Littérature

Emile Zola, La Bête Humaine : résumé, personnages et analyse

Ecrit par lesresumes
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Résumé de La Bête Humaine d’Emile Zola

Publié en 1890, la Bête humaine est le dix-septième volume des Rougon-Macquart. Cette œuvre tardive est le fruit de l’assemblage d’un roman sur l’univers ferroviaire et d’un roman qui concerne la justice, un fait qui n’était pas du tout dans le dessein original d’Émile Zola. Il s’agit d’un critique de la société de son temps, sur des fonds de bouleversement engendré par la modernité. C’est également une perspective sur la nature humaine, plus précisément sur l’animalité résidant au cœur de chaque humain. Le roman sert notamment de tribune à l’auteur afin de dénoncer l’époque de décadence singulière de la fin du Second Empire.

Résumé chapitre par chapitre

Chapitre I

En voyage à Paris, le sous-chef de gare au Havre, Roubaud, tente de se justifier après avoir été dénoncé injustement par un usager. Séverine, sa femme, est aussi avec lui et en a profité afin de faire des emplettes. Ils séjournent dans un petit appartement de mère Victoire, la nourrice de Séverine. Roubaud apprend par sa femme que le président de la compagnie de chemin de fer de l’Ouest, Grandmorin, l’avait violée lorsqu’elle avait seize ans. Enragé et très jaloux, il la frappe violemment et décide de tuer le protecteur de sa femme en la forçant à rédiger une lettre d’invitation.

Chapitre II

Jacques Lantier, un mécanicien de 26 ans sur la ligne Paris-Le Havre, vient parfois chez sa marraine Phasie Misard. Cette dernière habite dans un logement de fonction du garde-barrière de La Croix-de-Maufras. La tâche de garde-barrière étant confiée à Mr Misard et leur fille Flore. Après son mariage, Phasie a préservé pour elle 1 000 francs qu’elle refuse catégoriquement de partager à Misard. Elle soupçonne alors son époux de l’empoisonner afin de s’emparer du magot. De son côté, Flore est une fille farouche de 18 ans, pourvue d’une force d’homme et qui refoule les avances de ses soupirants. Elle a quand même fini par tomber amoureuse de Jacques qui n’a d’yeux que pour sa locomotive.

Alors qu’il possède Flore, le jeune homme ressent une pulsion meurtrière et pour ne pas la tuer, décide de s’enfuir. À ce moment, il pense apercevoir un meurtre se dérouler dans le train qu’il conduit couramment. Il rencontre donc Misard qui lui communique qu’un cadavre a été découvert non loin de la voie. Il s’agit du corps sans vie du président Grandmorin. Il a reçu de nombreux coups de couteau sur le cou.

Chapitre III

Le lendemain matin, Roubaud fait comme si rien ne s’était passé et reprend son service. De plus en plus nerveux, il attend impatiemment la dépêche qui annonce le crime. Au dépôt des machines, il retrouve le chauffeur Pecqueux, époux de Victoire, et Philomène Sauvagnant son amante. Cette dernière rend visite à Mme Lebleu, dont l’époux est caissier pour la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, est aussi voisin de palier des Roubaud.

Vers 9 h 30, une dépêche annonce le meurtre et tout le wagon est contrôlé. Comme ils ont voyagé dans le train, les Roubaud témoignent auprès du commissaire et de la foule. Roubaud relate sa rencontre fortuite avec le président, mais confirme ne pas savoir ce qui s’est ensuite produit. Bien évidemment, sa femme confirme ses dires de manière mécanique. À cet instant, Jacques arrive et affirme avoir été témoin du meurtre, mais ne reconnaît pas le tueur.

Chapitre IV

Chargé de l’affaire, Denizet, juge d’instruction, convoque quelques témoins après avoir fait arrêter un homme nommé Cabuche. Ce dernier a pour amie la fille des Misard, Louisette, qui aurait été violée et violentée à mort par Grandmorin. Il soupçonne quand même les Roubard comme les véritables coupables à cause de la maison de la Croix-de-Maufras que leur a laissée le président.

Le juge entend en premier lieu les Lachesnaye (fille et beau-fils de la victime) et Mme Bonhenon (sœur de la victime), à propos des maîtresses du président, de la dépêche et de l’histoire de Cabuche et Louisette. Il entend ensuite Jacques et l’interroge sur le signalement du meurtrier. Il invite donc les Roubaud à entrer, en demandant à Jacques de rester.

Pendant l’interrogatoire, Lantier est de plus en plus certain que Roubaud est le meurtrier, cependant, il reste muet en remarquant le regard que lui lance Séverine. Le juge d’instruction les fait attendre dans une autre pièce et demande à Cabuche d’entrerafin de lui faire avouer. Pendant la confrontation, Roubaud approuve une similitude avec le meurtrier. Il a le pressentiment que le mécanicien sait tout et lui demande d’accompagner sa femme dans la capitale.

Chapitre V

Séverine débarque à Paris, confiée à la bonne amitié de Lantier afin de resserrer les liens et d’agir sur lui. Elle se rend chez le ministre Camy-Lamotte afin d’éviter le renvoi de Roubard et d’acquérir des renseignements, puisque tous les deux sont rongés par l’incertitude. Cependant, en arrivant chez le ministre, elle voit Denizet y entrer. Secouée, elle hésite à y aller, puis finit par sonner.

Pendant l’entretien, Camy-Lamotte a la certitude que c’est elle qui est l’auteur de la lettre trouvée dans les papiers de Grandmorin. Les mots qu’elle rédige à sa demande le lui certifient. Séverine a également compris la situation. Il lui dit de repasser plus tard afin de lui faire part de sa décision. Une fois seul avec le juge, le ministre hésite sur le parti à prendre, à cause des répercussions politiques de l’affaire.

Il décide de protéger les Roubaud et offre une promotion à Denizet afin que l’homme de loi soit de son côté. Pour faire passer le temps, Séverine se promène dans les rues de la capitale avec Lantier qu’elle décide de séduire.

Chapitre VI

Après un mois, la vie à la gare retrouve son cours monotone et habituel. Sentant que sa femme devient de plus en plus distante, Roubaud invite régulièrement Jacques à manger chez eux. Bien sûr, cela accroît le fossé entre les deux époux. À fil du temps, Jacques et Séverine se rapprochent et se rencontrent dans des lieux cachés de la gare.

Mme Roubaud a pu résister jusqu’au moment où, un soir d’orage, elle se donne à son amant dans l’entrepôt. D’abord à l’extérieur et ensuite chez les Roubaud, leur relation devient de plus en plus tendre sans que le mari semble s’inquiéter de quoi que ce soit. À cause de problèmes d’argent et d’endettements, l’équilibre du couple est plus perturbé qu’avant.

Chapitre VII

Un vendredi, la neige a recouvert la Normandie. Conduit par Pecqueux et Jacques, l’express Le Havre-Paris quitte la gare, et Séverine est parmi les passagers. À cause des mauvaises conditions météorologiques, la machine se retrouve bloquée dans la neige, ce qui suscite l’inquiétude des passagers. Après déblayage, Jacques réussit à faire démarrer la Lison. Mais dans une tranchée à Croix-de-Maufras, la locomotive s’arrête définitivement dans le grand froid. Un des conducteurs est alors envoyé pour chercher du secours à Barentin. Après avoir entendu le signal de détresse émis par le train, Misard, Flore et Ozil arrivent le long du talus. Flore reconnaît tout de suite Séverine qu’elle voit passer dans la Lison tous les vendredis.

Avec certains voyageurs, Séverine est invitée à se réchauffer chez les Misard. Entre temps, les hommes tentent de débloquer les voies. Plus tard, Lantier débarque à son tour chez Phasie qu’il trouve encore plus malade qu’avant. Elle lui dévoile qu’elle sait maintenant comment son époux l’empoisonne par le sel. Pensant être seuls, Jacques et Séverine s’embrassent, mais Flore les surprend et ressent une vive colère. Des heures plus tard, l’express repart et fonce vers Rouen.

Chapitre VIII

Le train arrive enfin à Paris, très tard. Séverine envoie une dépêche à son mari pour le prévenir qu’elle ne rentrera au Havre que le lendemain soir. Comme il dispose d’un autre lit où coucher en ville, Pecqueux propose donc à Mme Roubaud de loger chez lui. Sur les instances de Lantier, elle finit par accepter. Vers minuit, l’amant arrive et après avoir mangé, tous les deux font l’amour dans le noir.

Emplie de bien-être, Séverine commence à relater à Jacques le déroulement du meurtre de Grandmorin. Le mécanicien est fasciné par le récit et demande les détails sur les sentiments de sa bien-aimée pendant le crime. Quand celle-ci s’endort enfin, Jacques est pris d’un grand désir de tuer et ne trouve pas le sommeil. Pour protéger sa maîtresse, il décide de quitter l’appartement et part à la quête d’une victime dans la rue. Bien qu’il repère plusieurs femmes, il ne passe pas à l’action et retrouve Séverine qui lui affirme qu’elle l’aime.

Chapitre IX

À cause de jeux, Roubaud perd encore plus d’argent et finit par dilapider l’argent issu du crime, que le couple a caché sous la latte du parquet. Séverine s’en rend compte et ressent une grande colère. Désormais, elle et son amant se rencontrent assez librement.

Toutefois, Lantier change et se montre de plus en plus distant avec Séverine qui s’en alarme et ne comprend pas ce qui se passe. Un jour, le mécanicien lui déclare qu’un de ses anciens camarades de classe lui a fait une proposition. Cet ami doit rejoindre New York et a besoin d’un collaborateur mécanicien qui devra apporter une trentaine de mille francs. Bien qu’il ait refusé, cette initiative d’exil fait, en revanche, rêver Séverine qui trouve une solution au souci d’argent. Ils doivent se débarrasser de Roubaud pour que ce projet devienne une réalité. Elle n’hésitera pas à vendre la maison de la Croix-de-Maufras et ils utiliseront l’argent pour s’enfuir. Le couple organise son meurtre par Lantier, mais au moment de passer à l’acte, celui-ci est paralysé. Roubaud poursuit alors tranquillement sa ronde de nuit dans la gare.

Les Roubaud déménagent dans l’appartement qui leur était destiné pendant la prise de fonction du mari. La relation entre les deux amants est désormais plus tendue, l’assassinat raté planant encore au-dessus d’eux.

Chapitre X

Un jeudi soir, tante Phasie meurt. Ses yeux demeurent ouverts et sa bouche est immobilisé en un sourire narquois. Entre temps, Misard cherche l’argent qu’elle a laissé avec beaucoup d’acharnement, mais en vain. À peine attristée du décès de sa mère, Flore est à son émoi en guettant le passage de l’express où se réunissent tous les vendredis Lantier et Séverine. Toujours obsédée par sa jalousie, elle a décidé, une semaine plus tôt, de tuer les amants.

Elle prévoit dégrader les voies afin d’engendrer le déraillement de la locomotive, mais au dernier moment, elle retrouve Cabuche qui l’empêche de réaliser son plan. À la dernière minute, elle trouve une solution en mettant les chevaux et la carriole de Cabuche sur la voie. Pour cela, elle fait partir ce dernier en l’incitant à se rendre au chevet de sa mère.

La Lison arrive à toute vitesse et percute violemment l’attelage. Les dégâts sont épouvantables : l’express est broyé et le nombre de morts et de blessés est important. Toutefois, Séverine est sauve et quand Flore s’en aperçoit, elle se rend compte de toute l’horreur de son acte. Elle se met à chercher Jacques dans les décombres et le fait sortir avec acharnement. Il est toujours en vie, mais a perdu connaissance. On le transporte alors dans la demeure de Séverine à la Croix-de-Maufras.

Une enquête est alors ouverte afin de déterminer les causes de l’incident. Entièrement accablée par le poids de sa responsabilité ainsi que par l’échec de son plan, Flore décide de mettre fin à ses jours en se jetant sous un train.

Chapitre XI

Séverine installe son amant dans sa maison et prend soin de lui. Peu à peu, Lantier se remet et apprend le suicide de Flore par sa maîtresse et Cabuche. Tous les jours, il voit Misard qui a repris son poste et découvre également l’amour flatteur de Cabuche pour la jeune femme. Un soir, il décide donc de l’interroger. Elle nie avoir couché avec Cabuche ou Dauvergne, mais avoue avoir le désir de recommencer ailleurs, puisqu’avec lui, elle n’a plus rien à attendre.

Sans savoir réellement pourquoi, Séverine est angoissée et sent qu’un danger la guette. Ce danger, c’est justement la pulsion envahissante de Lantier de la tuer. Un soir, ne pouvant plus contrôler ses envies, il passe à l’acte en égorgeant sa maîtresse.

Lorsqu’il était dans le jardin, Cabuche aperçoit une silhouette prendre la fuite et par curiosité, il pénètre dans la demeure. Il se retrouve nez à nez avec le corps sans vie de Séverine, et le prend dans ses bras. À cet instant, Roubaud arrive par le train à la suite d’un piège tendu par les amants qui souhaitaient définitivement se débarrasser de lui. Accompagné de Misard, il entre dans la pièce.

Chapitre XII

quelques mois après les faits, Lantier commande sa nouvelle machine. Cabuche a été arrêté et en même temps, il est accusé de l’assassinat de Grandmorin. En effet, on a découvert la montre du président chez lui, une montre qu’il a volée dans les affaires de Séverine. Le mari de cette dernière est également arrêté. Il est soupçonné de s’être servi de Cabuche afin d’arriver à ses fins. Roubaud finit par raconter la vérité : il a assassiné Grandmorin, mais n’a rien à voir dans le meurtre de sa femme. Carry-Lamotte détruit la lettre de Séverine pour président, preuve de l’implication du couple.

À la suite du procès, Cabuche et Roubaud sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Pecqueux et Jacques se disputent, car celui-ci et Philomène entretiennent une relation. Le mécanicien l’a fait afin de savoir si sa pulsion meurtrière reviendrait. Mais non.

De son côté, Misard n’a toujours pas découvert l’argent caché par Phasie. Il s’est ensuite marié et espère tirer profit des biens de sa nouvelle épouse.

Pecqueux, entièrement ivre, et Jacques prennent les commandes d’un convoi transportant des soldats français vers le Rhin. Après une querelle, les deux hommes en viennent aux mains et finissent par s’entraîner par-dessus bord. Hachés par les roues, on les retrouvera décapités et sans pieds. Leurs troncs encore sanglants se serraient, comme pour s’étouffer.

Au milieu de la nuit, la locomotive s’enfonce à toute vitesse, sans aucun conducteur.

Les personnages principaux

Roubaud

Sous-chef de la gare du Havre et époux à la fois amoureux et impulsif, il devient l’assassin de Grandmorin par jalousie. À la suite d’un meurtre rapidement exécuté, il tombe dans une décadence profonde : alcool, sentiment de culpabilité, jeu, apathie, jusqu’au désintérêt total de sa propre personne et étonnamment de sa femme.

Séverine Roubaud, née Aubry

Victime de Grandmorin dans son adolescence, elle devient la complice de l’assassinat de celui-ci. Son mari devenu odieux, elle décide de le faire tuer par son amant. Bien qu’elle ne soit pas belle, elle a cependant du charme et sait acquérir la protection des hommes qui sont plutôt séduits par sa fragilité et ses faiblesses.

Jacques Lantier

C’est le Rougon-Macquart du livre. Second fils de Gervaise Macquart (l’Assommoir), il est ajouté à la généalogie familiale par l’auteur pour les besoins de l’œuvre. En effet, Zola estime que ni Claude Lantier (Le Ventre de Paris, L’Œuvre) ni son frère Étienne (Germinal) n’ont pas l’attribut idéal pour personnifier le héros de La Bête humaine. Salarié méritant, sérieux et connaissant son défaut meurtrier, tente de l’oublier par la passion exorbitant qu’il ressent pour la Lison. Malgré lui, il devient le faux témoin et l’amant de Séverine, puis devient son complice et ensuite son meurtrier. Il se soustrait du pire avec sa cousine Flore.

Flore

Bien qu’elle soit la cousine de Jacques, elle l’aime en cachette depuis des années. Elle est à la fois puissante, belle et sensible comme un cheval et inébranlable comme une vierge. Quand elle s’abandonne à Lantier, celui-ci est rembarré par une rechute de sa pulsion. Trahie par son cousin, elle ne retient plus sa colère après la mort de sa mère et décide de supprimer Lantier et Séverine.

Grandmorin

Bel homme, bourgeois, c’est également le suborneur de Louisette et de Séverine. Recueillie par Cabuche, cette première finira par mourir de honte. Le président essaie d’indemniser cette affaire en proposant sa protection aux Roubaud, puis en lui offrant la maison où Séverine mourra en héritage.

Denizet

Chargé du meurtre du président, le juge Denizet s’aveugle en suivant ses certitudes personnelles et ne réussit pas à démêler l’assassinat de Grandmorin. Il exerce une justice de rang et se couche en évitant de causer un déshonneur dans la bonne société, en condamnant un innocent.

Pecqueux

Chauffeur et contrepoint de Lantier, Pecqueux est un homme assez matérialiste, coureur, gourmand, fainéant, ivrogne, mais dévoué à la Lison.

Cabuche

Témoin des ignominies du président avec Louisette et spectateur des meurtres et des catastrophes ferroviaires, Cabuche symbolise la franchise, le bon sens et l’instinct, souvent ironisés par la société.

Analyse de l’œuvre

Le XIXe siècle est marqué par les révolutions industrielles. Quand Zola écrit La Bête humaine, le monde assiste à l’explosion du train. Selon l’auteur, le fonctionnement de la locomotive est identique à celui de la composition romanesque. Dans son œuvre, Zola croise également trois voies afin de les faire arriver vers un même dénouement : l’hérédité criminelle plongeant ses racines dans le passé, la modernité technique qui mène au futur et la dénonciation du système judiciaire. Le réseau ferroviaire sert aussi l’allégorie de l’hérédité, thème fondamental de la série des Rougon-Macquart.

Lantier est une nouvelle figure en marge à laquelle l’écrivain s’attache. Il vient matérialiser le côté maudit de la famille, l’empreinte pathologique, du lest héréditaire issus d’Adélaïde Fouque, l’ancêtre commune aux Rougon-Macquart. Ainsi, le sang coulant dans le réseau fermé des veines de Jacques Lantier est comme la ligne Paris-Le Havre. Le jeune homme est un tueur-né et l’auteur s’en sert afin d’analyser la faillite de la volonté, du moi, pris dans la brutalité des pulsions.

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A propos de l'auteur

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