Littérature

Emile Zola, Au Bonheur des Dames : résumé chapitre par chapitre et analyse

Ecrit par lesresumes
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Résumé chapitre par chapitre

Chapitre 1

L’histoire s’ouvre sur l’arrivée de la fratrie, trois orphelins, Denise Baudu vingt ans, et ses deux frères âgés respectivement de seize et cinq ans, à Paris. Initialement destinée à travailler dans le magasin de son oncle, Denise est amenée à postuler pour Au bonheur des dames, le magasin situé en face de celui de son oncle, en raison de la situation économique précaire de ce dernier. Dès lors, l’histoire du magasin est peu à peu dévoilée.

Le propriétaire du Au bonheur des dames, Octave Mouret, se met en devoir de faire de l’ombre aux petits commerces de quartiers. Il les absorbe lentement, mais sûrement, au grand dam de Monsieur Bardu. Au travers de ce premier chapitre, le lecteur comprend immédiatement l’intention de l’auteur, qui est de parler de la relation conflictuelle qui se déroule entre les petits commerces et les grands magasins.

Chapitre 2

Le chapitre 2 relate l’épisode où Denise décroche un emploi au Au bonheur des dames. A priori, les chances de se faire engager étaient minces, pour la provinciale. Son apparence physique ainsi que son arrivée quelque peu en avance ne jouaient pas en sa faveur. Néanmoins, Mouret, décelant en elle un certain charme, décide finalement de l’embaucher.

Le chapitre 2 dresse notamment le portrait du propriétaire du Au bonheur des dames. Il accentue particulièrement ses efforts sur la description du mode de fonctionnement de Mouret

Chapitre 3

Mouret se rend chez Henriette Desforges, sa maîtresse, en vue de rencontrer le Baron Hartmann, un investisseur. L’entrain des clientes potentielles devant quelques pièces en dentelles, vient à bout des réserves initiales de ce dernier, qui décide d’investir dans l’affaire.

Chapitre 4

Le chapitre 4 raconte le premier jour de Denise au Au bonheur des dames. La jeune femme est affectée au rayon confections. Ses collègues la ridiculisent à cause de son allure générale. De plus, elles se refusent à lui donner une chance de réaliser d’importantes ventes, et la relèguent à des tâches ingrates. Elles se moquent d’ailleurs ouvertement de Denise lorsque celle-ci rate la vente d’un manteau. Cependant, le chiffre d’affaires de l’après-midi contente grandement Mouret.

Chapitre 5

La situation de Denise est peu enviable. D’une part, ses collègues la persécutent ; d’autre part, elle est obligée de redoubler d’effort en vue d’éponger les dettes de son frère et la pension de son plus jeune frère. Elle reçoit deux conseils : des conseils vestimentaires de la part de Mouret ; celui de se prendre un amant, de la part de son amie Pauline. D’abord réticente, l’idée finit par séduire Denise.

Le chapitre 5 tourne autour de la situation amoureuse de Denise. Elle s’amourache d’Hutin, un vendeur doué de galanterie, qui la méprise derrière son dos. Ensuite, elle rejette la confession de Deloche, un commis du Au bonheur des dames. Enfin, le lecteur apprend l’appréhension et la jalousie de Mouret à l’idée que Denise se trouve réellement un amant.

Chapitre 6

Des rumeurs circulent entre les murs du magasin : Denise entretiendrait une relation amoureuse avec un Homme, son frère Jean, et élèverait un enfant, son autre frère Pépé. Devant les demandes croissantes d’argent de la part de Jean, Denise est contrainte à cumuler un second emploi dans une confection de nœuds de cravate. Dépité et amer suite au rejet de Denise, l’inspecteur Jouve décide de renvoyer Denise. Cette dernière avait dans l’idée d’éclaircir le malentendu relatif à ses frères avec Mouret ; mais change finalement d’avis. Lorsque Mouret est averti de la décision, il s’énerve contre Bourdoncle et souhaite réintégrer Denise dans l’équipe mais renonce également à l’idée.

Chapitre 7

La situation financière de Denise est désastreuse au point qu’elle envisage la prostitution. Bouras, le fabriquant de parapluies prend pitié et l’embauche. En 1866, elle trouve un nouvel emploi dans la boutique de Robineau, un ancien collègue, lui aussi licencié. Ce petit magasin ambitionnait de concurrencer Au bonheur des dames ; cependant, lorsque Mouret décide lancer la guerre des prix, le petit commerce se retrouve incapable de rivaliser. Denise prend le parti du grand magasin qu’elle estime détenir le futur.

Au printemps, c’est au tour de Bourras de se dresser contre Mouret : ce dernier l’ayant offensé en lui proposant de racheter son bail. L’été suivant, Mouret et Denise se croisent au détour d’un hasard. Le propriétaire du Au bonheur des dames est impressionné par la connaissance dont Denise fait preuve au regard de la situation de lutte entre petits commerces et grands magasins. Il souhaite la réembaucher. Il lui confie ainsi la mission de transmettre à Bourras une offre de rachat ; qui sera également refusée. Denise et son oncle renouent par la suite.

Chapitre 8

L’expansion du Au bonheur des dames nuit grandement aux petits commerces. L’oncle de Denise est contraint de mettre sa maison de Rambouillet en vente. Robineau, au bord de la faillite, n’est plus en mesure de rémunérer la jeune femme. De ce fait, elle décide d’accepter l’offre d’emploi de Mouret. Au magasin, Denise apprend une nouvelle qui éveille sa jalousie : Mouret possède une amante, Clara. Denise tente alors de convaincre Colomban à retourner auprès de Geneviève. La situation s’envenime : Les Baudu estiment Au bonheur des dames responsable de leur malheur. En effet, le magasin leur a privé de leur clientèle ainsi que de certains membres de leur famille (Colomban et Denise).

Chapitre 9

En mars 1867, un nouveau rayon est créé au bonheur des dames. C’est un succès retentissant. Mme Desforges se rend au magasin, s’enquérir du “caprice de Mouret”. Malgré les renseignements de Mme Marty qui désignent Clara comme l’amante de Mouret, Mme Desforges comprend immédiatement l’attrait qu’exerce Denise sur le propriétaire du Au bonheur des dames. Pour venter sa colère, elle fait tourner la jeune femme en rond dans le magasin. Denise est promue au rang de seconde vendeuse du rayon confection. Mouret lui fait des avances qui parviennent à troubler la jeune femme. Néanmoins, l’arrivée de Bourdoncle vient à bout de l’atmosphère.

Chapitre 10

En août, Mouret lance une invitation à diner à Denise. Cependant, au vu de ses sentiments sincères envers son patron, Denise décline. En effet, elle désire une relation exclusive avec lui.

Chapitre 11

Mme Desforges échafaude un stratagème pour humilier Denise. Elle organise une rencontre entre  Bouthemont, Mouret, Denise et elle-même. Toutefois, son entreprise échoue : Mouret prend le parti de Denise, licencie Bouthemon, et rompt avec Mme Desforges.

Chapitre 12

En 1868, de nouveaux travaux d’extension sont entamés. L’emprise grandissante de Denise sur Mouret rend Clara et Bourdoncle envieux. Clara se met en tête de séduire Colomban tandis que Bourdoncle se met en devoir de discréditer Denise. Mouret est d’un tempérament jaloux ; ainsi, Denise envisage de quitter le magasin. Pour la retenir, Mouret la promeut première vendeuse aux costumes pour enfants. Au terme d’une discussion avec Pauline, Denise se rend compte, qu’elle souhaite épouser Mouret.

Chapitre 13

Geneviève, le cœur brisé à la suite de sa séparation d’avec Colomban, décède. Les petits commerçants se jettent sur ce prétexte afin de démarrer des manifestations à l’encontre du grand magasin. Denise, rongée par la culpabilité, parvient à  des compensations financières pour les faillites de Bourras et Baudu. Robineau, pris de désespoir, tente de se suicider. Bourras se retrouve à la rue. Madame Bardu, minée par le chagrin se laisse mourir. Monsieur Bardu, accablé, se réfugie dans une maison de retraite.

Chapitre 14

Le succès de Au Bonheur des dames est sans conteste. Le mois de février est d’ailleurs marqué par l’inauguration d’un nouveau magasin de l’enseigne. Denise décide de s’en aller afin de faire taire les rumeurs d’une union entre Mouret et elle. Mouret propose cependant à Denise de l’épouser, au moment où celui-ci confirme le succès phénoménal de son entreprise au travers de la recette du magasin. Denise hésite, puis accepte la demande en mariage.

Analyse de l’oeuvre

Au Bonheur des Dames, écrit par Émile Zola, et publié en 1883, aborde le thème du capitalisme au travers d’une incursion dans l’univers des grands magasins. L’auteur mêle habilement une histoire sentimentale aux grands chamboulements que cette innovation du Second Empire entraîne fatalement. D’ailleurs, en vue d’ajouter un soupçon de réalisme au roman, Émile Zola crée le personnage de Mouret sur la base du co-fondateur des Grands Magasins du Louvre, Auguste Hériot.

L’histoire se passe entre l’année 1864 et 1896. Elle plonge les personnages dans un contexte de grands changements pour les commerçants. Au fil des pages, le lecteur est confronté à la fascination que le magasin exerce sur Zola. Il est à noter que l’auteur associe son succès démesuré à celui du capitalisme. Du point de vue de l’auteur, malgré les conséquences néfastes des chaines de magasins sur les petits commerces, leur réussite coule de source. Dans le roman, Zola a à cœur d’appliquer les principes du Darwinisme relatifs à la survie du plus fort. En effet, suivant l’ordre naturel, les plus forts (le grand magasin) sont destinés à régner malgré des conditions de travail peu enviables. Les plus faibles (les petits commerces) sont amenés à disparaître (en faisant faillite).

Au Bonheur des Dames retrace finalement l’épopée capitaliste, dès ses premiers jours, au dix-neuvième siècle, à travers une romance au dénouement étonnamment heureux.

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A propos de l'auteur

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