à leur excuser le fait qu’ils n’aient pas su “penser par eux-mêmes”. Ben acquiesce. Robert Billings sort de sa sieste et avant qu’il ait eu le temps de quitter la salle de cours, Ben tente de le motiver, mais il voit bien que ce garçon vit dans l’ombre de son frère, Jeff Billings, un garçon intelligent et très populaire qui étudie aujourd’hui la médecine tout en étant dans l’équipe réserve des Baltimore Orioles, une équipe de Baseball. Le garçon quitte la pièce.

Chapitre 3

Laurie rejoint David qui a déjà englouti la moitié de son déjeuner. Elle lui explique être chamboulée par ce qu’elle vient de voir. Cela lui a coupé l’appétit. David tente de la rassurer en lui disant que c’est du passé et que maintenant les choses ne pourraient pas recommencer. Amy et Brian se disputent pour être à leur table. Brian souhaite parler football avec David et Amy veut simplement discuter avec sa meilleure amie. David et Laurie font de la place et ils les rejoignent. Ils regardent Robert Billings qu’il trouve bizarre. Il est en train de lire une BD de Spiderman avec du ketchup sur la bouche.
Laurie décide d’aller à la salle du journal et Amy l’accompagne. Cette dernière fume une cigarette et elles parlent entre elles. Laurie lui confie qu’elle est amoureuse de David, mais que ce dernier a tendance à l’agacer de ne penser qu’au football. Quand elles parlent de leur avenir, Laurie, lui avoue qu’elle ne sait pas encore ce qu’elle souhaite faire, mais elle pense qu’elle emménagera sûrement avec David. Sa meilleure amie la taquine en lui parlant de mariage. Laurie lui répond qu’elle est trop jeune, mais Amy lui dit que si David lui proposait de se marier avec elle, il n’y aurait pas d’hésitations.
Les deux amis sont interrompus par une personne qui tente d’ouvrir la porte, elle prétend être M. Owens, le proviseur du lycée. Lorsque Laurie ouvre, elle se rend compte que deux de ses camarades du journal, Carl Block et Alex Cooper, leur ont fait une blague. Quand Laurie leur demande de rester avec elle pour finaliser le journal, les deux amis repartent. Laurie est exaspérée.

Chapitre 4

Ben s’étonne de ne pas avoir su donner de réponses satisfaisantes à ses élèves. Profitant que sa femme est au tennis avec des amies, il emprunte de nombreux livres à la bibliothèque et essaie de trouver des réponses. Il ne trouve aucune réponse satisfaisante ce qui l’amène à conclure que l’expérience doit être vécue pour qu’elles nous soient révélées. Il pense alors à réaliser un exercice pratique avec ses élèves.
Sa femme Christy arrive à la maison qu’à vingt-trois heures et elle trouve son mari plongé dans ses lectures. Elle lui apprend qu’elle a enfin réussi à battre Betty Lewis au tennis, une adversaire qu’elle a toujours eu du mal à battre. Ben lui accorde très peu d’attentions, cela ne l’offusque pas, elle sait qu’il est comme ça. Elle est admirative de cet homme qui se lance corps et âme dans chaque nouvelle aventure. Il lui explique qu’il n’a pas su donner de réponses satisfaisantes à ses élèves et il est maintenant sûr qu’ils ont besoin de la connaître par eux-mêmes, c’est pour cela qu’il tente de savoir quel type d’exercice il pourrait réaliser pour qu’elles leur soient révélées. Christy embrasse son mari et va se coucher.

Chapitre 5

Lorsque les élèves arrivent en cours, ils aperçoivent les mots : “LA FORCE PAR LA DISCIPLINE” écrits en grosses lettres sur le tableau. Si au départ, les élèves ne souhaitent pas parler de discipline, ils se mettent à s’y intéresser quand Ben leur explique qu’ils peuvent déjà réussir, dès à présent, à obtenir le pouvoir par la discipline.
Le premier jeu consiste à adopter une nouvelle posture bien droite. Amy est appelée pour réaliser l’exercice. Ben constate que la plupart des élèves, y compris Robert, se prêtent au jeu. D’ailleurs, ce dernier adopte une posture parfaite et le professeur le prend pour exemple. Très vite, Ben leur propose un nouveau jeu dans lequel ils doivent quitter leur bureau et revenir à leur place en adoptant la bonne posture. Lors du premier essai, c’est un vrai bazar. Au fur et à mesure, les élèves deviennent de plus en plus disciplinés et ils regagnent leur bureau en à peine une demi minute. Ben propose qu’ils se mettent en rang dans le couloir et que ceux qui sont placés au fond de la salle de classe se placent en tête de rang. Ils regagnent leur bureau en seize secondes. Tous les élèves se sentent fiers. Ben poursuit en proposant un autre jeu sous forme de trois règles, pour toute intervention, les élèves doivent :

  • se lever et se placer sur le côté de leur table ;
  • dire monsieur Ross ;
  • et parler.

Ben pose des questions à ses élèves et très vite, ils se plient aux règles. La sonnerie retentit et les élèves ne sortent pas de suite comme à l’accoutumé, ce qui étonne Monsieur Ross.

En sortant, David a senti une force collective lors de ce cours comme si tous les élèves ne faisaient plus qu’un. Son ami, Brad, lui dit qu’il se fait des raisons. Seul, dans les toilettes, il se dit que ce serait intéressant d’intégrer cette discipline au sein de leur équipe afin de motiver les joueurs à donner le meilleur de soi. Il voit Robert se coiffer devant le miroir, la posture bien droite, continuer le jeu comme s’ils étaient encore en cours.

Le soir, Ben raconte son expérience à sa femme. Il a été surpris de se rendre compte que les élèves se sont tous prêtés au jeu sans se poser de questions. Ils étaient libres de ne pas le faire, mais ils l’ont fait. Il avait la nette impression que les élèves avaient attendus qu’on leur impose des choses toute leur vie et sitôt qu’ils maîtrisaient une nouvelle contrainte, ils attendaient impatiemment la prochaine. Le soir, Ben a du mal à dormir, il se rend compte qu’il a également apprécié ce jeu.

Chapitre 6

À sa grande surprise, ce jour-là, les élèves étaient tous dans la salle avant lui. Monsieur Ross avait oublié ses notes sur le Japon dans la voiture et il a dû faire demi-tour. Quand il est arrivé, il a remarqué que tous les élèves adoptaient la posture d’hier. Robert était peigné, la chemise rentrée dans le pantalon. Abandonnant ses notes sur le Japon, Monsieur Ross décide de continuer l’expérience de la veille. Il leur parle de communauté : “ce sentiment d’appartenir à une chose plus importante que soi” dans lequel on fait partie d’un mouvement et où l’on s’engage personnellement. David comprend mieux le sentiment qu’il a eu la veille après les cours.
Monsieur Ross intègre des slogans que les élèves doivent répéter : “La Force par la Discipline”, “La Force par la Communauté”. Leur groupe s’appellera “La vague” car elle évoque le changement. Il leur montre un salut qu’ils devront utiliser pour se reconnaître entre eux : courber la main droite en forme de vague, frapper son épaule gauche et relever la main. Si au début, quelques-uns ne le font pas, très vite, tous les élèves de la classe se mettent à faire le salut.

David et Eric arrivent un peu plus tôt sur le terrain. David est persuadé qu’il faudrait créer une unité pour réussir à gagner des matchs. En voyant Brian se disputer avec Deutsh, il a l’idée d’intégrer les membres de l’équipe au sein de la vague.

Chapitre 7

Au cours du repas, Laurie essaie d’expliquer l’expérience qu’elle a vécue durant ces deux derniers jours avec son professeur d’histoire. Son père semble ravi et se dit que c’est une bonne idée. Sa mère, quant à elle, est beaucoup plus sceptique. Elle compare cette expérience à celle vécue par les soldats. Elle se dit que c’est dangereux que les gens ne puissent pas penser par eux-mêmes. Toutefois, devant l’engouement de son mari et de sa fille, elle finit par capituler.

Monsieur Ross est chargé de faire le dîner, mais comme il souhaite continuer ses recherches pour continuer son expérience, il finit par opter pour un plat à emporter. Christy commence à être inquiète par cette expérience que son mari a, visiblement, décidé de continuer. Elle lui suggère d’être prudent.

Chapitre 8

La discussion avec sa mère a légèrement bouleversé Laurie. Elle en discute avec David lorsqu’ils se rejoignent pour faire le trajet ensemble jusqu’au lycée. Elle se demande s’ils ne sont pas manipulés par Monsieur Ross. Selon David, la vague est une bonne chose et il est persuadé que c’est exactement ce qui manque à leur équipe de football. Elle décide de changer de sujet en lui proposant l’aide d’Amy pour ses cours en algèbre. Cette dernière ne lui a pas proposé sur l’instant, car elle est intéressée par Brian et elle ne souhaite pas qu’il la prenne pour une “intello”.

En arrivant dans la salle du cours d’histoire, les élèves voient un grand poster avec une vague bleue. Monsieur Ross, qui d’ordinaire est habillé de façon décontractée, à opter pour un costume bleu, une chemise blanche et une cravate. Il leur distribue des bulletins jaunes. Ceux qui ont un x rouge seront les “moniteurs”, ils auront la charge de lui rapporter tous les élèves, membre de la vague, qui ne respectent pas les règles du mouvement.

Laurie est de plus en plus suspicieuse. Elle trouve cela dérangeant de voir ses camarades agir au bon vouloir de Monsieur Ross.

Après la discipline et la communauté, Monsieur Ross intègre l’action. Il demande à tous ses élèves d’agir en recrutant de nouveaux membres au sein de La Vague. David est heureux, car c’est exactement ce qu’il souhaitait faire avec les membres de son équipe. Les élèves annoncent à leur professeur qu’ils sont fiers, car avec La Vague, ils ont l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand. Monsieur Ross est fier de ses élèves. Même si l’expérience pourrait dégénérer, il sait qu’en tant que “leader”, il pourrait calmer le jeu.

Durant le repas, Robert est convié à manger à la table en compagnie de David, de Brian, de Brad, d’Amy et de Laurie. Cette dernière leur partage ses inquiétudes concernant La Vague, mais tous sont plutôt heureux de cette expérience. Brad taquine Laurie en lui faisant comprendre qu’il est le “moniteur”. Elle finit par capituler.

Chapitre 9

Monsieur Ross est en plein questionnement. Il ne sait pas trop où il va avec la vague, mais il s’aperçoit que le mouvement n’est plus un jeu et que les élèves le prennent au sérieux. Il se retrouve avec de plus en plus d’élèves qui participent à son cours. Il se rend compte qu’il avance assez vite sur le programme avec ses élèves et que les devoirs sont rendus en temps et en heure. Cependant, il prend conscience que ses élèves restituent ce qu’ils ont appris par cœur sans l’analyser. S’ils sont capables d’être performants sur des questions-réponses, il doute de leurs performances sur la rédaction d’une dissertation. Certains professeurs le remercient de cette expérience, c’est le cas de Norm Schiller, le professeur de biologie qui entraîne également l’équipe de football du lycée. D’autres pensent que ce n’est qu’un phénomène de mode et que ça va passer. Selon Ben, la discipline est sûrement ce qui manquait aux élèves. Il se prend à rêver d’une expérience concluante qui permettrait peut-être de faire l’objet d’un article dans le Time.

Lors de la comité de rédaction, Laurie se rend compte qu’aucun de ses camarades n’a réussi à écrire une seule ligne pour la nouvelle édition de leur journal. Quelqu’un propose que l’on écrive sur La Vague. Si Laurie y avait déjà songé au début, elle prend conscience qu’elle ne l’a pas fait car elle est de plus en plus réticente à ce mouvement. Toutefois, elle accepte d’y rédiger un article à condition que ses autres camarades réalisent le travail demandé.

Laurie est dans sa chambre, sa mère vient la voir. Elle a eu une discussion avec Elaine Billings, la mère de Robert. Son fils a incroyablement changé. Si sa mère est fière de ce changement soudain, Madame Saunders se méfie. Selon elle, il agit exactement comme une personne qui est entrée dans une secte. S’il ne trouvait pas sa place dans l’école, ce n’est pas La Vague qui va lui permettre de trouver sa place. En effet, dans le monde réel, ce mouvement n’existe pas et il ne pourra donc pas trouver sa place. Elle prétend que ce sont souvent les gens faibles qui plongent la tête la première dans ce type de mouvement. Laurie est d’accord avec elle, c’est pour cette raison qu’elle ne comprend pas pourquoi son amie, Amy, qui est une fille intelligente, est rentrée aussi facilement dedans sans se poser de questions. Elle explique à sa mère qu’elle est de plus en plus réticente face à ce mouvement et elle lui promet de faire attention.

Chapitre 10

Monsieur Owens demande à voir Ben Ross. Ce dernier est persuadé qu’il souhaite lui parler de La Vague. Dans un premier temps, il pense qu’il serait soulagé s’il venait à lui demander d’arrêter ce mouvement. Toutefois, il se met à penser à Robert qui s’est métamorphosé et cela ne s’arrête pas qu’à ses cours. Il se persuade qu’il doit absolument les conduire jusqu’au bout. Il s’arrête sur ses dernières pensées et se dit qu’il n’a pas à les emmener quelque part et qu’il doit toujours se rappeler qu’il s’agit avant tout d’une “expérience”.

Le proviseur semble de bonne humeur. Il soutient que La Vague a un effet bénéfique pour les élèves toutefois, il se demande si ce mouvement ne va pas dégénérer. Monsieur Ross assure qu’étant le leader, les choses ne peuvent que bien se dérouler. Le proviseur lui fait confiance, mais lui demande de faire attention. Il ne faut pas oublier que les étudiants sont de jeunes adolescents impressionnables et qu’ils peuvent aller trop loin.

Chapitre 11

En allant dans la salle du journal, Laurie découvre un papier. C’est une lettre anonyme écrite par un élève de première qui parle de La Vague. Il explique qu’un terminal a tenté de le recruter lui et quatre autres de ses amis. Lui a catégoriquement refusé. Ce qui a provoqué l’indignation du membre de Terminal. Il lui a expliqué qu’à un moment, plus aucun membre de La Vague n’accepterait d’être ami avec un non-membre. Ses amis l’ont défendu, mais par la suite, ils ont fini par devenir membre. Quelque temps après, il a croisé le même terminal qui lui a demandé s’il avait changé d’avis. Voyant son entêtement, il lui a expliqué que s’il ne devient pas membre maintenant, après, ce sera trop tard. L’élève se questionne : “trop tard pour quoi ?”. Laurie sent que ses doutes, concernant le mouvement, se précisent.

En sortant du bureau du proviseur, Ben voit que La Vague est présente partout. Il fait des saluts de La Vague presque partout dans les couloirs. Il constate que le mouvement a pris vie, mais se rassure, car il est le leader. Il souhaite continuer l’expérience jusqu’au bout. Il sent que quelqu’un le suit, c’est Robert. Ce dernier souhaite devenir son garde du corps, car un chef doit être protégé. Si au départ, Ben est réticent, il finit par accepter se rassurant en se disant que c’est pour le bien de son expérience et qu’avoir un garde du corps serait parfait pour son image.

Chapitre 12

Laurie se rend compte que La Vague prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’auteur de la lettre a préféré que son nom reste anonyme et elle-même se rend compte qu’elle n’est pas sereine avec ce mouvement.
Elle entend des cris qui viennent de l’extérieur. C’est Brian et Deutsh qui sont en train de se bagarrer. David précise que Deutsh est un idiot qui ne fait pas partie de La Vague et puis de toute façon, il ne s’inscrit pas dans le collectif. Il propose à Laurie d’aller ensemble au meeting de La Vague. Laurie refuse d’y aller. Une dispute éclate entre les jeunes amants. David est persuadé que Laurie voit La Vague d’un mauvais œil, car elle est tombée de son piédestal. Elle n’est plus la meilleure, elle n’est qu’une personne lambda. David rejoint les membres de La Vague.

Laurie s’est réfugiée dans la salle du journal. Alex vient la rejoindre précisant que personne ne pourra le recruter dans un quelconque mouvement. Carl entre également dans la pièce. Ayant participé au meeting, il a voulu s’y échapper au plus vite expliquant qu’il avait envie d’aller aux toilettes. Tous les trois se rendent compte qu’il devient urgent d’écrire un article sur La Vague. Laurie leur donne rendez-vous chez elle pour dimanche à quatorze heures avec des non-membres.

Laurie est dans sa chambre et en voyant les heures défiler, elle se rend compte que David ne viendra plus. Leur relation s’est terminée à cause de ce mouvement. Sa mère essaie de comprendre ce qu’il se passe, mais Laurie reste silencieuse. Peu de temps après, son père entre dans sa chambre. Il a entendu dire que lors du meeting de la vague, les choses ont dégénéré et un garçon s’est fait rouer de coups. Il se trouve que les parents de ce garçon viennent d’emménager il y a peu de temps dans la région et qu’ils sont juifs. Bien que Laurie estime que ce mouvement n’est pas une bonne chose, elle est persuadée que ce n’est pas parce qu’il est de confession juive qu’il a été roué de coups, mais plutôt parce qu’il s’opposait à La Vague. Monsieur Saunders explique à sa fille que plusieurs membres du golf veulent rendre visite au proviseur pour s’assurer que tout est sous contrôle et il lui suggère de faire attention avec ce mouvement.

Chapitre 13

Laurie part dans le gymnase, non pas pour voir le match, mais pour rejoindre son amie, Amy. Elle est stoppée par Brad qui lui demande d’effectuer le salut pour aller sur les gradins. Laurie refuse de le faire. Brad la presse en lui demandant de faire ce “salut débile” montrant qu’il trouve cela ridicule. Voyant que Laurie refuse de faire ce salut, il décide de la faire passer sans que personne ne la voie. Elle refuse et décide de partir. Comment Brad peut-il trouver cela ridicule, mais continuer d’être inscrit dans ce mouvement ?

Le dimanche après-midi, le salon des Saunders est transformé en salle de réunion. Certains ne sont pas venus par peur des représailles. Ceux qui sont présents sont sûrs qu’il est grand temps de faire quelque chose contre ce mouvement qui commence à prendre de plus en plus d’ampleur.

Chapitre 14

Laurie décide de faire lire son article sur La Vague à sa meilleure amie, Amy. Elle est persuadée que lorsqu’elle lira les lignes, elle se rendra compte qu’elle est du mauvais côté. Toutefois, les choses ne se déroulent pas ainsi. Amy est persuadée qu’en attaquant La Vague, Laurie ne cherche qu’à atteindre David. Selon elle, si elle rejette La Vague, c’est parce qu’elle n’est plus aussi exceptionnelle qu’avant avec ce mouvement qui prône l’égalité. Amy est fière de faire partie de La Vague car, enfin, elle peut être qui elle veut sans avoir à courir après sa meilleure amie pour devenir comme elle. Amy suggère à Laurie de ne pas publier cet article. En constatant que son amie a réellement l’intention de publier l’article, Amy décide de partir.

Dans la salle des profs, Ben Ross sent que la situation n’est plus sous son contrôle. Il est pris d’une migraine. En voulant prendre de l’eau pour avaler des comprimés, il surprend Monsieur Schiller discuter avec un homme qu’il ne connaît pas. Tous deux ne comprennent pas les ambitions de Monsieur Ross qui a subitement décidé de faire un lavage aux cerveaux aux adolescents faisant du lycée, son grand laboratoire. Voyant qu’ils s’avancent dans la salle des profs, Ben se réfugie dans les toilettes, il constate qu’il est passé du professeur d’histoire au dictateur en un claquement de doigts.

David, Brian, Amy et Robert lisent l’article du Gravepine concernant La Vague. S’ils sont tous les quatre énervés contre l’article, seul Robert montre sa fureur expliquant qu’il faut s’occuper de cette Laurie. Brian décide de s’en occuper avec David.

Chapitre 15

Christy fait part de ses inquiétudes concernant La Vague à son mari. Elle lui explique qu’il est allé trop loin et qu’il est temps d’y mettre un terme. Ben lui apprend que c’est encore trop tôt, qu’il ne peut pas laisser tomber l’expérience comme ça, ce serait abandonner ses élèves. Il souhaite vraiment que cette expérience s’inscrive comme une des plus grandes leçons parmi ses élèves. Christy apprend à son mari que le proviseur l’attend dès la première heure dans son bureau. Elle espère qu’il acceptera la proposition de Ben.

Les membres du Gravepine célèbrent leur victoire. Leur article a permis à de nombreux membres de quitter La Vague et beaucoup de professeurs les ont remerciés de révéler au grand jour les “forces obscures” de ce mouvement. Comme d’habitude, Laurie est la dernière à quitter les lieux. Dehors, il fait nuit et les couloirs sont plongés dans l’obscurité. Elle a l’impression que quelqu’un la suit. Apeurée, elle essaie de quitter au plus vite ce lycée dans lequel elle ne se sent plus en sécurité.

David et Brian attendent que Laurie arrive sur le chemin pour la raisonner. Quand celle-ci arrive, Brian explique à David qu’il a intérêt à la convaincre, car ils ne rigolent plus maintenant. David se rend compte que son ami commence à ressembler à Robert.

David essaie de convaincre Laurie d’arrêter d’être contre La Vague. Il lui explique que ce mouvement a du bon. En constatant qu’elle s’obstine à vouloir s’opposer à La Vague, David sent monter la colère en lui et finit par la pousser violemment sur le sol. Il se rend compte qu’il a été trop loin. Il prend Laurie dans ses bras et s’excuse. Il prend conscience que si un mouvement est capable de le faire agir ainsi, alors ce mouvement n’est pas aussi noble qu’il le croyait. Brian descend lentement la rue avec la camionnette blanche.

Christy revient auprès de son mari en lui expliquant qu’il est en train de mettre sa carrière de professeur en jeu, ainsi que sa propre carrière. En effet, les professeurs sont persuadés que sa femme est de connivence avec lui. Elle lui demande d’arrêter cette expérience pendant qu’il est encore temps. En cherchant comment tout arrêter, il trouve une idée qu’il garde précieusement. Il assure à sa femme que le mouvement va prendre fin. La sonnette retentit. David et Laurie veulent parler à Monsieur Ross. Ils lui expliquent que le mouvement commence à devenir inquiétant. David confie au professeur qu’il a senti en lui une force qui l’a amené à pousser sa petite amie pour défendre La Vague. Ils leur expliquent qu’ils ont peur, qu’ils ne se sentent pas en sécurité. Le professeur comprend que l’expérience a marché et que les étudiants en ont tiré une leçon : peur, collaborations forcées, …
Il leur dit qu’ils n’ont pas à s’inquiéter. Il leur demande de lui faire confiance. Avant qu’ils ne partent, ils leur demandent s’ils ne connaissent pas deux personnes non-membres inconnus de La Vague, Laurie lui parle d’Alex Cooper et Carl Block.

Chapitre 16

Le principal explique à Monsieur Ross qu’il a mis le lycée sens dessus dessous. Son expérience nuit gravement à la pérennité de l’établissement. Monsieur Ross lui demande de lui laisser une journée et que d’ici ce soir, les choses changeront. Il lui promet que de cette expérience, les élèves en tireraient une grande leçon, sans doute la plus importante de leur vie. Le proviseur écoute le plan de Monsieur Ross et lui accorde le temps nécessaire tout en lui confiant que si l’histoire dégénère, il sera contraint de démissionner. Monsieur cherche à rencontrer Alex Cooper et Carl Block.

Lorsqu’ils sont dans la salle de cours, Monsieur Ross explique aux élèves qu’il compte organiser un meeting à 17 h pour tous les membres de La Vague. Il leur apprend que partout dans le pays, des professeurs ont créé des mouvements comme La Vague afin de faire le poids dans ce pays. Il se met alors à parler de tous les problèmes que le pays connaît et il leur confie qu’il est temps de métamorphoser ce pays par la discipline, la communauté et l’action. Il leur explique que ce meeting apparaîtra sur l’échelle nationale et que le leader et fondateur de La Vague prononcera un discours. David et Laurie pensent que leur professeur les a trahis, ils tentent de réveiller leurs camarades, mais ces derniers ont une confiance en leur “leader”. Monsieur Ross les amène chez le proviseur.
David et Laurie se sentent piégés, ils se rendent compte que même le proviseur a l’air complètement indifférent par rapport à la situation. Ils décident de ne pas aller en cours.

Ils se sentent seuls et pourtant cette histoire les a rapprochés plus que jamais. David se demande s’ils ont fait le bon choix. Laurie le rassure. Même si La Vague fait que les membres sont égaux, elle leur prive d’un atout non-négligeable, celui du libre-arbitre.
Au moment où il partage un moment calme et agréable dans un parc, Laurie se souvient de ce qu’ils ont visionné avant que La Vague ne commence à se former. David, qui pensait que cela ne pourrait jamais se réaliser, s’était trompé. Ils prennent conscience que l’histoire se répète dans leur propre lycée. Laurie décide de retourner au lycée pour voir ce leader national de La Vague.

Chapitre 17

Tout est prêt pour le meeting. Avant, ce genre de préparation aurait mis plusieurs jours, mais avec la force et la détermination de La Vague, cela n’avait mis que quelques heures. Christy rassure son mari avant qu’il n’entre en scène. Les écrans s’abaissent derrière lui laissant apparaître un fond bleu. Monsieur Ross assure que le leader national va apparaître sur les écrans puis il se tait. Il prend conscience que les élèves attendent un chef, une personne qu’ils suivront aveuglément. Au bout de quelques minutes, qui paraissent des heures, l’impatience entre en scène. Un élève s’insurge en doutant qu’il y ait vraiment un leader national. Il est raccompagné à la sortie par deux “gardes”. David et Laurie en profitent pour entrer. Monsieur Ross sort de son mutisme et assure qu’il y a un chef. À ce moment, apparaît Adolf Hitler. Il leur fait comprendre que lorsqu’ils ont visionné la vidéo, il n’était pas en mesure de leur apporter des réponses. Avec cette expérience, chaque lycéen doit se rendre compte que du temps d’Hitler, ils auraient tous été de parfaits petits Nazis. Prêt à troquer leur libre-arbitre contre un semblant d’égalité. Celle-ci s’est d’ailleurs transformée en une supériorité contre les non-membres où ils n’ont pas hésité à repousser ou à se battre contre leurs propres amis. Il leur fait prendre conscience que tout le monde est responsable de cet acte et qu’à l’avenir, il faut impérativement qu’ils choisissent leur libre-arbitre plutôt que de suivre aveuglément un leader ou un chef.

Monsieur Ross s’excuse également auprès de ses élèves. L’expérience est allée trop loin et il s’est plus ou moins conforté dans ce rôle de leader. Chacun devra donc tirer ses propres conclusions. Au fur et à mesure que les gens partent, abandonnant panneaux et bannières, David et Laurie remercient leur professeur et s’excusent de ne pas lui avoir fait confiance. Il leur explique que tout ça faisait partie de l’expérience. C’est leurs esprits critiques qui leur ont permis de s’extirper de cette propagande. Amy se rue vers Laurie tandis qu’Eric et Brian reviennent bredouilles auprès de David. Tous les cinq, ils repartent dehors.

Monsieur Ross entend les sanglots d’un élève, ce sont ceux de Robert. Monsieur Ross le complimente sur sa tenue et lui demande de le suivre pour manger un bout ensemble. Il lui explique qu’il doit lui parler de “deux trois choses”.

Présentation des personnages

Personnages principaux

Laurie Saunders est le personnage principal de ce récit. C’est une jolie jeune fille aux cheveux châtains coupés court. Elle est la rédactrice en chef du journal du lycée, Le Gravepine. Souriante et avenante, elle n’hésite pas à faire la pitre pour amuser sa meilleure amie comme on le voit lors du premier chapitre. C’est également une fille stressée qui ne cesse de mordiller ses stylos. Intelligente, elle a de très bons résultats scolaires. Elle regrette que sa meilleure amie et elle soit en perpétuelle compétition. Elle sort avec David Collins, un joueur de football américain de l’équipe du lycée. Très vite, elle se rend compte que La Vague représente une menace et elle décide de s’opposer à ce mouvement inquiétant, quitte à devenir l’ennemie de ses anciens camarades de classe.

Ben Ross est le professeur d’histoire du Lycée de Gordon High. Il est arrivé il y a deux ans avec sa femme. Il n’est pas habile avec les machines et ne s’explique pas les raisons de sa maladresse. C’est un professeur brillant et créatif qui sait rendre ses cours vivants. Quand il se lance dans ses cours, il s’y lance corps et âme, de même lorsqu’il essaie de comprendre les choses, sauf les machines qui représentent pour lui un mystère inexplicable. Quand il est concentré sur quelque chose, il est difficile de l’en extraire et de susciter son attention. Lors d’une séance de cours où ses étudiants visionnent un documentaire sur les violences subies par les Juifs durant la Shoah, il se rend compte qu’il n’a pas de réponses convenables à apporter aux questions de ses étudiants. Il se met alors progressivement à créer un mouvement. Si La Vague ne devait être qu’une expérience, très vite, il devient le leader. Il continue l’expérience jusqu’au bout au point de nourrir son ego. À de nombreux moments, il manque de se perdre mais arrive toujours à se rappeler le Pourquoi de la création de ce mouvement : apporter les réponses à ses élèves afin qu’ils en tirent un enseignement.

David Collins est le petit ami de Laurie Saunders. Ce grand et joli garçon joue arrière dans l’équipe de football américain du lycée. Il est également le capitaine de son équipe. Intelligent, il souhaite devenir ingénieur. Il a d’ailleurs pris les algèbres en option bien qu’il n’y connaisse pas grand-chose. Passionné d’informatique, il a monté un ordinateur lui-même. Il voit en La Vague un moyen de réunir l’équipe de football afin de leur donner la cohésion nécessaire pour gagner les matchs. S’il est persuadé que La Vague est une cause noble, il se met à en douter lorsqu’il pousse violemment Laurie lorsque celle-ci refuse d’arrêter de s’opposer à La Vague. Il prend alors conscience que ce mouvement est dangereux.

Amy Smith est une fille mince aux cheveux blonds et bouclés. Elle accompagne souvent sa meilleure amie dans la salle du journal pour fumer une cigarette. Elle aimerait tant trouver un petit copain dans l’équipe de football comme sa meilleure amie. Elle croit que La Vague lui permet d’être qui elle est vraiment. En effet, étant tous égaux, elle n’a pas besoin de se sentir en compétition avec quiconque et encore moins sa meilleure amie qu’elle jalouse secrètement depuis de nombreuses années.

Brian Ammon est le quaterback de l’équipe de football américain du lycée. Loin d’être un idiot, il semble s’amuser de ses piètres résultats. Lui, Eric et Brad, se laissent aller dans le Mouvement de La Vague. Toutefois, certains comme Brad trouve la situation ridicule mais, par peur ou par volonté de se conformer aux autres, il refuse de quitter le mouvement.

Robert Billings est le souffre-douleur de la classe. Ses camarades le trouvent bizarre. Il vit dans l’ombre de son frère, Jeff Billings, un garçon intelligent et très populaire lorsqu’il était au lycée. C’était le lanceur star du championnat de baseball. Depuis, il étudie la médecine tout en étant dans l’équipe réserve des Baltimore Orioles. Voyant ses médiocres résultats, les parents de Robert ont réalisé un test de Q.I. sur leur enfant afin de vérifier s’il n’est pas attardé. Ils se sont rendu compte qu’il avait un Q.I. parfaitement normal. La Vague lui donne l’occasion de trouver sa place. Il fait partie de quelque chose de plus grand que lui. Il devient très vite dépendant de ce mouvement. Avec cette pseudo-égalité, il est accepté par les autres et il n’est plus le souffre-douleur de la classe. Il prend son rôle très au sérieux au point de devenir le garde du corps de Monsieur Ross. Il souhaite éliminer tous les non-membres ainsi que toutes les personnes qui pourraient détruire ce mouvement qui lui a permis de reprendre sa vie en main.

Les personnages secondaires

Monsieur Saunders est le père de Laurie Saunders. C’est un homme qui dirige un département d’une société de fabrication de semi-conducteurs. Pour évacuer le stress de son travail, il s’adonne au golf. Il juge l’expérience de Monsieur Ross comme une entreprise fort intéressante. Il s’entend très bien avec le petit copain de Laurie, David Collins, car dans sa jeunesse, il avait fait également partie de l’équipe de football. Très vite, il comprend que La Vague prend une tournure inquiétante et il demande à sa fille de faire attention.

Midge Saunders est la mère de Laurie Saunders. C’est une personne à la fois intelligente et observatrice. Elle dirige presque toute seule la Ligue des Électrices du comté et dispose d’une vision politique qui est très souvent sollicitée. À la différence de son mari, elle ne voit pas l’expérience de Monsieur Ross comme quelque chose de positif. Pour elle, c’est dangereux que les étudiants ne pensent pas par eux-mêmes.

Carl Block est le reporter d’investigation du Gravepine. C’est un garçon blond assez grand et mince. Alex Cooper est le critique musical du journal. Il est brun et trapu. Tous les deux sont très paresseux toutefois, ils aideront Laurie à écrire un article contre La Vague.

Elaine Billings est la mère de Robert, c’est également une très bonne amie de Midge Saunders, la mère de Laurie. Elle est heureuse de voir son fils transformé

M. Gabondi est professeur de français au Lycée. C’est un petit homme basané et trapu qui est toujours en sueur, et ce, même lorsqu’il fait froid dehors. Sa voix monotone ennuie les élèves.

Norm Schiller, le professeur de biologie qui entraîne également l’équipe de football du lycée. Si au début, il semble enthousiaste face à l’expérience menée par son collègue, il devient sceptique quand il s’aperçoit que son équipe ne gagne pas. Il en conclut que le travail est important.

M. Owens est le proviseur de l’établissement. C’est un homme imposant qui mesure plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Bien qu’il soit chauve, il lui reste quelques touffes de cheveux au-dessus de ses oreilles.

Christy Ross est la femme de Ben Ross, c’est la professeur de chant et de musique du lycée. Très maternelle avec son mari, elle lui demande s’il est conscient de ce qu’il fait avec ses étudiants. Elle avertit son mari, à plusieurs reprises, sur la tournure inquiétante que prend La Vague. Elle finira par lui faire entendre raison afin qu’il arrête définitivement cette expérience.

Deutsh est un élève de troisième, c’est le quarterback remplaçant. Il rêve de remplacer Brian.

Analyse de l’oeuvre

Un mouvement qui touche presque tout le monde

Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir”, cette citation d’Aimé Césaire s’inscrit parfaitement dans le cadre de cette œuvre de Todd Strasser. Si la montée du fascisme et des horreurs nazis de 39-45 peuvent nous paraître lointaines, il ne faut pas oublier à quel point il ne suffit d’un rien pour que le passé revienne nous hanter. C’est exactement ce qu’illustre La Vague. Tout part d’une expérience amusante et progressivement, les choses vont dégénérer. Dans cette œuvre, le professeur d’histoire réalise cette expérience pour que les élèves puissent obtenir eux-mêmes leur propre réponse. En effet, face à ces abominations et cette cruauté du régime Nazi, nous ne sommes pas capables de nous rendre compte du contexte de l’époque. Il faut le vivre pour comprendre. Par ailleurs, les réponses ne peuvent être apportées étant donné qu’elles sont intrinsèquement liées au sujet qui vit cette expérience. Ainsi, Laurie s’étonne de voir certains de ses amis comme David ou Amy, qui sont des personnes intelligentes, plongeaient la tête la première dans ce mouvement, et ce, sans se poser de questions. Pour une pseudo-égalité, ils sont prêts à se déposséder de leur libre-arbitre. Laurie se retrouve donc à devenir l’ennemie de ses amis et trouve des alliés inattendus auprès de ses camarades du journal, Alex et Carl. Finalement, ce qui sauve Laurie, c’est son esprit critique alerté par le scepticisme de sa mère quant à cette expérience qu’elle trouvait si merveilleuse au départ.

Un mouvement qui n’a pas que du mauvais, mais à quel prix ?

La Vague n’a pas que du mauvais. En effet, elle permet à Robert de se prendre en main. Elle permet aux élèves d’être plus disciplinés et de réussir leurs apprentissages en étant plus soignés sur leurs études. Étant donné que La Vague prône l’égalité, les groupes se brisent : plus personne n’est solitaire, plus personne n’est populaire, tout le monde est pareil. Toutefois, cette conformité à un prix : le libre-arbitre. Si les élèves sont plus disciplinés et progressent dans les questions réponses, ils ne font que “recracher bêtement ce qu’ils ont appris” sans esprit d’analyse. Ils ne sont plus capables de penser par eux-mêmes, ils ont besoin d’un chef, quelqu’un qui pourra les guider.

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